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Ayurveda – le chemin du bonheur

Ceux qui me connaissent m’ont souvent entendu prononcer ce mot : Ayurveda. Et parce que beaucoup ont été curieux de savoir ce que désignait ce terme, j’ai pensé qu’écrire un petit article à ce sujet ne serait pas une mauvaise idée ♥

Ayurveda en sanskrit signifie « science de la vie ». S’intéresser à l’Ayurveda, une des plus anciennes médecines de l’humanité, c’est faire une plongée au cœur de la vie et de son essentiel. Comprendre qu’être en bonne santé, c’est potentialiser son capital de bonheur, de beauté et d’énergie ; et ne sont-ce pas les choses les plus importantes dans une vie ?

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J’ai découvert l’Ayurveda à seize ans, un peu par hasard, sur des paquets de tisane de la marque Yogi Tea. Sur chaque boîte, on trouvait annotés ces mystérieux symboles, couplés à des « – » ou à des « + » : V, P, K. Pour moi, il s’agissait ni plus ni moins d’une sorte d’équation ésotérique. A chaque fois que je les voyais, au moment de m’emparer de ma tisane, je fronçais les sourcils, perplexe. Des maths sur ma tisane ?

L’Ayurvéda travaille beaucoup à partir des tempéraments. Postulant que toute chose dans l’univers est constituée de cinq éléments (éther, air, feu, eau et terre), cette médecine millénaire part du principe que les hommes sont pareillement faits de proportions variables de ces cinq éléments. Chaque personne possède donc une constitution de naissance (qu’on nomme Prakriti) qui lui est propre. Elle va définir ses caractéristiques physiologiques et mentaux, régir son métabolisme, le prédisposer à certaines maladies plus qu’à d’autres, mais aussi lui donner les clefs pour vivre au mieux avec lui-même.

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Les mystérieux V, P et K de mes paquets de tisane sont les initiales de Vata (air + éther), Pitta (feu + eau) et Kapha (eau + terre), les noms des trois constitutions principales (qu’on nomme les Doshas) qu’on trouve en Ayurvéda. Évidemment, chaque individu est différent et aura plus ou moins de caractéristiques de Vata, Pitta ou Kapha. Ce n’est pas le fait d’être plutôt Vata ou plutôt Kapha qui nous définit, mais bel et bien la proportion dans laquelle les éléments se manifestent en nous.

Par exemple, une personnalité Vata (combinaison air + éther) sera définie comme aérienne, versatile et changeante comme le vent, quand elle bénéficiera d’une morphologie délicate, raffinée et légère. Quelqu’un qui aura une dominante Pitta (feu + eau) aura un excellent métabolisme, doublé d’une digestion à toute épreuve ; ces individus ont un tempérament de leader et sont prompts à la colère, comme le feu. Kapha, la dernière des constitutions (eau + terre) concerne des individus plutôt pragmatiques ; ils sont calmes et attentifs aux autres personnes ; maternels et toujours prêts au dialogue, ils ont un physique un peu plus lourd et une musculature très développée. Les Kapha font les meilleurs des athlètes.

Parce que chaque personne est différente, il est rare d’être un pur Vata, un pur Pitta ou un pur Kapha. Bien souvent notre constitution est mixte : c’est-à-dire que l’on possède des caractéristiques de plusieurs Doshas, dans des proportions qui nous sont propres. Certaines personnes ont également un équilibre parfait entre Vata – Pitta – Kapha. Cette conformation dite tridoshique est extrêmement rare, mais donne des individus très équilibrés. Cela dit, il n’y a pas de constitution « idéale ».

En Ayurvéda, on travaille majoritairement à partir des constitutions des personnes pour optimiser leur santé. La santé résulte d’un équilibre des éléments et de sa propre constitution ; travailler sur sa soi exige de compenser les déséquilibres inhérents à sa constitution et à sa nature. Par exemple, les individus Vata ont souvent des problèmes d’ancrage ; les pensées dans tous les sens, ils souffrent d’insomnie ou d’anxiété quand ils sont déséquilibrés. Au niveau physique, cela se manifeste par de la maigreur ou des problèmes articulaires. Les Pitta peuvent souffrir de violentes crises de colère, contracter des ulcères, ou avoir des inflammations. Les Kapha, quant à eux, sont plutôt prédisposés à l’obésité, à l’accumulation de mucus, qui peut générer des troubles bronchiques et entraîner de l’asthme.

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A travers une alimentation saine et un style de vie personnalisé (gestion du stress, exercice physique, massages, pensée positive…), la personne est prise en charge dans sa globalité. Le patient est impliqué dans la gestion de sa santé et apprend à véritablement agir sur son bien-être. Science de prévention des maladies, l’Ayurveda permet à l’individu de vivre le plus longtemps possible dans les meilleures conditions et dans le meilleur état de santé qui soit.

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Faire connaissance avec l’Ayurveda consiste donc à apprendre à vivre avec soi, en bonne intelligence, et dans le respect de son individualité.

J’espère que ce petit article, même s’il  donne de cette science millénaire une approche très (très !) schématique, vous aura donné envie d’en apprendre plus – sachant que l’Ayurveda est une véritable médecine.

Tendrement vôtre,

Eve ♥

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Faut-il avoir peur du soja ?

Entre le tofu, le tempeh, le lait de soja et les protéines de soja, le marché est envahi de produits dérivés de ce petit haricot nommé soja. Il s’agit d’une plante cultivée et consommée depuis des millénaires et qui, cependant, passionne aujourd’hui les foules.

Dans le milieu de la cuisine saine, on vante les vertus du tofu ; il est décrié à la télévision, brandi comme un pâle cliché du végétarisme.

