Développement personnel, Réflexion

Pourquoi la gratitude ?

Saupoudrer des pépites de gratitude dans sa vie…

La gratitude. Concept fondamental du bouddhisme. Nombre de religions en parlent comme d’un fondement de leurs dogmes et d’un moyen d’avancer sur la voie de la spiritualité.

Personnellement, cette approche religieuse ne me parle pas. A chacun de composer avec ses croyances, comme bien souvent… 🙂

Et, de fait, la gratitude est loin d’être uniquement un concept religieux…

C’est surtout un sentiment très doux, que l’on peut choisir d’inviter plus souvent dans nos vies…

Qu’est-ce que la gratitude ?

Gratitude : n.f. : reconnaissance, sentiment d’affection éprouvé à l’occasion d’un service rendu ou d’un bienfait. (définition de L’Internaute)

La gratitude est un sentiment de reconnaissance intense envers la vie et ce qu’elle nous offre. En nous, elle se traduit par l’expression d’un contentement intrinsèque. La gratitude, c’est, tous les jours, un sourire quand on nous tient une porte ouverte. Un « merci », à la caisse. Ou tout simplement, remercier quelqu’un de sa présence, de son écoute, de sa bonté. Evidemment, ici, c’est avant tout l’expression de notre politesse, ce que nous savons tous faire. Mais ce n’est pas forcément une raison pour penser que tout nous est dû non plus…

La gratitude, c’est un peu ce qui nous porte, dans la vie, d’une joie à une autre.

Personnellement, je considère qu’un terreau fertile à la gratitude, c’est la bienveillance. Envers autrui. Mais aussi – et surtout – envers soi-même, qu’on est souvent très prompt à juger et accabler de critiques…

Lorsque j’avais lu Méditer jour après jour et Libre, imparfait, mais heureux, de Christophe André, cette conception, non, ce mode de vie, m’avait apparu comme tellement beau et tellement sain ! Un peu de psychologie positive, une discipline née en 1988, peut avoir des répercussions dans toute notre vie, et nous rendre plus disposé à ressentir des émotions « positives » : la joie, le plaisir, notre fameuse gratitude, … Et surtout, à être moins réactif au stress, en colère moins souvent… Ces émotions ne seront pas anéanties pour autant ; simplement, elles se feront moins présentes.

Bref, c’est une clef qui nous ouvre la porte d’une vie plus douce, moins tendue.

Au lieu de se focaliser sur nos manques, nos peurs, nos échecs, plutôt se tourner vers ce que nous avons, là, maintenant.

Ca peut paraître bête de simplicité. Et pourtant… Combien sommes-nous à réellement penser ainsi ?

Cela ne signifie pas pour autant qu’il faut se résigner à sa situation si elle est intolérable. En revanche, l’accepter peut permettre de réagir, sainement, de claquer la porte sur une passé intolérable pour avancer ensuite sur un chemin qui correspond mieux à nos aspirations profondes. Tout ne se fera pas en un instant, évidemment…

J’ai décidé de ménager un peu de place, un peu plus, à la gratitude, dans ma vie. Là, alors que j’écris cet article, un joyeux soleil coule sur mes cheveux et me caresse la peau. Le chant d’un merle berce mes oreilles… Le monde est plein de merveilles ; il suffit d’ouvrir les yeux pour les apercevoir et en profiter…

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Christophe André, quant à lui, préconise, afin de faire entrer la gratitude dans notre quotidien, de l’inviter dans nos gestes les plus banals, jusqu’à ceux qui paraissent les plus anodins. Lorsque l’on fait ses courses. Penser que les beaux légumes que l’on achète ont été semés, produits, récoltés, par des maraîchers. Songer au nombre de personnes qui a permis à cette jolie pomme rouge et ronde, d’arriver dans notre main pour faire notre régal. Sourire, sourire, dire des mots gentils. Parfois, un compliment (pas de fausseté ni de flatterie…) peut remonter le moral à une personne chère qui n’a pas assez confiance en soi, lui donner la chance de prendre courage et de réussir avant un examen…

 

Qu’est-ce que je fais donc, globalement, tous les jours, pour inviter la gratitude dans ma vie ?

– Sourire, beaucoup. A la caisse, dans l’ascenseur, quand on me tient la porte. C’est bon pour les autres et souvent, on se trouve récompensé par un joli sourire en retour. Le faire, et pas de manière artificielle, je précise, mais vraiment parce que je suis heureux(se) et reconnaissant(e). Qu’on pense à moi, qu’on ait cette attention envers moi…

– Sur la route, remercier quand on adopte envers nous une conduite pleine de politesse et de prévenance. Et, évidemment, rendre la pareille, à son tour, dès qu’on le peut…

Remercier pour chaque petit bonheur, prévu ou imprévu : cadeau de la nature (un fruit, doré et chaud du soleil ; une fleur qui nous fait un clin d’œil au soleil, un oiseau qui semble chanter juste pour nous, tant à l’aube qu’au crépuscule, au-dessus de notre fenêtre, une lettre d’une amie chère qu’on reçoit, un cadeau, un petit geste d’un collègue qui nous amène une part de gâteau, un chocolat…)

– Vivre le moment présent. On l’entend partout, mais c’est tellement vrai… Cela nous recentre sur l’essentiel, pour bien vivre nos existences, jour après jour, et nous aide à nous aligner sur l’univers, quelque soient nos croyances personnelles. La physique quantique, elle-même, nous montre, qu’à un niveau essentiel, nous sommes tous liés.

