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La Muse assassinée

L’inspiration n’a plus vraiment la côte. Il semble que ce terme, passé dans le langage courant, souffre d’un soudain désamour. Serait-ce le rationalisme ambiant ? Le triomphe du sacro-saint travail sur la créativité que nous pistons toute notre vie, au détour d’un rêve d’enfant effeuillé, défloré ?

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Commençons par plonger aux racines de cette expression.

Que désigne réellement l’inspiration ?

Lorsque j’étais en hypokhâgne, nous avions beaucoup travaillé sur ces notions opposées de travail et d’inspiration. Je me souviens d’ailleurs très bien de la toute première dissertation de français de cette année extraordinaire, par un frais samedi matin. A dire vrai, je me souviens surtout de la note – qui, je vous l’assure, ne vaut pas la peine d’être mentionnée ici ; mais c’est le jeu, quand on arrive en prépa… Chuter, très bas, se relever, gravir la montagne en s’écorchant les mains et les genoux, autant fois que nécessaire.

Travail. Inspiration. De tous temps, les auteurs se sont disputés autour de ces deux notions. Alors que les antiques célébraient les vertus de l’insaisissable inspiration, don des dieux, bien des modernes cartésiens sont revenus par la suite de cette conception du monde. On imagine fort bien Flaubert, adepte du style irréprochable et du travail, jeter des regards méprisants en direction d’Homère ou d’Hésiode, qui débutaient toutes leurs œuvres par des invocations aux Muses… A l’inverse, qu’auraient pensé les auteurs de la Pléiade, Ronsard et Du Bellay (qui reconnaissaient cependant la valeur du travail sur la langue), pour ne citer que les principaux, fervents défenseurs des Muses, des thèses de Paul Valéry ? Nous dirons, pour être poli, que l’inspiration lui inspirait un certain mépris.

Être inspiré, c’était être touché par le dieu, soit être dans un état d’enthousiasme (du grec ἐνθουσιασμός) : littéralement : être possédé par θεός, le dieu. En théorie, si vous vous écriez soudain « Ça y est, j’ai retrouvé l’inspiration !! » et que vous vous mettez à écrire comme un fou au clavier, les mots s’enchaînant les uns aux autres avec une cohérence incroyable, c’est…parce qu’un dieu, un esprit, une Muse, qui sait, se tient derrière vous et vous souffle à l’oreille que dire et que faire.

Sauf que vous êtes tout seul devant votre ordinateur, que vous avez froid aux pieds et que vous mourez de soif, là-maintenant – et que la Muse du coin n’est pas trop le genre à vous faire du café… Dommage.

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Le monde est vraiment injuste.

Il y a ceux qui seraient en contact avec d’autres dimensions. Certains qui se prétendraient inspirés par des proches disparus. Je passerai sur les récits mystiques de Yogis qui ont réveillé leur Kundalini (n.d.a : la force vitale de chaque personne, qui dort enroulée comme un serpent, au bas de la colonne vertébrale, au niveau de Muladhara Chakra, le chakra-racine.) et ont soudainement accédé à une manne d’informations, maîtrisé des dizaines de langues, et sont mystérieusement devenus des poètes du jour au lendemain. Après tout, inspiration ou pas, elle est synonyme de croyance.

Parce que vous, vous n’arrivez à rien.

Pour autant, peut-on dire de l’écriture qu’elle est uniquement affaire de travail ? Là, serait-ce juste cela ? Suer sur sa feuille, pleurer, s’écorcher les doigts et les mains, s’user les nerfs et les yeux ?

Le travail, merci l’étymologie, provient du latin tripalium ; et tripalium signifie torture. Bon, vous qui écrivez, est-ce que sortir ce chapitre est franchement une tripalium – une torture ? Si c’était de la torture, je pense que vous ne revendiqueriez pas l’écriture comme étant votre passion. Ou vous avez de la passion une bien drôle de définition. Ce qui ne regarde que vous, cela-dit…

Et si notre Muse (oui, vous savez, celle qui refuse de vous faire du café et qui bosse à mi-temps pour vous – et encore, elle est très souvent malade, ces derniers temps. Réfléchissez-bien, je suis sûre que vous voyez de qui je parle…), c’était nous-mêmes ?

Non, reposez ces rideaux immédiatement, l’idée n’est pas de se draper dans une toge et d’égrener quelques notes sur une lyre. Venez par ici que je vous explique un peu…

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Notre Muse, c’est nous-mêmes, tout simplement parce que la source de notre inspiration se trouve en nous.