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Bref, une légumineuse sujette à de nombreuses polémiques. Glycine max, prosaïquement nommé « soja jaune » (à ne pas confondre avec le haricot mungo (Vigna radiata), la plante que l’on fait germer pour obtenir les fameuses « pousses de soja » qui…ne sont pas du soja !) était déjà considéré en Chine comme l’une des cinq plantes sacrées, près de trois millénaires avant notre ère. Soja, riz, blé, orge, millet étaient alors la base de l’alimentation chinoise.

Depuis, la petite graine a fait son chemin dans le monde entier, s’implantant peu à peu dans le reste de l’Asie, jusqu’à être introduite dans la gastronomie traditionnelle de nombreux pays. Son arrivée aux Amériques et en Europe s’avère relativement récente, car le soja n’est apparu sous forme de préparations diététiques ou de boissons infantiles qu’à l’extrême-fin du XIXème siècle (voire début XXème).

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De nos jours, une très large partie de la production de soja est destinée à nourrir le bétail, sous forme de tourteaux. Une autre partie, transformée et achetée sous forme fermentée de miso, de tempeh ou de tofu, est destinée à l’alimentation humaine. Sa richesse en protéines complètes (elles renferment les huit acides aminés que le corps ne sait pas synthétiser), en lipides (oméga 6) et sa relative pauvreté en glucides en font un aliment de choix pour remplacer les produits carnés, lorsque l’on est végétarien ou végétalien, ou simplement quand on souhaite diminuer ses apports de viande ou de poisson. Son profil nutritionnel est tout à fait équilibré ; en plus de contenir des nutriments intéressants, le soja est également riche en vitamines et oligo-éléments.

Pourquoi cette crainte de consommer du soja, alors ?

Les coupables sont une substance retrouvée dans la fève de cette légumineuse, les fameuses phyto-hormones dont vous avez forcément déjà entendu parler.

Futura-science donne la définition suivante des phyto-hormones :

« Hormone végétale. Substance biologique hautement active qui régule la croissance et le développement des plantes. Certaines agissent en tant que vecteur d’information pour réagir aux stress environnementaux (stress hydrique, attaque par des herbivores…), voire pour communiquer entre plantes. »

(Si vous souhaitez une explication plus complète et plus scientifique, rendez-vous sur http://www.universalis.fr/encyclopedie/phytohormones-hormones-vegetales/)

Parmi ces phyto-hormones, le soja renferme notamment des isoflavones, dont de la génistéine, la daidzéine et la glycitéine. Ces substances exercent une forte activité antioxydante sur le corps humain. Leur structure est similaire à celle des œstrogènes, hormones emblématiques du cycle féminin, dont elles miment l’action. Elles sont bel et bien actives sur le plan hormonal, et se fixent, au moins en partie, sur nos propres récepteurs hormonaux. Il faut préciser que leur activité hormonale est cependant de 1000 à 10 000 fois inférieure à celle de nos hormones endogènes.

C’est là que cela devient intéressant : les isoflavones entrant en interaction avec nos propres productions hormonales, elles exercent un effet régulateur sur notre équilibre hormonal. Par exemple, si votre organisme produit trop d’œstrogènes, les isoflavones vont en partie bloquer leur synthèse et leur assimilation. A l’inverse, en cas de carences, les isoflavones vont agir positivement sur le corps et permettre de combler les manques.

C’est aussi de là que sont parties les rumeurs sur la nocivité du soja en cas de cancer, et notamment de cancer du sein hormono-dépendant. Certaines hormones, dont font partie nos œstrogènes, exercent en effet une action de croissance sur les cellules cancéreuses. A l’inverse, certaines études (Nagata C., Mizoue T. et coll. Soy intake and breast cancer risk: an evaluation based on a systematic review of epidemiologic evidence among the Japanese population.) ont démontré l’action protectrice des phyto-œstrogènes, qui permettraient la destruction partielle des cellules cancéreuses.

Vous le voyez, la réalité n’est ni blanche, ni noire, mais bien plus complexe que cela…

Les allégations pro ou anti-cancer du soja sont souvent fondées sur une confusion entre œstrogènes et phyto-œstrogènes. S’y ajoute une certaine méconnaissance de leur rôle d’action dans l’organisme. Loin de moi l’idée de trancher (qui suis-je pour cela ?) et de penser à votre place. Cependant, je vous laisserai quelques utiles informations sur la fréquence de cancers du sein en Asie, pays qui est un grand consommateur de soja depuis des siècles : là-bas, les femmes ne sont pratiquement pas touchées par ce fléau.

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Pourquoi ?

Tout simplement parce que tous les produits dérivés du soja ne se valent pas.

En Asie, la consommation de soja est certes régulière, mais elle excède rarement les 50g par jour. En outre, le soja est presqu’exclusivement consommé sous sa forme fermentée : tofu, miso, tempeh. La fermentation, en effet, fait drastiquement baisser le taux d’isoflavones contenu dans le soja. A l’inverse, le lait de soja, une des formes les plus courantes sous laquelle on consomme le soja en Occident (et pour ainsi dire inconnu en Asie) est extrêmement riche en isoflavones !

Sachez en outre que le soja, sous sa forme non-fermentée, est très riche en substances anti-nutritionnelles : les lectines et l’acide phytique sont des substances produites par la graine pour empêcher sa germination en l’absence de conditions propices. Sans trempage ni fermentation, ces substances sont toujours présentes dans la graine que vous consommez. Au moment de la digestion, les lectines et l’acide phytique agissent en se collant aux oligo-éléments, type calcium et magnésium, dont l’assimilation est entravée par la muqueuse intestinale.

Comment consommer le soja ?