– Aider. Les autres, sa famille, ses amis, ses enfants, un inconnu. D’un sourire, d’un mot gentil, d’une geste. Prodiguer des attentions, pour voir la joie ensoleiller leur expression;

– Ecrire, chaque soir, dans un petit carnet, ses petites gratitudes et ses petites joies de la journée. Au moins deux : un gâteau, un livre lu, une phrase qui nous a interpellée, un compliment, la gentillesse d’un ami… Cela peut être tout simple, comme se réveiller tôt, afin d’admirer l’aube et ses rubans roses, de manière complètement imprévue, apercevoir le premier papillon du printemps…

– Regarder la nature, à toutes les saisons, voir la vie palpiter autour de nous. La sentir qui bat, en nous, à travers notre cœur, dans nos veines.

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Eprouver de la gratitude, c’est s’émerveiller de la vie et ses dynamiques, de son importance, de se dire à quel point elle est précieuse…

Oui, c’est véritablement un mode de vie, qui participe de la création d’un monde plus beau. Peut-être que cette vision participe d’une vaste et naïve utopie. Cependant, il n’appartient qu’à nous de faire exister cette utopie, ou du moins, de l’aider à lui faire prendre corps.

Et puis, on a toujours le choix. Nous avons le droit de choisir la négativité, comme nous avons le droit de choisir le positif. C’est souvent cette liberté qui peut paraître effrayant…

« Nous sommes condamnés à être libres », disait Sartre. Certes, mais cette liberté nous rend aussi responsable et fait notre force.

 

Alors, pourquoi ne pas choisir le positif ? Sachant que nous sommes tous liés, en tant qu’êtres vivants comme à la nature (encore une fois, il n’est pas besoin de religion, ni, à la rigueur, de spiritualité pour comprendre que notre petite existence à des impacts sur tous les plans : sur nous, sur nos proches, sur les gens que nous fréquentons, sur la société. Et au-delà, sur la nature, que nous pouvons considérer avec respect, les animaux, qui sont nos compagnons, les plantes, l’écosystème…), pourquoi ne pas choisir de faire du bien, à tous les niveau? Il me semble que cela participe réellement d’une démarche d’écologie psychologique et morale. Ne pas se polluer au niveau émotionnel, ainsi que sur les autres, me paraît aussi important que de ne pas polluer notre environnement…

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Les bienfaits d’un tel mode de vie sont incroyables :

– on développe plus d’humour et on aborde les difficultés de la vie avec plus de souplesse ;

on guérit mieux, mais surtout, on tombe moins malade ! Des émotions positives nous aident à conserver un système immunitaire sain ;

on dort mieux, plus profondément ;

– on se focalise moins sur l’aspect tragique et problématique de nos vies. Evidemment que les problèmes sont là. Pourtant, en les acceptant, au lieu de se battre contre la vie, on accompagne son mouvement, et on trouve des solutions bien plus aisément ;

– on ressent moins de stress, moins d’angoisse. L’anxiété, chronique, peut, tout doucement, reculer…

– on est plus prompt à sourire et nos relations sociales s’en trouvent alors facilitées et embellies…

 

Alors, qu’attendons-nous pour adopter la gratitude, là, maintenant ?

 

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2 thoughts on “Pourquoi la gratitude ?”

  1. Qu’est-ce que lire ton article m’a fait du bien ! Merci :). Je dis souvent qu’il faut essayer de voir la lumière même quand on croit qu’il n’y en a pas pour essayer de se raccrocher aux petits bonheurs quand on n’a l’impression de cumuler les petits et gros soucis. Mais ce n’est pas toujours facile. Alors oui, il faut ouvrir les yeux sur ce qui nous entoure, une fleur qui s’épanouit, une abeille qui butine, un oiseau qui chante, un rayon de soleil qui réchauffe notre peau, le sourire d’un enfant, le regard de la personne aimée… Merci encore 😉 ! Bises, Hélène xxx

    Aimé par 1 personne

    1. Merci de ton passage, Hélène ! ❤
      Oui, tu as raison, c'est complètement ça 🙂 Je traverse une période un peu difficile (décès d'un proche…), donc c'est ce que j'essaie de faire. Un rayon de soleil peut être tellement doux pour le moral… La lumière est partout 🙂

      Aimé par 1 personne

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