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Rencontre entre des fondants au chocolat & Thomas Hardy

Il est des livres comme des gens ; il y en a certains, on a beau vous dire qu’ils sont bien, gentils, vous restez là, avec vos méchants préjugés et vos fichues mauvaises premières impressions. L’esprit humain est ainsi. On aimerait se défaire du jugement, voir avec des yeux neufs, que cette pratique est si bien enraciné dans nos sociétés et dans nos esprits qu’on se retrouve, machinalement, presque, à catégoriser situations, êtres humains et expériences. Et livres.

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Loin de la foule déchaînée (Far From the Madding Crowd) était de ceux-ci, de ces pauvres livres trop catégorisés…

Malgré une couverture que je trouvais follement romantique et un résumé qui m’avait l’air tout à fait intéressant, je ne sais pas…il ne me faisait pas envie. Vague écho du Tess d’Urberville que nous avions visionné en classe de littérature anglaise, en Première, et qui m’avait traumatisé ? A mon avis, c’est la fin de Tess (dans tous les sens du terme…) qui m’a choquée. Le sang qui dégouline du plafond… Je revois encore cette scène.

Finalement, je l’ai quand même ouvert, mon Far from the Madding Crowd. Et, évidemment, je l’ai tout sauf regretté. Il faudrait vraiment que j’arrête avec mes a priori infondés à chaque fois que j’ouvre un livre…

Dès les premières pages, j’étais emportée un siècle et demi plus tôt, dans l’Angleterre et le Wessex de Thomas Hardy du milieu du XIXème siècle. Les personnages sont immédiatement attachants. La manière dont ils sont décrits nous fait accéder à leur psyché ; malgré nous, on partage avec eux leurs passions et leurs déboires. On se prend à les aimer, à les détester, à les plaindre, à les détester à nouveau, puis à les aimer à nouveau, touché en plein cœur par leurs infortunes.

Loin de la foule déchaînée : Photo Matthias Schoenaerts

L’écriture de Hardy est irrésistiblement moderne, de même que le combat de Bathsheba Everdene (par tous les dieux, que j’aime ce prénom !), l’héroïne de cette histoire. Jeune femme insoumise d’une grande beauté, elle hérite de la riche ferme de son oncle, qu’elle s’entête à vouloir diriger seule, en dépits des critiques de ses ouvriers et de ses voisins. Point de mari pour Bathsheba, qui ne veut pas d’un mariage de raison ! Ce sera le coup de foudre, ou ce ne sera point. Mais sa beauté et sa vanité, malheureusement, attirent sur elle les regards de trois courtisans, bientôt captifs de ses expressions et de sa joliesse. Gabriel Oak, un berger, est le premier à se déclarer. Vient ensuite Boldwood, le richissime fermier qui jette, malgré son cœur de glace, son dévolu sur elle. Puis, enfin, le Sergent Troy, un homme au charme redoutable, qui ne se gêne pas pour engrosser une des servantes de Miss Everdene…

La campagne du Wessex se déroule au fil des saisons sous la plume de Hardy, tandis que l’histoire, parfois aux airs de tragédie, entremêle les destinées des personnages, de manière parfois rocambolesque, mais jamais ennuyeuse.

J’ai adoré suivre la vie de la ferme, les péripéties de Gabriel Oak et de ses moutons, ainsi que son ascension sociale, lente, mais sûre. J’ai adoré suivre le parcours de Bathsheba, de sa grande fierté naïve, à cette maturité qu’elle n’acquière pas sans difficulté…

Quand j’ai refermé le livre, c’était avec un petit sourire au lèvre, et avec la sensation d’avoir vécu avec des amis, ou des gens proches, des aventures extraordinaires. Voilà ce que j’aime quand je referme un livre…

 Je n’ai plus qu’une obsession : voir le film, dont je vous ai mis de sublimes images ! Carey Mulligan a l’air éblouissante. Sans compter Matthias Schoenaerts, dans la version de Thomas Vinterberg de 2015 !

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D’ailleurs, je suis sûre que ces petits fondants chocolatés que j’ai confectionnés ont contribué à faire de ma lecture un vrai moment de bonheur. J’ai trouvé la recette dans le livre de Marie Laforêt, Healthy Vegan, attirée que j’étais par des fondants au chocolat sans gluten. Evidemment, comme à l’accoutumée, j’ai trafiqué la recette…et ça a donné quelque chose de très moelleux, très parfumé, et trop addictif pour mon propre bien. Je ne résiste pas à l’envie de partager cela avec vous…

Comme ça, quand lirez/verrez Far from the Madding Crowd, vous vous régalerez aussi  les papilles !

