Douceurs enchantées, Recettes magiques

Frisson de noisette et poire juteuse

Au risque de vous sembler étrange… J’adore les examens. Évidemment, je râle pour la forme, comme tout le monde. Avant, le mot examen me plongeait dans une transe d’angoisse furieuse. J’avais trop peur de mes propres incapacités ou de l’échec pour aimer ces longues heures, les fesses rivées à une chaise, à écrire dans un silence opaque. Maintenant, c’est différent. Engranger les connaissances, remplir la bibliothèque de son esprit est quelque chose que je trouve magique. Ensuite, rédiger la dissertation ou le commentaire est comme un jeu, où il faut replacer le plus possible de ce que l’on sait. (et puis, vous savez, moi, du moment qu’il faut écrire…) Est-ce que j’ai toujours peur de l’échec ? Si une part de moi s’en moque désormais, l’autre, petite et sombre, sent toujours battre son cœur au moment des résultats. Et si… ? Et si quoi ? Et si j’avais raté ? Eh bien, il faudrait faire mieux la prochaine fois et comprendre où j’avais été plus faible.

J’adore les périodes d’examens, aussi. Oh, certes, il faut réviser, parfois tard le soir (parce qu’on a fait du yoga et écrit tout le reste de la journée, n’est-ce pas ?), mais ce temps passé à la maison, à organiser ses journées comme on le souhaite, encens, petites tisanes, chats, musique douce, me convient à merveille. Je pourrais travailler tous les jours dans une pareille ambiance ! Et puis, plus vite on finit une épreuve, plus il nous reste du temps pour faire ce que l’on veut ensuite, non ? Vu que les cours sont suspendus. (n.d.a : je ne suis pas du tout un modèle à suivre. NON, finir des épreuves de 4h en 2h30, ce n’est pas bien.)

C’était après un partiel d’histoire médiévale. Quelques étirements et postures de yoga, le ciel triste et morne… Une soudaine envie de cuisiner se présente à moi. A croire que Le Roman de la Rose de Jean de Meung m’avait donné quelque inspiration…

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Farandole d’épices, de poudres de rubis et d’or, légumes brossés au son des Raga Yaman (est-ce que vous saviez que chaque Raga, un morceau de musique hindoustanie qui suit un schéma de composition particulier, se devait d’être écouté à un moment précis de la journée et dans une humeur précise ? J’adore ce concept !), des pas de danse esquissés dans la cuisine. Et une soudaine envie de préparer un délicieux goûter…

Quelques pages feuilletées plus tard, je me décide pour des tartelettes amandines tirées de l’excellent Pâtisserie crue, d’Ophélie Verron.

Mais, voilà. Eve est une vilaine fille qui adore changer les recettes au gré de ses humeurs…

Les tartelettes sont devenues petites crèmes au parfum prononcé de caramel, couronnées de poire, et déposées sur un biscuit à la mesquite.

Cela vous fait envie ?

C’est étrange, mais moi aussi…

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Desserts gourmands au caramel de noisette et poire juteuse :

Pour 4 coupelles :

Pour la base :

  • 100g de petits flocons d’avoine
  • 20g de mesquite du Pérou
  • 10g de poudre de baobab
  • 40g de noix de cajou entières, non-grillées
  • une généreuse pincée de sel
  • 50g d’huile de noix de coco
  • 2 cuillères à soupe de sirop d’érable

Pour le caramel noisette-cajou :

  • 75g de purée de noix de cajou fluide
  • 45g de purée de noisettes grillées
  • 3 belles cuillères à café de miel de framboisier (vous pouvez remplacer par 2 belles cuillères à soupe de sirop d’érable)
  • 70ml de lait végétal ou d’eau (personnellement, je préfère utiliser de l’eau. Je trouve le résultat trop sucré, avec du lait végétal. Mais il faut savoir que j’aime le très peu sucré… So, it’s up to you!)
  • une belle pincée de sel marin
  • une pointe de couteau de vanille en poudre
  • 2 belles poires, bien mûres
  • une pincée de cannelle (facultatif)

Pour la base.

Commencer par réduire en poudre les petits flocons d’avoine avec les noix de cajou. Réservez.

Dans un récipient, mélangez les poudres (avoine-cajou, mesquite, baobab, sel), puis ajoutez l’huile de noix de coco en pommade (c’est mieux), ou fondue, avec le sirop d’érable. Mélangez avec les doigts de façon à obtenir une pâte qui s’effrite un peu. Etalez-la dans le fond d’une coupelle ou d’un moule à tarte, ce qui sera encore plus joli.