Je sais que quantité d’auteurs postulent que l’inspiration telle que l’entendaient les Anciens est un phénomène probable (par le biais d’une sorte de grande conscience collective qui dépasse notre petit égo, un genre d’inconscient universel, si vous voulez. Elizabeth Gilbert – dont vous pouvez retrouver des interviews sur Tedx – avait développé cette idée, me semblait-il, dans un numéro de Happinez que j’avais lu, et il y a d’autres auteurs qui pensent ainsi ! Voire des scientifiques). Sans renier cela (chacun est libre de penser ce qu’il veut), j’aurais plutôt tendance à penser que tout se trouve en nous. L’Alpha et l’Oméga de notre créativité trouve sa source à la fontaine de nos expériences de vie.

Ecriture automatique, rêves, journaux intimes, associations de mots, idées qui jaillissent à l’improviste, exactement quand il ne faut pas (au lieu de ranger ces dossiers merveilleux, par exemple, ou de remplir votre déclaration de revenu fiscal… Le cerveau, ce sacré petit procrastineur…), et j’en passe. Non, il n’y a rien de magique dans toutes ces techniques. Elles puisent au plus profond de vos propres ressources, celles que vous oubliez d’exploiter, pris par le tourbillon de la vie. Et qu’ont-elles en commun ? Elles stimulent l’hémisphère droit de votre cerveau, relié à la créativité et à l’innovation, plutôt que le gauche, que nous utilisons en permanence – pour penser, juger, analyser, décortiquer. Quand le premier voit le tableau dans son ensemble, le second a tendance à tout voir selon un angle de vue restreint… Souvent celui de l’habitude, d’ailleurs.

Et puis il y a ceux qui n’ont jamais de problème. Toujours frais comme des fleurs des champs, tellement d’idées qu’ils ne peuvent pas toutes les exploiter… Leur Muse est bien vivante et bien active. A vrai dire, vous avez déjà considéré la kidnapper, mais sans jamais réussir… Oui, le monde est injuste, car nous ne sommes pas tous égaux au niveau de l’inspiration et des idées – a priori.

Justement, les techniques citées plus haut vous libèrent des limites de votre psyché, celles de l’éducation, de la raison, des inhibitions qu’on vous a imposées par couches successives depuis l’enfance. Vous créez de nouvelles connexions neuronales…

Si vous ne lui laissez pas de place pour qu’elle s’exprime, comment votre créativité peut-elle s’épanouir à travers vos œuvres et dans votre vie ? Si vous êtes quelqu’un de très logique, de très cérébral et d’organisé, qui a du mal à laisser place à l’imprévu, ou le regrette aussitôt, ne vous étonnez plus que la flamme que vous aviez pour vos projets s’éteigne aussi vite. Vous vous brimez.

Ou, du moins, la société ne vous a jamais appris à faire que cela : vous brimer, rentrer ce que vous avez d’unique et d’original en vous.

Mais vous savez quoi ?

C’est réversible. L’enfant qui inventait des histoires à partir d’une poignée de cailloux et imaginait des châteaux dans une fourmilière existe toujours. Il joue à cache-cache derrière des piles de concepts et de pensées abstraites. Mais laissez-lui le temps, acceptez de fermer les yeux et de compter jusqu’à dix, prêtez-vous à son jeu…et soudain, prunelles immenses, fossettes au creux des joues et jus de baies au coin des lèvres, il se retrouvera face à vous. Le tout sera alors de ne pas l’effaroucher…

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Vos émerveillements d’enfant, vos premières vacances, ce chaton qui est arrivé à la maison quand vous aviez cinq ans, le jour où vous avez cru rencontrer le prince charmant (vous aviez sept ans, et pas toutes vos dents…), la perte de votre meilleur ami, ces expériences simples, courir dans les champs, manger une part de tarte aux mirabelles préparée par maman, ce temps où tout semblait grandiose… que voilà des trésors ! Souvenez-vous du bonheur simple que vous trouviez dans ces choses, sommes toutes, banales. Insufflez à votre écriture le souffle épique de ces instants, les émotions sans taches, pures et puissantes, que vous éprouviez alors…

Soudain, le miracle a eu lieu. Vos pieds sont toujours froids, vous avez toujours aussi soif, mais…que s’est-il passé ? Cela ne vous fait plus rien.

En fin de compte, vous n’êtes plus seul. Vous les sentez presque : deux mains diaphanes et tièdes, posées sur vos épaules, une chevelure lustrée qui s’enroule et s’emmêle à la vôtre, et cette voix, une ambroisie qui irrigue votre cerveau… La Muse est là. De crainte de l’effaroucher, vous n’osez bouger. Seules vos mains continuent de pianoter en rythme sur le clavier, et vous vous autorisez un petit sourire.

Evidemment, ce n’est pas le genre de chose que vous pourrez raconter à n’importe qui. Peut-être que votre propre mère vous regarderait bizarrement. Sans doute votre compagnon s’amuserait-il à vous charrier sans fin à propos de la Muse imaginaire. Mais, quand bien même ? Vous savez ce que vous avez vu – et senti.