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Fondants au chocolat et leur poêlée de cerises :

Pour les fondants : (environ 10 fondants – des petits fondants – ou 5 gros fondants)

  • 200g de chocolat à pâtisser à 70% de cacao + 10 carrés
  • 3 cuillères à soupe bombées d’huile de noix de coco
  • 2 cuillères à soupe de confiture de cerises noires
  • 2 cuillères à soupe bombées (un peu) de fécule de maïs ou d’arrow root
  • 6 cuillères à soupe bombées de farine de riz
  • 50ml de jus de cerises (en l’occurrence, j’avais utilisé le jus de cuisson de mes cerises poêlées, mais vous pouvez aussi prendre du jus en bouteille !)
  • 3 cuillères à soupe de sucre complet
  • un sachet de poudre à lever sans gluten
  • une pincée de sel
  • une généreuse pincée de piment fumé ou de piment de Cayenne
  • vanille en poudre

Préchauffer le four à 180°C

Faire fondre le chocolat au bain-marie. Réserver les 10 carrés.

Mélanger l’huile de coco ramollie avec la confiture de cerises noires, le sucre et le jus de cerises. Bien battre le mélange.

Dans un saladier, mélanger la farine avec le sel, la poudre à lever, la vanille, le piment et la fécule. Réserver.

Ajouter le chocolat fondu au mélange huile de coco-sucre-cerises, puis verser la farine dessus.

Bien mélanger.

Garnir des petits ramequins ou des moules à muffins de caissettes en papier. Y verser la pâte ; remplir les moules jusqu’au trois quarts, puis enfoncer un carré de chocolat noir dans la pâte de chaque fondant.

Enfourner pour 15 minutes environ. Ne pas laisser cuire plus longtemps que 20min (si pas chaleur tournante), sinon vos fondants…deviendront tout secs ! Il faut qu’ils restent moelleux ! Servir tiède.

Pour la poêlée de cerises :

  • 300g de cerises dénoyautées, congelées ou fraîches
  • 2 cuillères à soupe d’huile de noix de coco
  • 1 cuillère à soupe de sucre de coco (facultatif) à ajouter en fin de cuisson
  • un bâton de cannelle
  • une pincée de vanille
  • un trait de whisky (facultatif)

Faire chauffer l’huile dans une poêle.

Quand elle est chaude, y verser les cerises et le bâton de cannelle. Faire revenir à feu vif, puis ajouter la vanille et le whisky en fin de cuisson.

Couper le feu et servir avec les fondants !

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Les dîners du chat, Recettes magiques, Repas des elfes

Des aubergines à l’ombre du tilleul

 Le tilleul déverse des pluies de fleurs odorantes sur mes épaules. A se demander s’il veut me chasser ou bénir mon ordinateur et lui offrir un baptême bien singulier…

Malgré tout, chaque jour, je reviens, le portable entre les mains, pour m’installer sous son ombre généreuse. Les abeilles bourdonnent, et une douce fragrance, de celles qui inspirent les rêves, flotte autour de moi. Vacances.

A travers les branches garnies de bouquets couleur crème, et des feuilles délicates, le ciel, d’un bleu céruléen, dépourvu du moindre nuage. Parfois, pour le simple plaisir d’en admirer la couleur, je lève les yeux. Chaque saison métamorphose le ciel. Pâle en hiver, il prend des teintes chaudes de myosotis la belle saison venue.

La chaleur invite à plonger dans une torpeur délicieuse. Une chaleur comme un cocon, qui glisse sur la peau avec les parfums de l’été.

Ma mère se plaint de ne jamais me voir : levée avant tout le monde, je pars pendant de longues heures promener les chiens ou faire du yoga, avant de m’esquiver dans ma chambre ou sous mon cher tilleul. La plume en main, les mots qui dansent au bord des lèvres. Le pire, c’est que j’adore ça. Vivre un peu en décalage, perdue dans mon petit-monde. Rassurez-vous, je ne suis pas devenue complètement ermite… On partage toujours ensemble des moments de balades, de cinéma, de courses, de jeux et de piscines. Et encore des balades.