Placez au frais pour 30 minutes au moins.

Pendant ce temps, préparez le caramel.

Dans un bol, mélangez la purée de noix de cajou, de noisette, avec le miel, le sel et la vanille. Ensuite, ajoutez progressivement l’eau ou le lait végétal de votre choix, de façon à obtenir une crème fluide.

Nappez vos tartelettes ou desserts de la crème obtenue et replacez au frais pour faire prendre à la crème un onctueux irrésistible.

Avant de servir, éplucher les deux poires (pardonnez-moi, je ne sais pas éplucher une poire correctement x)), coupez-les en deux et évidez-les des parties filandreuses. Couronnez chaque dessert d’une moitié de poire, et saupoudrez (ou pas), d’un voile de cannelle.

Délectez-vous de vos petits goûters en admirant la neige glisser du ventre gris des nuages, une tasse tiède de thé dans la main…

Passez une tendre journée d’hiver, pleine de lumière et de magie !

Eve.

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Beauté, Réflexion

Vitamine B12 : êtes-vous carencé ?

On entend tout et n’importe quoi au sujet de la vitamine B12. Que les omnivores qui consomment des produits carnés ne peuvent pas souffrir de carence. On nous dit qu’elle est présente dans certains aliments du règne végétal et que la complémentation n’est pas obligatoire. Que prendre des compléments alimentaires n’est pas naturel. Que le régime végétalien n’a aucun sens et n’est pas naturel non plus, si on doit se complémenter à côté…

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En attendant, nous, on se pose toujours la même question :

B12 ou pas B12 ?

Comme ce sujet m’intriguait et que beaucoup d’omnivores se rengorgeaient au sujet de notre « régime déficient », je propose ici une réponse à partir de diverses études scientifiques.

Qu’est-ce que la B12 ?

Vitamine du groupe B, la cobalamine, de son petit nom, est une vitamine essentielle au fonctionnement de notre organisme. Elle favorise la croissance des enfants, permet le métabolisme des lipides, participe à la formation des globules rouges et joue un rôle dans la synthèse des neurotransmetteurs. Elle est essentielle pour le fonctionnement optimal de notre cerveau.

En vérité, la cobalamine se trouve rarement telle quelle dans la nature. Sous sa forme synthétique, celle qu’on trouve le plus souvent dans les compléments alimentaires, elle prend le nom de cyanocobalamine. L’hydroxocobalamine, la méthylcobalamine et l’adénosylcobalamine sont trois formes de la vitamine B12 naturelles, que l’on retrouve dans les aliments. La première doit être convertie par l’organisme en B12 bio-active pour être assimilée. Les deux suivantes sont directement assimilables par réaction enzymatique : ce sont les formes qu’on retrouve dans le sang et la moelle épinière, et qui sont stockées dans le foie.

Vous le voyez : c’est la jungle. Et il n’est pas facile au consommateur de s’y retrouver…

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Comment se forme la vitamine B12 ?

Il faut savoir qu’aucun animal, règne dont l’humain fait partie, ne synthétise de vitamine B12. Méfiez-vous de ceux qui vous disent que le système digestif, peuplé de bonnes bactéries, suffit à produire toute la vitamine B12 dont nous avons besoin ! Un microbiote sain peut en effet en produire de faibles quantités, mais l’absorption et l’assimilation de cette vitamine en niveau du côlon sont fortement limitées.

Ce sont des bactéries présentes sur le sol qui produisent cette vitamine essentielle. Les herbivores en absorbent de faibles quantités avec leurs aliments et les insectes qu’ils consomment (tout herbivore absorbe une faible quantité d’insectes avec sa nourriture – herbes, feuilles, fruits, etc.). Les lapins et chinchillas consomment leurs déjections parce que la production de B12 a lieu à la fin de la digestion. Pour bénéficier d’apports optimaux, ils ont donc développé des habitudes coprophages. Le cas des ruminants est un peu à part : c’est pendant la rumination, longue étape de la digestion, qu’a lieu une prolifération bactérienne et la production de vitamine B12. Comme nous, humains, n’avons pas les capacités de ruminer et n’allons certainement pas nous mettre à manger nos déjections, nous avons besoin d’apports de B12 alimentaires, à l’instar des carnivores, qui obtiennent leur B12 dans la chair des herbivores dont ils se nourrissent.

Où trouver de la vitamine B12 ?