La Muse est en vous. Laissez-la sortir, et des miracles pourront s’accomplir…

Vous écrivez sous la diction de la Muse ? La Muse de vos propres idées et de vos mondes intérieurs ? Eh bien, n’êtes-vous pas en train de travailler ? Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas d’effort apparent et que vous n’êtes pas en train de lutter pour enfanter chaque phrase que vous ne travaillez pas. Prenez plaisir à ce que vous faites. Laissez couler. Laissez venir…

Voilà comment on pourrait réconcilier inspiration et travail – les deux facettes de l’art de l’écrivain, dans le fond…

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Sablés poétiques de Noël et de Yule

Pour beaucoup, et l’Avent le prouve, décembre rime avec Noël. Je ne reviendrais pas sur la vision sombre (pour ne pas dire ténébreuse) que j’aie de Noël, en ayant suffisamment traité dans un article précédent.

Le 21 décembre, avait lieu le solstice d’hiver. Après les nuits interminables, les aubes grises et la mélancolie des jours trop courts, du soleil qui se cache, la lumière revient. Les jours rallongent, et, avec eux, l’espoir d’un printemps endormi sous le terreau noir…

Que Noël ait lieu le 25 décembre n’est pas un hasard. Noël avait une grande sœur nommée Yule, fête païenne, fête nordique ; ce n’est pas non plus un hasard si on avait coutume de faire brûler une bûche de chêne à Yule et d’allumer bougies et lumières (cela ne vous rappelle pas quelque chose ?).

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Depuis l’Antiquité, et sans doute avant, la psyché humaine n’a pas changé. Seuls les siècles ont passé, soufflant les civilisations comme le ferait une bourrasque d’un tas de feuilles mortes. L’humanité s’est cru toujours plus intelligente, a amélioré son quotidien jusqu’à se rendre paresseuse, aboli l’esclavage de l’homme sur l’homme pour le remplacer par la technologie et le travail, mais dans son cœur et dans son âme, elle est demeurée la même. Peur de la mort, jalousie, paresse, convoitise et besoin de se sentir supérieur… Ces sentiments que nous éprouvons, nos ancêtres grecs, égyptiens, gaulois, les éprouvaient déjà. Nous sommes dans la continuité.

Lorsque j’avais visité le site archéologique de Bliesbruck-Reinheim, à la frontière allemande, j’avais été saisie de ce que j’avais vu : les objets du quotidien des romains, pourtant âgés de plus de 2000 ans, étaient si semblables à ceux que nous employions chaque jour ! Peignes, pièces de monnaie, serrures, clefs, moulins à blé… Nous n’avons l’avantage que de la répétition et de l’habitude, et peut-être d’un savoir plus grand du monde qui nous entoure. Mais nous qui croyons avoir inventé tant de choses merveilleuses, nous ne faisons que répéter des gestes mille fois accomplis et marcher dans les pas d’hommes qui, avant nous, se sont émerveillés d’un coucher de soleil, d’un ciel étoilé, sont nés, ont grandi et sont morts.

Il en va de même pour les cultures.

Pour se faire accepter, le Christianisme a beaucoup emprunté, quoiqu’il en dise, aux religions qui le précédaient. Pâques a lieu approximativement à la période de Beltane, la Chandeleur est l’héritière directe de Brigantia (ou Imbolc), fête qui célébrait le début du printemps celte, et la fête des morts et la Toussaint, prennent place à un moment-charnière de l’année pour les Celtes. Le 31 octobre et le 1er novembre, on célébrait autrefois Samhain et la plongée du monde dans les ténèbres de l’automne et de l’hiver ; le soleil se faisait moins présent.

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J’imagine que ces dates n’ont pas été choisies parce qu’il fallait à tout prix caser des fêtes dans le calendrier religieux. Leur signification profonde plongeait racine dans l’humus de mystères qui nous échappent aujourd’hui et des cycles de la nature. Saison après saison, l’humanité fêtait le bonheur d’être en vie ; on célébrait les forces qui permettaient cette existence, l’abondance dorée des moissons ou les morts et les ancêtres qui veillaient sur les vivants.

Aujourd’hui, nous avons un peu oublié cela. Chaque lundi matin, nous nous levons « parce qu’il le faut », harassé de cette semaine qui n’a pas encore commencé. Nous avons oublié le bonheur d’être en vie, pris dans la spirale du quotidien. Il y a bien ce malaise qui nous dérange, confus, cette gêne, cette impression de ne pas être au bon endroit au bon moment ; et puis cela disparaît. Nous sommes happés à nouveau. Le moment de lucidité a disparu sous les assauts constants de la société. Il en va de même pour les fêtes : nous fêtons un peu « parce qu’il le faut », faisons des cadeaux parce que la société nous le rabâche, qu’il faut qu’untel ait sa Senseo ou son iPhone, pour faire semblant de penser à Tonton André et parce qu’il faut acheter quelque chose de pas trop moche à Tatie Claire.