Comme toujours, prudence et parcimonie sont de mise. Ne pas en faire une consommation trop importante (ne pas oublier qu’en Chine, il est vu comme condiment ; en outre, les Asiatiques sont habitués à en consommer depuis des millénaires. Forcément, cet aliment est mieux adapté à leur organisme qu’au nôtre !) et, surtout, éviter de boire trop souvent du lait de soja, extrêmement riche en isoflavones et en facteurs anti-nutritionnels. Ce conseil s’applique à tous, mais plus particulièrement aux femmes enceintes, enfants et femmes souffrant de cancer hormono-dépendant.

En revanche, le soja sous sa forme fermentée (miso, tempeh, lacto-fermenté) ne présente pas de risque, la fermentation débarrassant l’aliment de ses facteurs anti-nutritionnels et d’une partie des phyto-oestrogènes ; il présenterait au contraire une action protectrice et régulatrice du système hormonal.

Paracelse ne disait-il pas déjà pas que “ Tout est poison et rien n’est sans poison; la dose seule fait que quelque chose n’est pas un poison. ” ?

Beauté, Réflexion

Vitamine B12 : êtes-vous carencé ?

On entend tout et n’importe quoi au sujet de la vitamine B12. Que les omnivores qui consomment des produits carnés ne peuvent pas souffrir de carence. On nous dit qu’elle est présente dans certains aliments du règne végétal et que la complémentation n’est pas obligatoire. Que prendre des compléments alimentaires n’est pas naturel. Que le régime végétalien n’a aucun sens et n’est pas naturel non plus, si on doit se complémenter à côté…

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En attendant, nous, on se pose toujours la même question :

B12 ou pas B12 ?

Comme ce sujet m’intriguait et que beaucoup d’omnivores se rengorgeaient au sujet de notre « régime déficient », je propose ici une réponse à partir de diverses études scientifiques.

Qu’est-ce que la B12 ?

Vitamine du groupe B, la cobalamine, de son petit nom, est une vitamine essentielle au fonctionnement de notre organisme. Elle favorise la croissance des enfants, permet le métabolisme des lipides, participe à la formation des globules rouges et joue un rôle dans la synthèse des neurotransmetteurs. Elle est essentielle pour le fonctionnement optimal de notre cerveau.

En vérité, la cobalamine se trouve rarement telle quelle dans la nature. Sous sa forme synthétique, celle qu’on trouve le plus souvent dans les compléments alimentaires, elle prend le nom de cyanocobalamine. L’hydroxocobalamine, la méthylcobalamine et l’adénosylcobalamine sont trois formes de la vitamine B12 naturelles, que l’on retrouve dans les aliments. La première doit être convertie par l’organisme en B12 bio-active pour être assimilée. Les deux suivantes sont directement assimilables par réaction enzymatique : ce sont les formes qu’on retrouve dans le sang et la moelle épinière, et qui sont stockées dans le foie.

Vous le voyez : c’est la jungle. Et il n’est pas facile au consommateur de s’y retrouver…

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Comment se forme la vitamine B12 ?

Il faut savoir qu’aucun animal, règne dont l’humain fait partie, ne synthétise de vitamine B12. Méfiez-vous de ceux qui vous disent que le système digestif, peuplé de bonnes bactéries, suffit à produire toute la vitamine B12 dont nous avons besoin ! Un microbiote sain peut en effet en produire de faibles quantités, mais l’absorption et l’assimilation de cette vitamine en niveau du côlon sont fortement limitées.

Ce sont des bactéries présentes sur le sol qui produisent cette vitamine essentielle. Les herbivores en absorbent de faibles quantités avec leurs aliments et les insectes qu’ils consomment (tout herbivore absorbe une faible quantité d’insectes avec sa nourriture – herbes, feuilles, fruits, etc.). Les lapins et chinchillas consomment leurs déjections parce que la production de B12 a lieu à la fin de la digestion. Pour bénéficier d’apports optimaux, ils ont donc développé des habitudes coprophages. Le cas des ruminants est un peu à part : c’est pendant la rumination, longue étape de la digestion, qu’a lieu une prolifération bactérienne et la production de vitamine B12. Comme nous, humains, n’avons pas les capacités de ruminer et n’allons certainement pas nous mettre à manger nos déjections, nous avons besoin d’apports de B12 alimentaires, à l’instar des carnivores, qui obtiennent leur B12 dans la chair des herbivores dont ils se nourrissent.

Où trouver de la vitamine B12 ?

Une alimentation omnivore conventionnelle obtiendra des apports en vitamine B12 journaliers grâce aux produits animaux consommés (viande, abats, œufs et produits laitiers, dans une moindre mesure). En revanche, dans un régime végétarien, et, plus encore, végétalien, les apports en vitamine B12 par l’alimentation sont proches de zéro.

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Cependant, les animaux d’élevage étant supplémentés, les omnivores absorbent de la vitamine B12 synthétique, indirectement, en mangeant de la viande. Un végéta*ien qui se supplémente n’est donc pas plus idiot qu’un omnivore qui mange de la viande.

Certains prétendent que les légumes issus de culture biologique non-lavés contiennent de la vitamine B12 en quantité infime sur la peau. Certes, mais en quantité trop faible pour combler nos besoins. D’autres parlent de la richesse des micro-algues, des graines germées, de la levure alimentaire et du tempeh, un tofu indonésien fermenté, en B12. ATTENTION à ces affirmations : ces produits contiennent une forme de vitamine B12 qui n’est pas biodisponible pour notre organisme. Cette pseudovitamine B12 ne comblera pas nos besoins. Au contraire, sa formule analogue à la cobalamine va lui permettre de se fixer à la place de la B12 et d’en entraver la bonne assimilation.

Quand on est végétalien, il est primordial de se supplémenter en vitamine B12. Et pas uniquement quand on est végétalien, d’ailleurs…

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La carence en vitamine B12 peut toucher tout le monde.