A force d’écrire des scènes de festin et de réfléchir à la nourriture de mes personnages, j’imagine pas mal de recettes, aussi.

En général, l’été, fruits et légumes sont si abondants et goûteux qu’ils se passent d’accommodements compliqués. Et vous savez quoi ? Les recettes les plus simples sont aussi les meilleures… Celles qu’on réalise avec une grosse pincée d’amour et d’herbes du jardin… De toute façon, je ne sais pas vous, mais quand il fait beau, ce sont des abricots dodus et des figues vertes savoureuses que je dévore, avec beaucoup de noix. Et du chocolat (cru). Et du pain.

La petite recette sans prétention que je vous propose est de celles-ci ! Simple, réconfortante, mais savoureuse. Parfaite pour un petit repas après la piscine. Ou en accompagnement d’une salade un peu élaborée. Vous pouvez même la présenter dans des petits plats individuels pour une présentation « qui en jette ». Le tout, c’est que ça vous plaise…

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Pour cette recette, j’avais utilisé de grosses aubergines ovales de Sicile, avec des pommes de terre nouvelles à la peau toute tendre. Ah, et : ne lésinez pas sur la quantité d’herbes…

Un joli gratin aubergines-pommes de terre estival

  • 3 aubergines de belle taille (en tout, 800g d’aubergines, environ)
  • 2 oignons nouveaux (trois s’ils sont très petits)
  • 500g de pommes de terre nouvelles, type Nicolas ou Charlotte
  • un bouquet d’herbes du jardin (pimprenelle, persil, marjolaine, orties…)
  • de la bonne huile d’olive
  • une cuillère à soupe de sauce soja
  • deux feuilles de laurier
  • poivre fraîchement moulu
  • muscade fraîchement râpée
  • ail semoule
  • sel rose de l’Himalaya ou sel marin.

 (je préfère ne pas fixer de quantités pour le sel et les aromates. A vous d’assaisonner selon vos goûts à vous !)

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Commencez par  tapisser d’huile d’olive le fond de votre plat (un grand plat ovale pour moi, mais vous pouvez aussi utiliser quatre plats individuels).

Détaillez en tranches très fines vos aubergines.

Faites de même avec vos pommes de terre, après les avoir lavées et brossées. Vous n’êtes pas obligé de les éplucher ! La peau est super riche en potassium (même si certains chercheurs disent que la peau est riche en un alcaloïde qui peut favoriser le syndrome des intestins poreux, je n’ai jamais constaté d’effets délétères sur moi).

Lavez vos herbes et hachez-les finement. Hachez les oignons en rondelles très fines.

Maintenant, commencez par tapisser le fond du plat avec des rondelles d’aubergines. Saupoudrez d’herbes, déposez les feuilles de laurier, salez, poivrez, muscadez.

Poursuivez avec une couche de pommes de terre que vous assaisonnerez.

Continuez ainsi jusqu’à épuisement des ingrédients. Ensuite, mouillez avec la sauce soja, arrosez d’huile d’olive, et ajoutez environ 75ml d’eau.

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(version plat individuel, voilà ce que ça donne)

Finalement, vous pouvez enfourner pour 45 minutes à 180°C, chaleur tournante.

C’est prêt quand  vos légumes sont fondants ♥

Régalez-vous en famille, en admirant le soleil se coucher ou les pieds dans l’herbe… C’est fait pour !

Portez-vous bien !

Eve ♥

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Les tartelettes de juillet

Juillet est arrivé sur ses ailes de zéphyr, répandant un délicieux parfum de chaleur sur les jardins. Comment cela, la chaleur n’a pas de parfum ? Mais si, voyons

Sortez donc, que ce soit sur votre terrasse, sur votre balcon ou, pieds nus, dans votre jardin. Sortez donc et humez. De tout votre être, respirez cet air, les fragrances lourdes des tilleuls, celles des fruits trop mûrs, mêlées au festival des menthes, des lavandes et des fleurs épanouies… Tendez l’oreille, percevez les couleurs de ce mois estival, les rires dorés, les voix mauves, les cris argentés des enfants, et ces criaillements couleur d’ébène, que répandent les martinets dans un ciel azuré

Juillet est tout en nuances et en délicatesse. Ne restez pas devant votre écran pour l’apprivoiser. Sortez, vivez, vibrez. Regardez les lumières filtrer à travers les feuilles, le petit matin mordoré et les voiles roses des crépuscules. La brume légère qui plane sur la rivière. La nuit aux mille petits bruits, criquets, grillons et chant des étoiles. Regardez. Et alors, dans votre cœur, il vous restera un peu de l’essence de juillet pour affronter l’hiver…

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L’été est un petit être qui me soupire tout bas des recettes à l’oreille.

