Lectures, Romans

Les Dames à la Licorne

Les livres sont des portes vers le monde du rêve ; des portails vers l’imaginaire qui nous permettent de voyager en esprit dans des contrées fantastiques…

Tout le monde connaît des livres qui lui permettent de s’évader dans des pays magiques, loin du monde réel, ou de vivre des expériences incroyables, simplement en restant enfoncé dans son fauteuil avec son chat ou bien blotti dans son  lit…

Les Dames à la Licorne fait partie de ces ouvrages un peu magiques.

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Connaissez-vous Barjavel ? La plume de cet auteur est enchanteresse, d’une poésie et d’un lyrisme hors pair. Ce style n’y est certainement pas pour rien dans la magie de ce livre : il esquisse le portrait d’un monde féérique, gouverné par l’amour, la tendresse et nous laisse entrevoir que, derrière la plus prosaïque réalité, se cache souvent de la magie. Même nous, nous oublions cela, au quotidien : d’ouvrir les yeux. Ce simple geste peut métamorphoser notre quotidien en une incroyable expérience, amener à une redécouverte de la banalité chaque jour, à tel point qu’elle en devient extraordinaire…

Ici, Barjavel nous embarque dans un récit fantastique au fond de vérité : l’histoire qu’il nous compte est celle des ancêtres d’Olenka de Veer, la jeune femme avec qui il a co-écrit ce livre. Nous voyageons alors en Irlande, sur les traces des Plantagenêt, voguons de légende en légende. Depuis le mariage du Duc Foulques le Roux avec une mystérieuse jeune femme, la famille d’Olenka de Veer aurait une licorne pour ancêtre…

 » La licorne s’arrêta et se retourna. Le Roux sur son cheval, immobile, la regardait. Le soleil flambait à travers ses cheveux. Il vit les yeux bleus de la licorne pâlir et tout son corps devenir clair comme le croissant de lune qu’on devine au milieu des jours d’été dans le ciel. Puis elle s’effaça entièrement, et Foulques ne vit plus devant lui que la montagne d’or des genêts.
À côté de lui, à le toucher, se tenait, sur un cheval couleur de miel, une fille de même couleur. Ses cheveux lisses tombaient jusqu’à sa taille sur sa robe de lin. Ses yeux étaient bleus pailletés de roux. Elle lui souriait. « 

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Irlande magnifiée, Irlande magique, Irlande verte et puissante. Cet ouvrage est définitivement une ode à ce pays-martyr et passionné. Nous passons du Moyen-Âge à la fin du XIXème siècle, toujours sur les traces d’une même famille, suivant son évolution, ses aventures et pérégrinations…jusqu’à faire connaissance avec les filles de Sir John Greene, descendant lointain de Foulques Ier d’Anjou. Ces cinq sœurs, vivent dans un manoir isolé, sur une île mystérieuse. Griselda, la plus jeune, a la tête emplie de rêves, d’illusions… Il s’agit principalement de son histoire qui sera développée dans le livre, même si celles de ses sœurs ont aussi leur importance dans la trame générale de l’histoire : leurs destinées sont entremêlées à celle de l’île qui les abrite.

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Entre histoire d’amour sur fond de luttes de rebelles Irlandais contre la Home Rule, l’esprit de la licorne qui rôde dans le cœur des femmes de la famille, des fantômes de moines qui hantent l’île, magie, légendes et paysages enchanteurs d’Irlande, on ne ressort pas indemne de cette expérience. Certainement pas, quand on a, comme moi, un profond amour pour les terres Irlandaises (même si je n’ai jamais visité ce pays, il exerce sur moi une puissante fascination…) et un amour pour toute sorte de légende ! J’adore les récits qui mêlent avec tant de génie le rêve à la réalité, qui nous laissent entrevoir qu’il existe autre chose que la prosaïque réalité dans laquelle nous vivons et dans laquelle nous avons tendance à nous enfermer. Ce n’est pas parce que nous sommes « grands » que nous ne voulons plus rêver…

 » Les années de l’enfance sont immenses. Chacune est gonflée de temps comme une vie entière. « 

Cette histoire au parfum de mystère nous plonge dans une ambiance particulière ; nous avons l’impression de vivre avec les personnages le temps de notre lecture, de retrouver des amis chers.

Alors, tout est question de sensibilité personnelle, mais si vous aimez l’amour, la magie et avez besoin de rêver, n’hésitez plus : lisez Les Dames à la Licorne. ♥

 

 

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2 thoughts on “Les Dames à la Licorne”

  1. Salut Eve!
    J’ai enfin réussi à avoir une copie de ce livre! Je ne suis pas rendue très loin, mais pour l’instant, j’aime beaucoup le style de Barjavel… C’est d’une grande poésie c: Je vais t’en redonner des nouvelles dans la prochaine lettre que je vais t’envoyer!

    Mab xxx

    J'aime

    1. Coucou ma petite Mab ! Je suis super contente de te lire >w<
      Tant mieux si ça te plaît ! J'espère que le livre tout entier te plaira aussi ! J'avais tellement aimé l'ambiance…
      Bisous, et douce journée à toi ♥

      J'aime

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