Il est vrai que notre organisme stocke la B12 dans le foie. Si nous n’en consommons pas pendant une période donnée, le corps s’approvisionnera dans nos réserves hépatiques. L’épuisement des réserves survient au bout de trois à six ans, parfois davantage. C’est pour cela que certains végétaliens qui ne se supplémentent pas ne ressentent pas de signes de carence – immédiatement. Elle survient parfois au bout d’une dizaine d’années. Et les signes sont insidieux, voire difficilement décelables.

Une carence en vitamine B12 entraîne, à terme, des symptômes neurologiques graves, voire irréversibles – qui n’apparaissent cependant qu’après des années de carence.

Un manque léger se traduit par des troubles de la mémoire, une fatigue inexpliquée, voire une anémie qui ne se résout pas. On trouve chez le patient de la nervosité, de l’irritation et des troubles de l’humeur, mais aussi des fourmillements dans les membres, une faiblesse immunitaire et des troubles de l’appétit. A terme, une dépression peut s’installer (si le corps manque de vitamine B12, la synthèse des neurotransmetteurs ne se fait plus comme il faut). La sphère digestive peut également être touchée : constipation, diarrhée, etc.

On le voit, les symptômes sont atypiques. On ne penserait pas forcément à relier une dépression ou des problèmes digestifs à une carence en B12. Et pourtant, il ne suffit pas d’être végétalien pour être touché ! La carence en B12 est répandue même parmi les omnivores. L’appauvrissement des sols en cobalt, la nourriture industrielle des animaux d’élevage et leur supplémentation massive rendent les animaux sensibles aux carences en B12. Les humains qui absorbent leur chair sont donc sujets à des carences, par effet de chaîne. Et puis, la vitamine B12 est sensible à la pollution et au stress. Une mauvaise alimentation, peu physiologique, en permet encore moins l’assimilation.

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Quelle forme prendre ?

Je vous l’avais dit, la cyanocobalamine est une forme de vitamine B12 synthétique, celle qu’on administre le plus souvent aux animaux d’élevage – comme leur nourriture ne leur permet pas d’apport en B12. Cependant, cette forme, étant synthétique, peut être mal tolérée par l’organisme, voire présenter une toxicité organique. Quand notre organisme la métabolise, il produit du cyanure en quantité infime – un poison pour le corps. Ensuite, la cyanocobalamine doit subir plusieurs transformations (quatre, en tout), pour être métabolisée par le corps ; son efficacité en est d’autant réduite. Certains chercheurs en déconseillent l’utilisation.

L’hydroxocobalamine n’est pas une forme de vitamine B12 directement bio-disponible par le corps, mais elle est déjà préférable à la cyanocobalamine. On privilégiera cependant des compléments alimentaires constitués de méthylcobalamine et d’adénosylcobalamine. En effet, ces deux formes sont présentes dans le corps naturellement et n’exigent pas d’être transformées par l’organisme avant métabolisation. Elles présentent donc une efficacité optimale pour le corps.

Quelle quantité et pour qui ?

Nos corps réclament une quantité journalière de vitamine B12 pour bien fonctionner. Voici un petit tableau récapitulatif trouvé sur Passeport Santé ; il s’agit d’une synthèse des normes américaines et canadiennes (que je trouve plus fiables que les normes françaises sur beaucoup de points).

Âge Quantité
(µg par jour)
de 0 à 6 mois 0,4 µg
de 7 à 12 mois 0,5 µg
de 1 à 3 ans 0,9 µg
de 4 à 8 ans 1,2 µg
de 9 à 13 ans 1,8 µg
14 ans et plus 2,4 µg
Femmes enceintes 2,6 µg
Femmes qui allaitent 2,8 µg

Cependant, certaines études récentes ont émis l’hypothèse que ces valeurs étaient sous-estimées par rapport aux besoins réels des individus.

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Les compléments alimentaires proposent des doses variables de vitamine B12 par comprimé. Quand certains recommandent une dose unique pour toute une semaine, d’autres déconseillent cette méthode (comme pour les doses uniques de vitamine D en Uvédose, qui sont l’équivalent, pour notre organisme, d’un coup de soleil, si je peux me permettre la comparaison). Mieux vaudrait, plutôt que de prendre 2000 µg par semaine, prévoir une dose quotidienne de 3 µg en plusieurs prises, ou une dose unique de 150 à 250 µg par jour pour un individu en bonne santé. Pourquoi cet écart entre les deux méthodes ? L’organisme ne peut assimiler que de petites quantités de B12 à la fois (facteur intrinsèque et assimilation passive). Une dose unique de 150 µg correspond à deux ou trois petites doses de 3 µg réparties sur la journée (source : http://www.vitamine-b12.net/dosage/). Rassurez-vous, la quantité finale de B12 assimilée ne sera pas excédentaire, mais suffira seulement à couvrir nos besoins. En cas de stress, d’exposition au tabac, de sensibilité aux infections, de malabsorption intestinale ou de mauvaise santé globale, la dose journalière doit être augmentée.

Alors, végétaliens de tous les pays…ne négligez pas votre B12 !