Les jolies significations, celles qui donnaient du corps aux fêtes, ont été étouffées par le matérialisme, ce que je trouve dommage.

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Redécouvrir Yule et réapprendre à vivre avec la nature que nous enterrons sous le béton est peut-être la solution pour réenchanter nos existences. Yule n’est pas le nom celte du solstice d’hiver ; nos ancêtres les gaulois (ha ha) l’appelaient Alban Arthan. Cela ne tient qu’à moi, mais j’ai une préférence pour ce nom, qui est aussi historiquement plus juste. Si on veut être rigoureux, Yule est une fête germanique, que célébraient les vikings. Ainsi, en vieux norrois, Yule se disait Jòl. Il est d’ailleurs intéressant de constater qu’en Islande, en Suède, en Norvège et au Danemark, Jòl est toujours le mot employé pour dire Noël. Quand je vous disais que Yule et Noël ne sont en vérité que deux facettes d’une même réalité…

Faut-il renoncer à Noël pour fêter Yule ? Bien sûr que non ! Quantité de gens honorent Noël parce qu’ils célèbrent la naissance du Christ. On peut (comme on peut ne pas) adjoindre la signification de Yule à celle de Noël. Faites ce qui vous parle ♥

Alors, comment fêter Yule ? Allez vous promener en pleine nature, au milieu du silence étouffé d’un bois ; les branches craquent sous vos semelles, un soleil pâle à l’horizon fait resplendir les feuilles et le givre qui les habille. Voilà le jabot du rouge-gorge ! Mince tache de vermeil, elle attire votre regard au milieu de la grisaille endormie du paysage. Tout semble être suspendu… Peut-être, posez la main sur le tronc moussu de ce chêne, et écoutez battre le cœur engourdi de la nature… Un frisson dans les feuilles. Vous tournez la tête, mais il n’y a rien. Rien qui soit visible à vos sens, du moins…

Mabon, le jeune soleil, est retenu prisonnier ; il se languit des siens. Quand on viendra le délivrer, comme chaque année, le printemps pourra fleurir, perce-neige et ail des ours dans les clairières…

Cueillez du gui, ramassez une bûche que vous brûlerez dans votre âtre, allumez un peu d’espoir dans votre vie… Laissez la magie du calme vous pénétrer avec le froid et la promesse, bientôt, du zéphyr et de la lumière qui feront revivre le monde… Au creux du jour le plus court de l’année et avant la longue nuit, accueillez le retour de la lumière.

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Ou bien, confectionnez des petits sablés sans cruauté, véganes et personnalisables à l’envi, en forme de lune pour célébrer cette grande dame qui éclaire chaque nuit notre ciel, ou de poule, ces animaux placides et maternels… Ils existent en version avec ou sans gluten ; petits ventres sensibles, vous serez comblés !

  Sablés poétiques de Noël ou de Yule :

Pour une quarantaine de sablés : version sans gluten :

  • 75g de farine de maïs
  • 75g de farine de riz complet
  • 40g de poudre d’amandes (ou de noisettes)
  • 10g de fécule de manioc (ou de maïs)
  • 100g de margarine végane ou d’huile de noix de coco en pommade (désodorisée ou non)
  • 90g de sucre complet (Rapadura ou Sucanat ou Muscovado)
  • 2 cuillères à café de cannelle en poudre
  • 1 cuillère à soupe de gingembre en poudre
  • 10 tours de moulin de poivre noir
  • une belle pincée de sel marin
  • vanille en poudre

Pour une quarantaine de sablés, version avec gluten :

  • 100g de farine de blé T80 ou T110
  • 50g de farine d’avoine
  • 40g de poudre d’amandes
  • 10g de fécule de maïs ou de manioc
  • 100g de margarine végétale ou d’huile de noix de coco en pommade
  • 90g de sucre complet (Rapadura ou Sucanat ou Muscovado)
  • 2 cuillères à café de cannelle en poudre
  • 1 cuillère à soupe de gingembre en poudre
  • 10 tours de moulin de poivre noir
  • une belle pincée de sel marin
  • vanille en poudre

Comment précéder ?

 Mélangez les farines avec la fécule, la poudre d’amande, les épices, le sel.

Battre l’huile/margarine avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse.

Ajoutez les farines au mélange margarine/sucre avec 50ml d’eau, très progressivement, jusqu’à former une belle boule de pâte. La pâte est légèrement collante.

Réservez-la au frais pour quelques heures, jusqu’à toute la nuit, puis sortez-la du réfrigérateur. Avec un rouleau de pâtisserie (entre deux feuilles de papier cuisson pour la pâte sans gluten) abaissez la pâte. Puis, muni de vos emporte-pièces favoris, coupez la pâte en autant de formes que vous le souhaitez ; soyez créatifs ♥

 Enfournez dans un four à 180°C en chaleur tournante, pour 8-10min environ. Les biscuits doivent être à peine dorés. Laissez-les refroidir sur une grille.