Une alimentation omnivore conventionnelle obtiendra des apports en vitamine B12 journaliers grâce aux produits animaux consommés (viande, abats, œufs et produits laitiers, dans une moindre mesure). En revanche, dans un régime végétarien, et, plus encore, végétalien, les apports en vitamine B12 par l’alimentation sont proches de zéro.

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Cependant, les animaux d’élevage étant supplémentés, les omnivores absorbent de la vitamine B12 synthétique, indirectement, en mangeant de la viande. Un végéta*ien qui se supplémente n’est donc pas plus idiot qu’un omnivore qui mange de la viande.

Certains prétendent que les légumes issus de culture biologique non-lavés contiennent de la vitamine B12 en quantité infime sur la peau. Certes, mais en quantité trop faible pour combler nos besoins. D’autres parlent de la richesse des micro-algues, des graines germées, de la levure alimentaire et du tempeh, un tofu indonésien fermenté, en B12. ATTENTION à ces affirmations : ces produits contiennent une forme de vitamine B12 qui n’est pas biodisponible pour notre organisme. Cette pseudovitamine B12 ne comblera pas nos besoins. Au contraire, sa formule analogue à la cobalamine va lui permettre de se fixer à la place de la B12 et d’en entraver la bonne assimilation.

Quand on est végétalien, il est primordial de se supplémenter en vitamine B12. Et pas uniquement quand on est végétalien, d’ailleurs…

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La carence en vitamine B12 peut toucher tout le monde.

Il est vrai que notre organisme stocke la B12 dans le foie. Si nous n’en consommons pas pendant une période donnée, le corps s’approvisionnera dans nos réserves hépatiques. L’épuisement des réserves survient au bout de trois à six ans, parfois davantage. C’est pour cela que certains végétaliens qui ne se supplémentent pas ne ressentent pas de signes de carence – immédiatement. Elle survient parfois au bout d’une dizaine d’années. Et les signes sont insidieux, voire difficilement décelables.

Une carence en vitamine B12 entraîne, à terme, des symptômes neurologiques graves, voire irréversibles – qui n’apparaissent cependant qu’après des années de carence.

Un manque léger se traduit par des troubles de la mémoire, une fatigue inexpliquée, voire une anémie qui ne se résout pas. On trouve chez le patient de la nervosité, de l’irritation et des troubles de l’humeur, mais aussi des fourmillements dans les membres, une faiblesse immunitaire et des troubles de l’appétit. A terme, une dépression peut s’installer (si le corps manque de vitamine B12, la synthèse des neurotransmetteurs ne se fait plus comme il faut). La sphère digestive peut également être touchée : constipation, diarrhée, etc.

On le voit, les symptômes sont atypiques. On ne penserait pas forcément à relier une dépression ou des problèmes digestifs à une carence en B12. Et pourtant, il ne suffit pas d’être végétalien pour être touché ! La carence en B12 est répandue même parmi les omnivores. L’appauvrissement des sols en cobalt, la nourriture industrielle des animaux d’élevage et leur supplémentation massive rendent les animaux sensibles aux carences en B12. Les humains qui absorbent leur chair sont donc sujets à des carences, par effet de chaîne. Et puis, la vitamine B12 est sensible à la pollution et au stress. Une mauvaise alimentation, peu physiologique, en permet encore moins l’assimilation.

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Quelle forme prendre ?

Je vous l’avais dit, la cyanocobalamine est une forme de vitamine B12 synthétique, celle qu’on administre le plus souvent aux animaux d’élevage – comme leur nourriture ne leur permet pas d’apport en B12. Cependant, cette forme, étant synthétique, peut être mal tolérée par l’organisme, voire présenter une toxicité organique. Quand notre organisme la métabolise, il produit du cyanure en quantité infime – un poison pour le corps. Ensuite, la cyanocobalamine doit subir plusieurs transformations (quatre, en tout), pour être métabolisée par le corps ; son efficacité en est d’autant réduite. Certains chercheurs en déconseillent l’utilisation.

L’hydroxocobalamine n’est pas une forme de vitamine B12 directement bio-disponible par le corps, mais elle est déjà préférable à la cyanocobalamine. On privilégiera cependant des compléments alimentaires constitués de méthylcobalamine et d’adénosylcobalamine. En effet, ces deux formes sont présentes dans le corps naturellement et n’exigent pas d’être transformées par l’organisme avant métabolisation. Elles présentent donc une efficacité optimale pour le corps.

Quelle quantité et pour qui ?