Quelques endroits où trouver de la Méthylcobalamine :

 

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Votre petit-déjeuner : un antidote à la mauvaise humeur

De ma vie, je crois que je n’ai jamais manqué le petit-déjeuner. Même malade, il a toujours fallu que je mange quelque chose : porridge, tartines ; sucré, salé, fruits… Toutes sortes d’envies se sont succédées au cours de ma petite vie. Enfant, je ne jurais que par le salé : des crêpes au jambon et au ketchup, les jours de fête ; ou, mon repas préféré, du fromage de chèvre frais, fondu et grillé sur du pain, avec un filet d’huile d’olive…

A l’adolescence, mes parents ont découvert la crème Budwig, et m’en ont fait profiter : cependant, je détestais le goût de ce mélange, celui des graines fraîchement moulues (sarrasin, graines de lin), mélangées avec du yaourt entier et de la banane. Ma maman avait ainsi mis au point une version savoureuse, quoiqu’assez sucrée, juste pour moi qui détestait la version originale : toujours sarrasin et graines de lin fraîchement moulues du matin, avec du miel, du cacao et de la banane, de l’huile de lin et de colza, et, finalement, des fruits frais de saison à côté.

Il y a ensuite eu le porridge, les tartines de Chocolinette et de tartinade chocolatée bio, et enfin, depuis peu, le sésame noir sur du pain intégral, avec des fruits frais.

Quitter le lit, par des petits matins endormis, pour savoir que le froid de l’hiver sur les jambes et les pieds nus sera compensé par un savoureux petit-déjeuner, un repas préparé avec amour, est une perspective délicieuse. Se faufiler jusqu’à la cuisine, manger une pomme, une poire ou se délecter d’un smoothie devant une fenêtre. Ce sont des moments de pause, de retrouvailles avec soi. Ce n’est pas toujours le cas, cependant. Pour certains, matin rime avec se presser, se bouger et on néglige bien souvent le petit-déjeuner. La caresse des draps est chaude sur la peau et on replongerait bien dans ses rêves tout doux, au lieu de descendre, de tituber dans ses pantoufles, et de trouver le chemin de la salle de bain.

Alors que prendre du temps est tellement mieux, tellement plus doux que de se précipiter pour avaler à toute allure des céréales, sorties du paquet, sur un verre de lait ou de jus froid…

Ainsi vais-je vous proposer un florilège de mes petits déjeuners favoris, avec l’organisation autour pour laisser le temps de déguster et d’apprécier la vie. Ce n’est pas parce qu’on travaille ou qu’on va à la fac, qu’on n’a pas le droit de vivre et de profiter de sa journée… Telle est ma philosophie, du moins…

Prêts ? ♥

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Tartines noires et fruits frais.

Un de mes favoris, parce que je le trouve délicieusement réconfortant, en été, comme en hiver, tout en étant facile à digérer. Il tient bien au corps pour toute la matinée et apporte à l’organisme les nutriments dont il a besoin pour affronter une journée de stress et de travail…

Le sésame, par exemple, est un trésor, pour ceux qui cherchent à booster leurs apports en calcium et en magnésium (amis végétariens, bonsoir !). Avez-vous déjà goûté du sésame noir ? Son goût plus fin, sa saveur typée, me le font préférer au sésame blanc et au simple tahin – que je trouve, étonnamment, bien plus amer. En outre, comme tous les aliments de couleur noire, il est riche en antioxydants et en oligo-éléments, comme il conserve son enveloppe externe et n’a pas été raffiné. Je vous propose de le manger sur des tartines de pain intégral ou de petit-épeautre, légèrement grillées, avec des fruits frais.

Personnellement, je le préfère nature, plutôt que sucré (que ce soit avec de la mélasse, de la confiture ou du miel), mais libre à vous d’ajouter quelques lamelles d’abricots séchés ou de dattes sur vos tartines ♥

  • 2 belles tartines de pain complet ou intégral, légèrement grillées ;
  • 1 à 2 cuillères à soupe (rases) de sésame noir (je dis ces mesures un peu au pif, parce que je ne mesure évidemment pas du tout la quantité… Je tartine juste généreusement mon pain)
  • des fruits frais de saison (en hiver, le duo pomme-poire, un kaki bien blet ; au printemps : poires et fruits rouges ; en été : pêches, abricots, prunes ; en automne : figues, prunes, pommes et poires, raisin…)
  • une boisson chaude, parce qu’il est toujours bon de réveiller l’organisme et de stimuler la digestion avec du thé, du rooibos ou un chaï, surtout en hiver. Cependant, prenez garde :, boire du thé en mangeant inhibe l’absorption du fer.

Il va sans dire que si vous n’aimez pas le sésame, il est tout à fait possible de le remplacer par de la purée de cajou ou de noisettes, ou d’amandes…

Smoothie bowl

Un de mes petits favoris en été ou au printemps, lorsqu’il fait chaud ou que j’ai davantage de temps pour créer ♥

Cette recette est tout à fait personnelle, parce que je ne peux pas manger de banane, surtout pas crues (sans doute la crème Budwig me faisait-elle mal au ventre parce que j’étais intolérante aux bananes, tout simplement), mais sentez-vous libre d’en ajouter une ou deux, ou de remplacer certains fruits par de la banane.

Au-dessus de mon smoothie, que j’aime épais comme une compote, et manger à la cuillère, je saupoudre un généreux topping de mon invention.

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 Le smoothie :

  • une belle mange sauvage, bien mûre (ou bien une mangue Atolfo, une des plus savoureuses, à mon goût), soit environ 200g de fruits
  • des fruits de saison (poire, fruits rouges, pêche sans la peau, nectarine, abricot…)
  • une ou deux dattes Mazafati (facultatif, si jamais vos fruits sont peu sucrés, par exemple)
  • une demi cuillère à café de cannelle ou un peu de vanille en poudre

Pour le topping : un granola maison, improvisé à partir des ingrédients suivants :

  • 30g de noix de cajou
  • 15g de fèves de cacao cru
  • 1 cuillère à café d’huile de coco en pommade
  • 1 cuillère à soupe de germe de blé
  • 4 abricots secs ou de la pâte d’abricots secs

Passer tous les ingrédients du topping au blender et réserver.

