Lectures, Romans

Autant en emporte le vent

Qui n’a jamais entendu parler, à défaut d’avoir vu, cette épopée visuelle qu’est Autant en emporte le vent ? Mais ce film de pratiquement quatre heures, porté à l’écran par les figures emblématiques de Vivian Leigh et de Clark Gable est aussi et surtout basé sur un livre de Margarett Mitchell.

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Je me rappelle avoir visionné le film alors que j’étais âgée de huit ans à peine. D’avoir été marquée par les scènes de mort de certains personnages – Bonnie Blue et son poney – qui demeurent encore vives à mon esprit. Et surtout de n’avoir pas compris l’intégralité de l’histoire.

Aussi, à l’aube de mes quinze ans, moi qui en avais oublié à peu près toute la trame, avais-je décidé de lire les livres qui avaient enfanté ce monument du cinéma. Je savais simplement que cela racontait l’histoire, pas toujours idyllique, d’une certaine Scarlett O’Hara dont la fille meurt prématurément et dont on assassine le poney – quand je vous disais que ça m’avait marquée ! That’s all. Il m’a suffit ensuite de jeter un coup d’œil à l’épaisseur des deux tomes reposant sur une étagère de la bibliothèque pour être quittée par toute velléité de lire ces pavés.
    Puis j’ai oublié.
Le livre est demeuré sur l’étagère, s’empoussiérant toujours davantage, tandis que je dévorais l’un après l’autre les treize tomes non moins conséquents de ma série culte, j’ai nommé, l’Assassin Royal. Dont il faudra d’ailleurs que je vous reparle.
Puis mon année de Première s’égrenant, les livres et les classiques à lire s’accumulant, je n’y pensais plus.
Un an plus tard, venue à bout de nombre des lectures que je projetais, l’ombre du Bac s’éloignant pour me laisser le répits d’un été, je cherchais LE livre à lire. Celui qui me porterait, me ferait rêver et que je dévorerai. De la même façon que m’avait enthousiasmé l’Assassin Royal une année plus tôt. Et je me suis souvenue d’Autant en emporte le vent. Des vieux volumes à la tranche déchirée, qui n’attendaient que moi, sous leur voile de poussière.
Avec mille a priori que je ne m’expliquais pas, je débutais ma lecture. En à peine une semaine, parallèlement à mes ultimes révisions pour l’oral de français, je l’avais littéralement dévoré. Pendant une palpitante semaine, j’avais vécu au rythme trépidant des coups de canons et des combats de la Guerre de Sécession en Géorgie. J’avais lutté aux cotés de Scarlett O’Hara et du séduisant Rhett Butler. J’avais ri. J’avais pleuré. J’avais partagé leurs vies, leurs peines, leurs espoirs, dans une histoire que je ne suis pas prête d’oublier… Et si je peux aujourd’hui dire qu’il ne s’agit pas DU livre de l’été (désolée, mais Les aventuriers de la mer l’ont détrôné ! Encore une série dont il faudra que je vous parle), il s’agit en tout cas de l’un de mes coups de cœur.

Le style d’écriture m’a immédiatement charmé, de même que l’expressivité et la vie qu’il conférait aux personnages, figures véritablement charismatiques. Les descriptions, travaillées et poétiques, s’intègrent sans peine au récit. Elles contribuent à nous faire accéder et plonger au cœur de cette Géorgie des années 1860. Quant à ces fameux personnages, c’est grâce à eux si cette lecture se fait si inoubliable, si exceptionnelle !
Oui, me direz-vous, mon avis n’a rien de très objectif. Mais le souffle épique de ce récit m’a tellement transporté que je ne peux m’empêcher de le restituer ici tel qu’il m’est apparu. Sans objectivité…

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GONE WITH THE WIND, Clark Gable, Vivien Leigh, 1939.

    Place au résumé, voulez-vous ?

L‘aristocratie géorgienne au moment où éclate la guerre de Sécession (1861). Belle, passionnée, égoïste, Scarlett O’Hara aime Ashley Wilkes, promis à la douce Mélanie Hamilton. Mariée par dépit, aussitôt veuve, Scarlett flirte avec le capitaine Butler, qui reconnaît en elle un esprit libre, proche du sien. Mais la Guerre éclate, ravageant l’Amérique et la scindant irrémédiablement en deux parties. Malgré l’héroïsme des Confédérés, la guerre tourne à l’avantage du Nord. L’armée assiège Atlanta, refuge de Scarlett et de Mélanie, l’une veuve, l’autre sans nouvelle de son époux. Elle est bientôt la proie des flammes. Réfugiées dans ce qui reste de Tara, la plantation familiale, Scarlett et Mélanie conjuguent leur force pour survivre dans ce monde devenu si hostile. Mais Scarlett, avec son tempérament de feu, n’a pas dit son dernier mot… et si elle se remariait, par unique intérêt, afin de gravir à nouveau l’échelle sociale et de se sortir de la misère dans laquelle la guerre l’a plongée ?… Ressurgit en même temps le ténébreux Rhett Butler, qui, flirtant outrageusement avec Scarlett, l’encourage dans sa détermination.

Alors, ne faites-pas comme moi… Et lisez, vous ne le regretterez pas !

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3 thoughts on “Autant en emporte le vent”

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