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 Variantes :

  • avec de l’huile essentielle d’orange douce ;
  • avec des épices à pain d’épice ;
  • avec des raisins secs ou des écorces d’orange confites dans la pâte ;
  • avec des pépites de chocolat ;
  • avec de la poudre de noisette ;
  • avec une cuillère à soupe de rhum…

De très joyeuses fêtes à tous ♥

Tendrement vôtre,

Eve.

Chocolat & compagnie, Douceurs enchantées, Recettes magiques

Le meilleur brownie cru du monde

C’est une honte. Jamais encore je ne vous ai parlé de cette pâtisserie, alors qu’elle est si souvent à mes menus… je m’en régale au goûter, après une délicieuse balade ensoleillée en compagnie de mes aventurières citadines préférées (mes chiens ♥) ou au petit-déjeuner, avec, ou sans bon prétexte. Nul besoin de justification à la gourmandise, surtout quand elle est saine et healthy !

Le brownie cru, ce fut ma première plongée au cœur de la cuisine crue, et surtout, de la pâtisserie crue. L’aspect des gâteaux m’intriguait, en plus des ingrédients, naturels, bruts, et sains, qui les composaient. Plaisir devant pour moi s’allier à nutrition et santé, je me suis évidemment tournée vers cette façon de m’alimenter et de concevoir la pâtisserie !

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Tout particulièrement, le chocolat cru a comblé mes attentes de chocophile avertie (mais nous en reparlerons dans un autre article…dédié au chocolat et aux vertus incroyables du chocolat cru), et je n’ai plus tardé à confectionner ma première douceur : la promesse de la recette semblait aussi simple qu’attrayante : des noix, des dattes (moelleuses, type Mazafati, ou à faire tremper afin de les réhydrater), de l’huile de coco, de la poudre de cacao cru. That’s it. Évidemment, les gourmands ajouteront une pincée de vanille et une autre de fleur de sel. Ou bien un peu de noix de cajou… Et les créatifs foufous à qui il démange de ne pas respecter scrupuleusement une recette (comme moi), troqueront une partie des dattes contre des abricots séchés (chocolat-abricot, ce mélange ne devrait pas vous décevoir… sa douceur est sans égal !). Si vous êtes étudiant(e), sportif, femme enceinte ou en convalescence, je ne peux en outre que vous recommander d’ajouter de la poudre de mesquite (pour un goût de biscuit délicieux !), de caroube (qui évoque la cannelle), d’açaï (pour les antioxydants et le parfum léger de pruneau), de lucuma (vanille et sirop d’érable) ou de maca (noisette biscuitée). Des épices ? Pourquoi pas ? Le chocolat et le gingembre se marient et s’apprécient grandement…

Je me souviens du jour où j’ai testé la recette, un peu craintive du résultat. Effrayée par la quantité de dattes utilisée dans la recette, que j’avais consciencieusement baissée (200g pour 4 personnes ? Cela ne faisait pas un beaucoup de sucre ? Et l’index glycémique, alors ? Oui, je suis trop – beaucoup trop – en train de cérébraliser mon alimentation, haha ; mais la nutrition me fascine) Donc, j’avais baissé la quantité – et grand bien m’en a pris ! Plus tard, quand j’ai voulu respecter les proportions initiales, j’ai trouvé la recette trop sucrée à mon goût. Parfois, l’instinct est une chose précieuse !

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J’en ai souvent refait, avec divers oléagineux, des épices ou non, des dattes ou non, au sirop d’agave, à la noix de coco… La version que je vous proposerai aujourd’hui est raffinée et délicieuse, mais vous pourrez, comme toujours, personnaliser la recette à l’envi avec les suggestions plus bas. So…enjoy !

Brownie cru aux noisettes et noix concassées :

Pour 4 personnes :

  • 150g de noix de Grenoble (ou noix de pécan/noix de macadamia, ou un mélange)
  • 50g (deux poignées, environ, mais j’ai des petites mains) de noix de cajou natures, non grillées et non salées
  • 100g de purée de noisettes grillées (cette chose, c’est de la sorcellerie en pot ! Attention à ne pas tomber dedans… c’est l’incube du règne oléagineux en personne…)
  • 150g de dattes Mazafati (ou dattes Medjool/Deglet Nour, que vous aurez réhydratées dans de l’eau tiède pendant 15min à 30min)
  • 5 cuillères à soupe de cacao cru
  • une pointe de couteau de vanille en poudre
  • une généreuse pincée de sel

 Comment procéder ?