Passer tous les ingrédients du smoothie au blender et verser dans un bol. Saupoudrez avec le topping…et déguster ♥

Saupoudrer de pollen, éventuellement.

Cette recette s’accommode très bien d’un honeybush ou d’un thé vert aux fleurs de cerisier.

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Porridge :

Si j’en raffolais il y a quelques années, je mange beaucoup moins de porridges sucrés maintenant. Je le préfère en version salée (oui, je suis un bec salé). L’avoine dans des crêpes moelleuses ou des petits pains, par exemple, est-ce que vous imaginez ce rêve ?

Mais je vous donne cette recette qui m’a longtemps régalée et qui est comme une petite flamme chaude dans le ventre, une protection face au froid de l’hiver…

  • 3 belles cuillères à soupe de flocons d’avoine (petits) ; il est possible de trouver des flocons d’avoine sans gluten ;
  • 200 à 250ml de lait de riz (mon petit chouchou ; mais le lait d’amande, de noisette, de chanvre ou de cajou, ou…tous les laits que vous aimez, sont une possibilité. Notez simplement qu’il faudra adapter la quantité de sucrant au lait choisi ♥)
  • 1 cuillère à soupe de sirop d’érable (facultatif ; personnellement, je le préfère nature)
  • 1 cuillère à soupe d’abricots secs coupés en morceaux ou de raisins secs
  • une pointe de couteau de vanille, quelques gousses de cardamome ou un bâton de cannelle
  • des fruits de saison, que vous pouvez manger natures, ou bien juste passés à la poêle avec un peu d’huile de noix de coco, ou compotés, selon votre sensibilité intestinale et vos envies

Mettez les flocons d’avoine avec le lait, les épices et le sucrant (facultatif) dans une petite casserole et placez le mélange sur feu doux. Comme dans un chaudron pour une potion magique, c’est avec amour que votre porridge sera meilleur ; alors, n’oubliez pas ces pauvres flocons sur le feu ! 10 minutes suffisent en général à donner la consistance idéale. Vous pouvez ajouter un peu plus de lait si vous l’aimez liquide.

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Je vous encourage à personnaliser votre porridge de toutes les façons possibles ! Avec une grosse cuillère à soupe de purée de noisette, d’amande ou de cajou ; avec du chocolat mis à fondre sur le dessus, avec du beurre de coco ; avec des poudres de superaliments ; avec de la compote… Je vous conseille de manger vos fruits un peu à distance du porridge : meilleur pour la digestion. Mais il y a des fois où on ne peut pas. Et ce n’est pas grave !

Mais comment s’organiser ?

Je vous avais déjà parlé de mes routines du soir ? Eh bien, le matin, j’ai depuis peu adopté une petite routine confortable aussi, qui m’aide à être sereine, heureuse et bienveillante pour la journée à venir.

Je la conseille tout particulièrement aux gens anxieux ou qui ruminent beaucoup ; aux gens qui éprouvent beaucoup de stress dans leur journée de travail, et, pour finir, à tous ceux qui râlent de manquer de temps pour faire du Yoga ou de la méditation, pris par un quotidien trop riche. Comme j’ai souvent cours à 8h30 et que je dois partir de chez moi vers 7h40, je me lève à 6h pour avoir le temps de tout faire sans précipitation.

Donc… ceci n’est évidemment qu’un exemple, mais j’espère que vous pourrez le calquer sur vos habitudes personnelles ou vos envies.

Le premier geste, quand je me lève, est d’ouvrir mon volet, de lire une citation, puis d’aller aux toilettes. (chose qui peut paraître triviale, mais qui a son importance pour se débarrasser des toxines de la nuit !)

N’oubliez pas de BOIRE un à deux verres d’eau, tiède en été ; un bon geste peut aussi être de boire un citron pressé tiède aux changements de saison, par cure de 2 à 3 semaines.

Je pratique également gandouche, un petit geste d’hygiène tiré de l’Ayurveda : il s’agit de prendre une cuillère à soupe d’huile dans la bouche, sans l’avaler, et de l’y garder pendant 10 minutes. Avec la langue, on passe l’huile d’une joue à l’autre, on fait mine de ses brosser les dents avec la langue… puis on crache ! Si l’huile a un aspect laiteux, avec des saletés dedans, c’est normal : vous avez éliminé les toxines qui se trouvaient dans votre bouche et sur la langue. N’oubliez pas que la bouche est le premier endroit par lequel les aliments transitent, et le début du cycle digestif ! Si vous ne parvenez pas à garder l’huile plus de quelques minutes dans la bouche, c’est normal au début. La première fois, j’avais tenu à peine 2 minutes…

Ensuite, yoga time ! Pas de réseaux sociaux ni de téléphone, le matin. Allons à l’essentiel. Le matin, on a souvent des petites raideurs, et c’est normal au sortir du lit. Donc je vous conseille de vous échauffer par des postures de l’arbre, de la demi-lune, de l’enfant et du fœtus. Privilégiez des postures toniques ou plus apaisantes, selon votre état d’esprit. Quelques salutations au soleil sont toujours une bonne idée, je pense.

Ensuite, je m’octroie toujours quelques minutes de méditation : soit en Savasana, soit en lotus, cela dépend. Au moins 10 minutes à laisser passer les pensées et se concentrer sur son souffle.

Ensuite, je me débarbouille le visage, je me brosse les cheveux, fais mes soins d’hygiène matinale puis je m’habille.

Vient ensuite le moment du petit-déjeuner, qui est une vraie pause douceur, avec mes chiens et mes chats autour de moi, souvent seule, parfois en compagnie de mes parents et de ma sœur, mais toujours avec un livre !

Et lorsque vient l’heure de gagner les bancs de la fac, je suis prête !