Nos corps réclament une quantité journalière de vitamine B12 pour bien fonctionner. Voici un petit tableau récapitulatif trouvé sur Passeport Santé ; il s’agit d’une synthèse des normes américaines et canadiennes (que je trouve plus fiables que les normes françaises sur beaucoup de points).

Âge Quantité
(µg par jour)
de 0 à 6 mois 0,4 µg
de 7 à 12 mois 0,5 µg
de 1 à 3 ans 0,9 µg
de 4 à 8 ans 1,2 µg
de 9 à 13 ans 1,8 µg
14 ans et plus 2,4 µg
Femmes enceintes 2,6 µg
Femmes qui allaitent 2,8 µg

Cependant, certaines études récentes ont émis l’hypothèse que ces valeurs étaient sous-estimées par rapport aux besoins réels des individus.

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Les compléments alimentaires proposent des doses variables de vitamine B12 par comprimé. Quand certains recommandent une dose unique pour toute une semaine, d’autres déconseillent cette méthode (comme pour les doses uniques de vitamine D en Uvédose, qui sont l’équivalent, pour notre organisme, d’un coup de soleil, si je peux me permettre la comparaison). Mieux vaudrait, plutôt que de prendre 2000 µg par semaine, prévoir une dose quotidienne de 3 µg en plusieurs prises, ou une dose unique de 150 à 250 µg par jour pour un individu en bonne santé. Pourquoi cet écart entre les deux méthodes ? L’organisme ne peut assimiler que de petites quantités de B12 à la fois (facteur intrinsèque et assimilation passive). Une dose unique de 150 µg correspond à deux ou trois petites doses de 3 µg réparties sur la journée (source : http://www.vitamine-b12.net/dosage/). Rassurez-vous, la quantité finale de B12 assimilée ne sera pas excédentaire, mais suffira seulement à couvrir nos besoins. En cas de stress, d’exposition au tabac, de sensibilité aux infections, de malabsorption intestinale ou de mauvaise santé globale, la dose journalière doit être augmentée.

Alors, végétaliens de tous les pays…ne négligez pas votre B12 !

Quelques endroits où trouver de la Méthylcobalamine :

 

Citations inspirantes, Développement personnel, Lectures, Réflexion, Romans

La nuit des temps, René Barjavel

Tu as regardé les côtelettes avec horreur. Tu as dit :
– C’est un morceau coupé dans une bête ?
Je n’avais pas pensé à ça. Jusqu’à ce jour, pour moi, une côtelette n’était qu’une côtelette. J’ai répondu avec un peu de gêne :
– Oui.
Tu as regardé la viande, la salade, les fruits. Tu m’as dit :
– Vous mangez de la bête !… Vous mangez de l’herbe !… Vous mangez de l’arbre !…
J’ai essayé de sourire. J’ai répondu :
– Nous sommes des barbares.
J’ai fait venir des roses.
Tu as cru que cela aussi nous le mangions.

La Nuit des Temps, René Barjavel.

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Douceurs enchantées, Recettes magiques

Comme un parfum de pain d’épice…

Je ne sais pas vous, mais j’ai toujours été incapable de voir le 31 décembre autrement que comme un jour banal. De même que le premier janvier. Le cycle continue. Nous changeons d’année, mais…peu m’en chaut.

Peut-être suis-je effectivement trop celte dans ma tête pour considérer cette fête comme cruciale. (Pour moi, la Nouvelle Année débute au 31 octobre. Pas pour être originale à tous prix, mais parce que je trouve cela plus cohérent… Il faut d’abord laisser mourir l’ancien avec l’automne pour qu’un printemps puisse effectivement intervenir. Plonger avec le soleil dans la nuit pour accueillir la nouvelle lumière…)

Je sais que pour de nombreuses personnes, c’est un nouveau cycle psychologique qui s’engage et c’est pourquoi je souhaite toujours de bon cœur la Nouvelle Année aux miens et à ceux qui comptent. Que ces mois à venir augurent du meilleur ! Ce que je reproche, c’est que la date ne soit pas forcément bien choisie, mais cela ne tient qu’à moi !

En effet, à minuit, une nouvelle journée débute, et puis c’est tout. Ces années ne sont que des conventions humaines ; un calendrier calqué sur la nature pour essayer de dompter et de s’approprier un minimum ses rythmes. Evidemment, il est des fêtes qui me paraissent logiques : moissons, printemps, solstices… Mais le Nouvel An, franchement ? Enfin, soyons positifs, me voilà comme une vieille ronchon qui proteste sur tout ce qui passe à sa portée !