Commencez par mixer vos dattes en une pâte homogène et collante (si votre mixeur est peu puissant et rechigne à broyer de grandes quantités d’aliments, par exemple.) que vous réservez.

Concassez ensuite vos noix, noix de cajou/noisettes, ce-que-vous-voulez-comme-oléagineux-du-moment-que-c’est-bon.

Ensuite, ajoutez vos oléagineux concassés aux dattes dans le bol du mixeur, avec la purée de noisette, le cacao cru, le sel, la vanille et…mixez longuement !

S’il reste des morceaux d’oléagineux non mixés, c’est normal, entièrement normal. A savoir : vous pouvez également, si vous souhaitez une texture plus grossière, vous passer de cette étape au mixeur et tout mélanger à la cuillère dans un grand récipient ; il faudra peut-être y mettre les mains pour que le résultat soit convenable et homogène (non, non, je ne suis pas d’accord : ceci n’est pas un prétexte pour lécher vos doigts, tssst, petits malins !)

Finalement, versez le tout dans un plat carré de 20x20cm et réservez au réfrigérateur pour plusieurs heures avant de…déguster ! A température ambiante, la consistance est délicieusement fondante.

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Variantes : brownie chic et vert : éclats de pistache, thé matcha et huile essentielle de bergamote (3 gouttes) ; des graines de courge, des graines de chanvre… tout ce que votre placard contient est permis en termes de fantaisie, du moment que cela vus plaît et flatte votre palais !

♥ Pour un brownie oriental : une cuillère à soupe d’hydrolat de fleur d’oranger et moitié purée de sésame, moitié purée de noisettes.

☼ Pour un brownie d’hiver : raisins secs marinés dans du rhum en remplacement de la moitié des dattes, moitié purée d’amandes et moitié purée de noisettes, un peu de cannelle, un peu de gingembre, quelques tours de moulin de poivre, un peu de vanille…

♥ Brownie aux oranges confites : cacao cru, écorces d’oranges confites, 15 gouttes d’huile essentielle d’orange douce ou (10 d’orange et 5 de mandarine jaune).

☼ Brownie cru façon Banofee pie : ajouter à la pâte deux bananes très mûres écrasées et remplacer une partie de la purée de noisettes par de l’huile de noix de coco…

N’hésitez pas à me communiquer vos propres versions de cette indécente merveille ! Il doit en exister autant que de contenus de vos placards et de personnalités ! ♥

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Que votre après-midi soit douce.

Tendrement vôtre,

Eve.

Réflexion

Aimer Noël : est-ce un acte de résistance ?

Noël…

On voudrait encore avoir les yeux écarquillés et le bonheur qui pétille dans les prunelles à la mention de ce seul mot. Ah, quand l’innocence se conjuguait encore aux fêtes ! Quand on réclamait un jouet sans arrière-pensée, parce que les publicités nous avaient alléchés, entre deux Tom & Jerry, ou que l’on feuilletait avidement les catalogues fraîchement arrivés par la poste ! Dès la mi-novembre, je me souviens que je sautillais autour de mes parents ou de mes grands-parents, cherchant à voir si un de ces précieux catalogues ne s’était pas glissé dans le courrier du jour, entre lettres formelles et réclames bien moins exaltantes… Ah, les beaux jours, les beaux et doux moments !

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Noël, c’était la perspective du sapin que l’on décorait, les cantiques de Noël du Moyen-Âge, les lumières qui clignotaient, et que l’on fixait jusqu’à ce que leur scintillement se grave sur la rétine ; les plum pudding et les parfums du rhum ; les chocolats que les doigts enfiévrés déballaient chaque petit jour qui nous séparait de Noël, les chants et les après-midis de films un peu mièvres à la télévision…

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Pour moi, Noël avait ce parfum bien singulier de pâte d’amande savourée entre deux tranches de pain, de goûters tardifs, lovés sous le plaid ou contre le radiateur, de flocons dodus et de l’impatience ressentie au matin du vingt-quatre : enfin, j’allais recevoir mes cadeaux !

Et puis, les années ont passé et le regard candide de l’enfant a cédé place au dégoût. Noël en coulisses, c’était comme les dessous du cabaret : la fatigue, la vulgarité, les fards qui cachent la misère des cernes et les tenues brillantes, les corps las d’avoir trop dansés.