(je vous conseille aussi de garder cette routine en vacances ou le week-end, pour préserver les bonnes habitudes ♥)

Et vous, avez-vous des petites routines matinales ?

Beauté, Contes & histoires, Réflexion

Do you believe in Faeries ?

Alors que j’avais six ans, je suis allée pour la toute première fois au cinéma avec mes parents, pour voir Peter Pan. Comme une grande, alors que la nuit tombait et que les autres enfants filaient au lit. Evidemment, cette première sortie m’a marquée, sans doute davantage que le film, dont je n’ai pas gardé un souvenir impérissable.

Sauf, peut-être, de cette petite phrase, prononcée comme une ritournelle innocente :

« Do you believe in Faeries ? »

Je me souviens fort bien du choc que j’ai ressenti en voyant Clochette pâtir du manque de foi des hommes et des enfants. Presque mourir… Et je me souviens fort bien de mon cœur qui battait et de mon imaginaire qui s’emballait : est-ce que, si j’arrêtais aussi de croire aux fées, je finirai par tuer ces délicates créatures ? Est-ce que moi, du haut de mes six ans, je pouvais être capable d’un acte aussi abject et aussi irréfléchi ?

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Question existentielle qui m’a travaillée jusqu’à ce que nous rentrions, par la ville dont j’admirais les lumières et les ombres des arbres. Près de ma petite table de nuit, je me questionnais : et si, un jour, je cessais d’y croire ? Pouvais-je tuer ? Mais… Est-ce que la magie et les fées existaient vraiment ?

Petite, j’avais honte de ma famille, de moi, et de ce que nous représentions. Oh, c’était un sentiment idiot, mais on me faisait déjà tellement percevoir ma différence que j’avais essayé par tous les moyens de rentrer dans le moule et de taire ce que j’étais. Adolescente, je me suis inventée, dessinée, créée de toute pièces ; j’ai tenté de m’habiller comme tout le monde, puis de devenir gothique, d’essayer tout un tas de styles, d’imiter les autres, juste pour me fuir. J’étais malheureuse, mélancolique, déprimée, et je vivais davantage dans l’illusion de mes rêves que dans une réalité corporelle et matérielle qui me pesait. Jusqu’à quinze ans. L’anorexie est passée par là, brûlant toutes les identités successives de moi que j’avais inventées. Jusqu’au noyau. Jusqu’à ce que, pas à pas, je tente de m’en sortir en étant moi – juste moi. Jusqu’à ce que je tire du feu le fer en fusion pour le marteler et lui donner la forme qu’il contenait, parmi les infinités de possibles.

Quel rapport avec les fées, me direz-vous ?

Dans ma famille, nous croyons tous aux fées et au Petit Peuple. J’ai mis du temps à apprivoiser cette jolie particularité, à l’accepter ; pendant longtemps, avec ce vague souvenir d’une Clochette agonisante dans un coin de l’esprit, je clamais que je ne croyais pas aux fées – alors que quelque chose en moi, criait le contraire.

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Réunir ce que j’ai été et ce que je suis a été long et fait toujours battre un peu mon cœur d’angoisse – de moins en moins, cependant. La croyance en la nature et ses beautés, en un royaume de Faërie… voilà ce qui m’a aidé. Le soleil a réparé ce qui avait été brisé, peu à peu. Même s’il faudra encore du temps…

Alors que j’écris cet article, je lève les yeux vers le jardin et le bruissement des feuilles. La tiédeur de l’air pénètre par les carreaux ouverts, avec les trilles des oiseaux. Et le sassafras, encore bien vert, balance dans la brise ses feuilles en forme de pieds d’oiseau… Et les parfums des coings, harmonie de l’automne, mûrissent au tendre soleil… Et des particules de lumière dansent, dansent, dansent…

L’univers de la nature représente la guérison de ce que nous sommes, au plus profond ; la réunion avec un univers qui nous as enfantés et que la vie moderne a pourtant chassé loin de nos préoccupations…

La nature n’est plus représentée que par des arbres, trop rares en villes, ou de misérables plantes en pots. Nous venons la chercher et nous ressourcer en son sein aussitôt que le rythme effréné de la vie nous le permet. On chasse pigeons, renards et corneilles qui osent encore fréquenter l’espace urbain. On écrase le logis des animaux pour implanter de nouveaux quartiers ou construire de nouvelles routes. La nourriture n’est plus que source de compulsions : on la boude, on la méprise et on l’adore ; on regrette de trop manger, on craint de manquer ou de grossir… Nous avons perdu le rapport sacré avec l’énergie de la Terre qui nourrit notre être, à force de consommer des repas toujours plus dénaturés, toujours plus artificiels. Nous achetons notre nourriture emballée, empoisonnée de produits chimiques, sans nous soucier de sa provenance. Sans une pensée pour la terre qui l’a fait naître.

Fond de Noël avec des chutes de neige et les lumières de Noël à bord en bois foncé - Xmas Card avec copie espace pour le texte de voeux. Contes de fées de Magic Card Banque d'images - 46713943

Lorsque nous cultivons un jardin ou un potager, c’est en dépit des saisons et du bon sens, bien souvent, car nous ne courrons qu’après le rendement, sans respect de la plante qui nous nourrit et pousse de la terre grasse et féconde. Nous épuisons les sols, nous empoisonnons faune et flore à force d’intrants et d’herbicides. A petits feux, nous nous nions et nous nous tuons. En torturant la terre, nous infligeons les mêmes supplices à nos corps, traités sans respect ni amour, ni de ses cycles, ni de ses besoins réels. Les jolis mythes des fées ont été qualifiés de fariboles que nous contons encore aux enfants, nostalgiques d’une époque où nous croyions que les corolles des fleurs abritaient ces êtres irisés. Puis, une fois l’adolescence venue, le sourire de l’adulte, supérieur et sage, qui vit en nous, s’écrie : « Tu es trop vieux pour y croire. Père Noël ? Saint-Nicolas ? Petite souris ? Des mensonges. Nous t’avons fait vivre dans le mensonge. Les fées n’existent pas. »