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Parce que le givre sur les arbres donne de délicieuses envies de cocooning et de chaleur, parce que la blancheur scintille derrière la brume, que quelques fées y promènent leurs ailes délicates, j’ai eu envie un après-midi de cuisiner. Un de mes grands plaisirs, lorsque je suis seule chez moi, c’est d’enfourner un délice de gâteau aux épices. Toute la maison est alors embaumée par un fantôme d’odeur ; la cannelle flotte comme une présence tiède, dans laquelle je voudrais me blottir, oublier que dehors, le froid, la tristesse et la solitude existent encore. Les zestes d’orange, cette acidité sur la langue, puis le bonheur qu’on hume à même le flacon (d’huile essentielle). Vanille noire, vanille ronde et précieuse, princesse qu’on transforma jadis en fleur d’orchidée, et qui fleurit sur tout ce que tu ne connaîtras jamais, bonheurs terrestres, enfants qu’on sert dans ses bras, amant dont la seule vision chavire le cœur… Les légendes content les chagrins des pertes et des peurs que nous voudrions ne jamais connaître. Je m’interroge : l’âme humaine recèle-t-elle tant de cruauté ? Aime-t-elle à voir souffrir autrui – cet autrui qu’elle espère éloigné d’elle à jamais ? Ou aime-t-elle ressentir de la compassion pour la misère de cet autre fictif, pour lequel elle se passionne à travers histoires et fictions ?

Non, mangez du pain d’épice, mais ne laissez pas votre esprit vous égarer dans des impasses philosophiques. Il paraît que c’est mauvais pour le moral…

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Pain d’épice sans gluten et produits animaux, mais pas sans goût

Un pain d’épices sans miel est-il encore un pain d’épices ? On m’a déjà posé la question. Plutôt que de laisser d’autres tourbillons philosophiques me happer, je vous répondrais ainsi : puisque ma recette se présente sous forme de pain et contient (passionnément) des épices, m’en voudrez-vous encore de ne pas utiliser de miel ? Je ne vous interdis pas de le faire, du moment qu’il est bio et que vous avez une petite pensée pour les abeilles qui l’ont produit (et puis, du miel, j’en mange aussi, hihi !)

Pour 12 généreuses parts :

  • 100ml de lait de riz (ou d’amande)
  • 140ml de sirop d’agave clair
  • 100g d’huile de noix de coco désodorisée ou de margarine végétale
  • 300g de farine (200g de farine de sarrasin, 100g de farine de riz complet)
  • 50g de farine de tapioca (ou de manioc)
  • 1 demi-cuillère à café de gomme de guar
  • 1 œuf de lin (1 cuillère à soupe de graines de lin moulues, mise à tremper dans 3 cuillères à soupe d’eau – le résultat va former une consistance mucilagineuse : voilà votre œuf de lin !)
  • 100g de sucre de canne Muscovado, pour le bon goût de réglisse
  • 1 cuillère à soupe de vinaigre de cidre
  • 1 cuillère à soupe d’épices à pain d’épices (cannelle, gingembre, anis étoilé, poivre, muscade, cardamome)
  • 1 cuillère à café de cannelle en poudre
  • 1 sachet de poudre à lever sans phosphates
  • 15 gouttes d’huile essentielle d’orange douce
  • 1 généreuse pincée de sel

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Je me suis inspirée très librement de la recette proposée dans le Plantes & Santé de janvier 2017 pour cette recette de pain d’épice.

Comment procéder ?

Préchauffez le four à 180°C.

Commencez par mettre le lait, la margarine ou l’huile de noix de coco désodorisée et le sirop d’agave dans une petite casserole. Laissez chauffer, puis coupez à la première ébullition.

Dans un saladier, mélangez les farines avec la fécule de tapioca, le Muscovado, les épices, le sel et la poudre à lever.

Faites un puits, puis ajoutez votre œuf de lin, puis le mélange lait-margarine-sirop d’agave. Versez, puis mélangez soigneusement.

Au dernier moment, ajoutez le vinaigre de cidre. Puis enfournez à four bien chaud, pour environ 45min de cuisson (vérifiez la cuisson à l’aide de la pointe d’un couteau. C’est cuit quand la pointe ressort sèche).

Attendez cinq minutes avant de démouler…puis régalez-vous ! Avec un délicieux thé, en admirant le givre sur les branches, dehors…

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Tendrement vôtre,

Eve.