Il y avait les files interminables de voitures à l’entrée des parkings, les après-midis à slalomer entre les clients et leurs sacs trop remplis sous les néons pâles des magasins, les comptes en banque qui se vident des doléances des uns et des autres. L’injustice, aussi, car il y avait ceux qui se gavaient de caviars, de foie gras et de chocolats belges, et ceux qui devaient se contenter de petits riens, à peine mieux que l’ordinaire. Les animaux, chapons, dindes que l’on égorgeait par milliers pour satisfaire les palais des gourmets et engraisser les adultes, déjà trop bien-nourris ; et les oies qu’on forçait à manger des céréales, tuyau au bec, jusqu’à ce que leur foie devienne cirrhosé. C’était ce foie malade, jaune et graisseux que l’on s’arrachait sur toutes les tables ; on mangeait de la maladie, de l’angoisse et du stress, et cela faisait partie de la gastronomie française. La réalité est hideuse, mais les mentalités le sont plus encore : « oui, c’est cruel, d’accord. Mais c’est trop bon… »

Stop Gavage

Aujourd’hui, Noël se prépare dès le mois d’octobre. La surenchère des décorations dans les villes est posée des semaines et des semaines trop tôt, pour être sûr que tout soit prêt à temps. Les marchés de Noël ouvrent le 20 novembre et ferment début janvier (on devrait les appeler les marchés d’hiver, tiens, et les ouvrir encore plus tôt, pour être sûr que tout le monde y trouve son bonheur) proposent des huiles essentielles et des bouillottes, si ce ne sont pas des vêtements. Où est passé le bel esprit du Noël Alsacien que j’ai toujours connu, bredele, petits gâteaux fondants, épices et vins chauds ? Pourquoi faut-il toujours éblouir le consommateur avec plus, au péril de la qualité ? Les magasins ouvrent toujours plus tard, sacrifient des dimanches qui, au lieu de célébrer le calme et la lenteur refusée en semaine, deviennent courses aux achats. On multiplie les promotions et les publicités pour des gadgets inutiles, dont on vous promet qu’ils vous apporteront le bonheur longtemps cherché, jamais trouvé.

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C’est un véritable gavage d’information. Nous sommes tous devenus les oies d’une société malade, abreuvées d’une surabondance de biens matériels, de lumières et d’annonces, où le mot sobriété rime bien souvent avec grisaille. Et pourtant ! Ne faudrait-il pas revenir à cette bienheureuse sobriété pour se retrouver soi-même, et retrouver joie et santé, légèreté des fêtes en famille et du vivre-ensemble ?

J’aime la magie, et j’aime à penser que je suis capable de la voir, partout, au quotidien. Cependant, Noël a perdu de sa superbe et de son enchantement, pour moi.

J’aimerais retrouver l’innocence perdue que je ne le pourrais pas. La lucidité est à ce prix, dirait-on. Je n’aime plus Noël, parce que je ne supporte plus ce que ce mot représente aujourd’hui : il a perdu ses valeurs premières de solidarité, d’amour et de lumière. En vain, je cherche en moi l’excitation et la joie, mais je ne la retrouve plus.

Alors, en attendant, j’admire les petites lumières qui scintillent le long des carreaux froids, dans les rues embuées par mon souffle. Je tends l’oreille vers les grelots des étoiles, espérant saisir au vol un peu de l’écho d’un rire d’enfant ou revoir le traineau du Père Noël.

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Telle est donc la question que je me pose : aimer encore Noël, aimer vraiment Noël, et non agir en automate qui achète et consomme à tous prix, est-ce, dans notre société, un acte de résistance ? Afficher ses valeurs de sobriété et de douceur jusque dans une fête consumériste, débauche de nourriture et de présents, est-ce possible ? J’imagine que oui. Cela revient-il à une nécessaire marginalisation dans un monde qui refuse d’entendre raison ? Cette année, je ne me sens pas le cœur à fêter quelque chose qui ne me correspond pas. La fête du solstice, la nuit la plus longue de l’année, me parle davantage qu’un Noël devenu fou et auquel on a arraché tout le sens.

Et pourtant, il faudra bien, une année encore, être un peu hypocrite « au moins pour la famille », nous dit-on.

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Un jour…

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Les dîners du chat, Recettes magiques, Repas des elfes

Mystérieux oca et délicieuse recette ♥

Initialement, cet article aurait dû être publié au printemps dernier… Malheureusement pour nous, les ocas trop vite engloutis, je n’avais pu trouver de moment pour faire quelques photos (et les photos actuelles ne me satisfont toujours pas) de la recette. Forcée d’attendre d’en retrouver, j’ai été exaucée vendredi dernier… L’hiver s’en vient à pas de velours, air scintillant et parfum de Noël, mais êtes-vous prêt à un petit voyage temporel vers les terres verdoyantes du printemps ? Promis, l’espace d’un article, vous vous retrouverez soudain en mars. Si bien que quand vous lèverez la tête de votre écran, vous serez soudain surpris de voir les arbres dépouillés de leurs feuillages, nus, et la nuit tomber…

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Un vendredi après-midi. Ma mère et moi faisions, comme à l’accoutumée, les courses ensemble. C’est bien plus commode de ravitailler la maison à deux, bien plus convivial (on se raconte nos journées :-)), et comme nous cuisinons toutes les deux à la maison, ça nous permet de ne pas nous marcher sur les pieds, par rapport aux recettes que nous prévoyons de confectionner.