Des salades rafraîchissantes, des orgies de fruits frais, dont on se délecte les pieds dans l’herbe, un livre sur les genoux, et ces légumes… ces courgettes dont je raffole ; des aubergines moelleuses ; toutes ces salades croquantes ; des fèves fraîches avec un trait d’huile d’olive ; servies avec ce bon pain dont la mie est une douceur à elle toute seule.

Et puis, il y a des soirs où j’ai envie d’accommoder la simplicité. Des après-midis languides où les mots m’ont trop défilé devant les yeux, et où je ne peux que prendre le chemin de la cuisine, des idées plein la tête.

Alors, j’ouvre les placards et assemble les ingrédients, toujours au hasard de mes envies – jamais par inadvertance.

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Des mulberries. De la noix de coco. Des dattes. Un peu d’amandes – pourquoi pas ?

Et puis, ces noix de cajou, ces petits lunes ambrées. Du chocolat – parce que la gourmandise n’a pas de prix.

Et voilà un goûter que l’on dégustera à l’ombre des roses, dans le jardin. A écouter murmurer et paresser le temps, ce grand enfant…

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Tartelettes crues, pâte mulberries-coco et ganache cajou-chocolat :

Pour 6 petites tartelettes crues (n’hésitez pas à doubler les proportions si vous êtes des petits gourmands !)

Pour la pâte :

  • 100g de mulberries (vous savez, ces fruits séchés, des mûres blanches au parfum irrésistible de miel !)
  • 50g de dattes tendres (Medjool, Mazafati ou Deglet Nour réhydratées 10min dans de l’eau chaude)
  • 75g de noix de coco râpée
  • 50g d’amandes ou de noisettes en poudre
  • 75g d’huile de coco fondue
  • une belle pincée de sel
  • une généreuse pincée de vanille (facultatif)

Pour la ganache choco-gourmande :

  • 100g de purée de noix de cajou (ou 60g cajou et 40g noisettes, ou amande blanche, ou 30g amande blanche et 10g pistaches… Soyez libres et créatifs ♥)
  • 1 cuillère à soupe de graines de chia moulue (une cuillère rase)
  • 4 cuillères à soupe du sucrant liquide de votre choix (sirop d’agave, miel, sève de kitul, sirop de fleur de coco, sirop de riz, sirop de dattes, sirop d’érable…) ou 50g de dattes mixées
  • 3 cuillères à soupe de cacao (cru, de préférence), en poudre (rases ou légèrement bombées, selon que vous soyez plus ou moins cacao-addict)
  • une pincée de vanille en poudre
  • de 20 à 30cl de lait végétal (soja-vanille, noisette, amande, épeautre, avoine, riz, coco…)
  • une cuillère à café de lucuma en poudre (facultatif)

 –  Sachez que préparer une ganache au chocolat n’est absolument pas une option figée ! Selon les goûts de vos invités (ou les vôtres), il est tout à fait possible : de faire une ganache cajou-pistache-fleur d’oranger ; cajou-citron ; cajou-amandes-orange ; …

Comment procéder ?

Commencez par mixer les dattes et les mulberries de la pâte.

Ensuite, mixez votre pâte dattes-mulberries avec la noix de coco râpée, les amandes, l’huile de coco, le sel, la vanille. Le tout doit former une belle boule de pâte légèrement collante.

Etalez cette pâte dans des petits moules à tartelettes en silicones ( !) -> astuce pour le démoulage. Sinon, vous risquez fort de devoir servir telles quelles vos tartelettes, dans vos moules en céramique.

Réservez pour 30min au réfrigérateur.

Pendant ce temps, préparez la ganache en mélangeant tous les ingrédients avec de 20 à 30cl de lait de riz, d’avoine ou de lait de soja vanille. Tout dépend de la consistance désirée, à vrai dire. Sachant que les graines de chia vont épaissir et donner de la tenue à votre mixture. A vous de voir ! Ici, on l’aime assez épaisse, avec un peu moins de 20cl. Il faut aussi adapter la quantité de liquide à la « sécheresse » de votre purée d’oléagineux.