J’errais du côté des légumes, cherchant ce qui ferait notre régal de la semaine. Des brocolis émeraude, véritables petites forêt. Une salade fraîche et croquante. De précoces asperges vertes d’Italie. Des pleurotes au goût de rose.

Ils étaient là, comme des doigts dodus et roses. Les ocas du Pérou.

J’ai d’abord cru qu’il s’agissait de curieux topinambours. Mais non, pas du tout, les Ocas du Pérou faisant partie de la famille des Oxalidacées (même famille botanique que le trèfle !). Ils sont originaires des plateaux andins, où ils font partie de l’alimentation traditionnelle et sont très appréciés pour leur teneur en vitamines et minéraux. Attention cependant à toutes les personnes qui ont la goutte : évitez d’en consommer ; les ocas sont très riches en acide oxalique, comme les épinards, les blettes et la rhubarbe.

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Pour la petite histoire, les ocas sont introduits en Angleterre en 1829. On pensait que leurs propriétés similaires à la pomme de terre pourraient endiguer les effets délétères de la famine en Irlande. Cependant, le rendement de l’oca est bien moindre à celui de la patate qu’on associe tant à l’Irlande ; et le tubercule met bien plus de temps à venir à maturité…

Je l’avoue, j’ai un peu de mal avec le goût terreux du topinambour. Surtout ceux de mon jardin. Ils sont vite leidig, comme dirait ma grand-mère alsacienne. Pourtant, ces ocas ont immédiatement trouvé grâce à mes papilles. Après une cuisson à la vapeur de vingt minutes, pour faire « connaissance » avec ce légume, ils révèlent un parfum délicat de pomme de terre, qui n’est pas sans rappeler la pomme cuite, avec un croquant très agréable. La légère acidité se révèle en fin de bouche.

L’idée de les écraser en purée avec une bonne huile d’olive fruitée, du sel rose de l’Himalaya, du poivre, un soupçon de pesto m’est aussitôt venue (parfois, j’ai des illuminations, en cuisine XD). Et quand la saison viendra, j’ajouterais bien à cette purée qui change, de fraîches pousses et fleurs d’ail des ours, ajoutées juste avant de servir. Miam…

Vous me suivez dans cette petite recette réconfortante des fraîches soirées de printemps ? Qu’on déguste pour reprendre des forces après une bonne après-midi à bécher dans l’odeur de la glaise, avec la nuit qui tombe et le chant précoce des merles… Je m’y vois déjà. Décidément, j’aime le printemps…

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Purée d’Oca au sel rose de l’Himalaya et pesto :

  • 800g d’ocas du Pérou roses (moins acides et tellement jolis !)
  • 3 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 3 cuillères à soupe de pesto au basilic ou à l’ail des ours végane (le mien est de la marque BioVerde, aux noix de cajou et à l’ail des ours ; mais si vous en avez un fait maison, ce sera encore mieux ! Avec les bonnes herbes du jardin, romarin, basilic, ciboulette…)
  • 4 cuillères à soupe de crème de soja ou d’avoine (facultatif)
  • une pincée de sel rose de l’Himalaya
  • poivre noir du moulin
  • noix de muscade râpée.
  • 8 belles feuilles d’ail des ours ou une botte de ciboulette…

C’est une recette, comme je vous l’ai dit, de fainéant, qu’on prépare après une après-midi au grand air !

On place les ocas dans une marguerite, pour une cuisson douce à la vapeur. Comptez vingt bonnes minutes à partir de l’ébullition (pendant lesquelles vous pouvez vous reposer les gambettes ou les mettre à profit pour prépare une jolie salade printanière, du tofu sauté…) pour la cuisson.

Quand vos ocas sont tendres (vérifiez la cuisson à l’aide d’un couteau), écrasez-les (vous pouvez garder la peau, elle est toute fine quand ils sont tendres et jeunes. Sinon, vous pouvez les éplucher avant cuisson, mais vous allez vous amusez…) avec le  pesto, l’huile d’olive, la crème (facultatif), le sel, les épices. Battez bien la purée obtenue. (j’aime pour ma part utiliser un presse purée plutôt qu’un mixeur plongeur, mais à chacun ses préférences)

Coupez finement l’ail des ours/la ciboulette.

Servez la purée bien chaude avec votre salade/tofu sauté ou les deux à la fois (on a très faim après avoir passé un moment au jardin, en général), du pain frotté avec de l’ail et parsemez des herbes fraîches. Ou bien, en version réconfortante, avec des brocolis tout jeunes en salade et vinaigrette d’umebosis. Dégustez !

(mais cette recette douce et chaude est aussi parfaite pour les soirées d’hiver, une douce lecture à portée de main… Ici, le dernier numéro de Simple Things.)

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Tendrement vôtre,

Eve.