Pour faciliter la préparation, je vous conseille de mixer ensemble tous les ingrédients de la ganache, avant de l’étaler dans vos petites tartelettes ! Et de remettre au réfrigérateur jusqu’à ce qu’il soit temps de servir…

A vous de voir si vous préférez manger frais ou à température ambiante !

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Ces tartelettes s’accommodent fort bien d’une chantilly de crème de coco ou d’une petite salade de fruits frais à la mélisse et citronnelle (abricots, nectarines, cerises, par exemple). Avec une tasse de thé fruitée ou glacée, au soleil sur la terrasse ou pour se réconforter du départ de l’astre solaire, dans son salon. A vous de voir. Régalez-vous, c’est tout ce qui compte !

Affectueusement vôtre,

Eve.

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Le gâteau secret au chocolat et au chanvre

(et je précise que ce chanvre, cultivé, n’a rien à voir avec celui qu’on planque dans les Space Cake, haha)

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Les gâteaux crus… Une fois qu’on a mis le nez dedans…eh bien c’est difficile de ne plus y succomber !

Ma toute première expérience, c’était avec un très très savoureux brownie cru dont il faudra bien que je vous parle un jour ou l’autre, parce que c’est une merveille.

Mais celui-là, dont je vais vous parler dans cet article… Mon dieu, on n’en ressort pas indemne. Surtout quand on sait qu’il est composé de peu d’ingrédients, facile à faire et à déguster (haha) et qu’il ne contient que des choses très bonnes pour la santé (et que j’ai beaucoup de mal à avaler autrement que planqué en gâteau avec une tonne de chocolat, si vous voulez savoir).

C’était une expérimentation totale qui s’est transformée en succès !

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Bon, assez de baratins et place à la recette ?

Je ne vous dirai qu’une chose : si vous êtes comme moi et que le goût du chanvre vous rebute, que vous ne savez plus comment en consommer sans être dégoûté(e)… Vous avez trouvé THE solution : un gâteau cru au cacao, graines de chanvre décortiquées (pleines de bonnes protéines, les huit acides aminés essentiels et des acide-gras oméga 3… Végétariens de tous les pays, unissez-vous et réclamez du chanvre !), vanille et huile de coco. Avec des dattes. Mazafati (en théorie, cette seule mention est censée vous faire baver. Euh, pas autant non plus, vous allez tremper votre clavier…). Et du sel rose de l’Himalaya.

Miam ?

Gâteau cru au chanvre, chocolat & vanille

  • 125g de graines de chanvre décortiquées (j’insiste. Pas les entières, surtout !! La texture ne serait pas terrible du tout…)
  • 25g de noix de coco râpée
  • entre 10 et 13 belles dattes Mazafati (selon leur taille et vos préférences gustatives : plus ou moins sucré ?)
  • 80g d’huile de coco (pour une texture un poil plus ferme, vous pouvez faire 30g de beurre de cacao et 50g d’huile de coco)
  • 30g de cacao cru (les fondus de cacao peuvent aller jusqu’à 40g)
  • une pincée de sel rose de l’Himalaya
  • une pointe de couteau de vanille en poudre
  • facultatif : une cuillère à soupe de mesquite ou d’açaï.

Commencez par mixer vos dattes (si vous prenez des Deglet Nour, pensez à les réhydrater une heure avant).

Réservez.

Mixez votre chanvre (ou si votre mixeur est puissant, vous pouvez mixer dattes et chanvre en même temps, cela vous fera gagner du temps !)

Faites fondre l’huile de coco (et le beurre de cacao – facultatif) au bain-marie ou dans une petite casserole.

Mélangez tous les ingrédients dans le bol du mixeur et…mixez ! Jusqu’à obtenir une pâte homogène, crémeuse et assez épaisse. Que vous étalerez dans un petit moule à manqué ou un petit moule carré.

Mettez au frais pour 2 heures minimum.

Sortez 10min (le gâteau sera tellement plus fondant…et yummy !) avant de consommer.

Vous pouvez le couper en carrés ou bien en parts, selon votre appétit et la manière dont vous avez envie de le présenter. Voilà !

Et surtout, régalez-vous bien ! 

Have a nice evening, guys !

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