Nous n’avons plus besoin de fées, parce que la science explique tout. La beauté est devenue la fille délaissée de la connaissance : un arc-en-ciel n’est plus un passage vers un monde onirique, mais rien qu’une diffraction de la lumière… Certes, je ne le dénierai pas, et j’adore, comme beaucoup, ce que la science a su nous apporter au quotidien. J’adore comprendre, analyser, connaître. Je m’émerveille aussi de la science. Mais… Pourquoi pas les deux ? Pourquoi ne pas réenchanter le quotidien d’un soupçon de magie ? Quel mal à cela ? Le rêve a toujours fait partie de l’humanité et vient visiter chacune de nos nuits… laissons-le revenir, au lieu de nous emprisonner dans le matérialisme !

Et puisque nous maîtrisons la nature, elle n’est plus qu’une esclave au service de l’humain ; il est devenu l’apprenti-sorcier, la science, sa baguette magique, et les fées n’existent plus.

Je pense que croire aux fées à notre époque est un acte de résistance envers cette cruauté que nous infligeons à la nature, à nous-mêmes et à autrui. Renouer le lien perdu avec la nature, tel Thoreau autour du lac de Walden, dans sa petite maison construite de ses propres mains, qui a vécu un an durant de pêche et de ce qu’il cultivait, loin de toute société.

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Parce qu’en cessant de croire aux fées, c’est l’enfant sauvage qui est en nous, que nous tuons.

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Beauté, Réflexion, Recettes magiques, Repas des elfes

13 idées reçues sur le végétarisme

Depuis que je suis devenue végétarienne, j’entends beaucoup de choses – plus ou moins pertinentes, d’ailleurs. Et surtout, des clichés. Qui reviennent. Que je m’étonne à entendre de la part de personnes proches, de personnes chères, de ma famille, d’amis, souvent pas dans le but de blesser, d’ailleurs… même si ça peut être mal reçu. On a l’impression qu’il faut à tout prix nous piéger parce que nous faisons mal. Et cela me désole de voir que les végétariens sont toujours aussi sujets à des préjugés et des stéréotypes.

Voici donc un florilège de ces « idées reçues », « paradoxes » et bêtises courantes sur le végétarisme, auquel je réponds de mon mieux ^^ Que vous soyez omnivore ou végétarien, prenez le temps de lire, cela peut vous donner des idées/arguments à utiliser 🙂

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  1. Les animaux ne sont pas les seuls à souffrir quand on les mange, les végétaux aussi !

Que voulez-vous répondre à ça ? La question typique du « cri de la carotte » qui vous prend toujours au dépourvu.

Si on part de ce principe, autant se tuer tout de suite, car notre seule existence génère la mort de centaines d’organismes microscopiques que nous ne pouvons voir ! Faut-il se comporter comme ces Brahmanes d’Inde qui balaient systématiquement devant eux avant de faire le moindre pas, pour être certain de ne pas tuer quelque être que ce fut ? Partant de ce constat…nous ne pouvons vivre qu’en minimisant la souffrance et les troubles des autres êtres de la planète. Vivre en harmonie et en contribuant à préserver cette harmonie en la créant autour de soi. Le végétarisme est une solution toute trouvée, car elle permet d’épargner la vie de centaines d’animaux chaque année ! Tout en ne cautionnant pas des conditions d’élevage scandaleuses d’inhumanité…

De plus, j’ajouterai qu’une plante, si elle respire, si elle est vivante…ne possède pas de système nerveux central lui permettant de ressentir la souffrance avec la même acuité d’un animal, qui croyez-moi, se sent mourir, sinon il ne serait pas aussi stressé avant d’arriver à l’abattoir… Manger des végétaux, n’est donc pas une nouvelle façon subtile de torturer la nature… Nous ne sommes pas (encore), pour peu que ça arrive un jour, aussi évolués que ce peuple mystérieux qu’on trouve dans La nuit des temps de Barjavel, et auquel il répugne de manger plantes, animaux, fleurs…car ils ne se nourrissent que d’énergie.

  1. Oui, mais manger des animaux est naturel et fait partie du cycle de la vie ! Manger, être mangé, c’est ainsi qu’est conçue toute la chaîne alimentaire...

Alors, oui, je suis d’accord, mais ça, ne croyez-vous pas que c’était valable il y a des siècles et des siècles ? L’être humain ne peut-il pas évoluer en conscience, se rendre compte que, pour sa santé et celle de la planète, il peut manger seulement des végétaux ? Il n’est pas resté coincé au stade du chasseur-cueilleur et la sécurité alimentaire dans nos pays est largement assurée ! Nous avons le choix…alors…pourquoi pas ? Les animaux n’ont pas besoin d’être mangés par nous pour que la chaîne alimentaire soit complètement bouclée, les populations sont naturellement régulées par les prédateurs qui se trouvent dans la nature… (c’était du moins le cas, avant que l’humain n’intervienne dans les milieux naturels et ne les chamboulent complètement)

  1. Nous sommes omnivores, nous mangeons de la chair animale, des légumes, des fruits, des céréales, des produits laitiers.

Evoluer, c’est s’adapter à son milieu. Au cours de l’évolution, il nous a été nécessaire, pour survivre, de manger de tout. Mais qui dit omnivore, dit aussi et surtout qu’on peut manger de la viande, tout à fait…mais qu’on peut aussi manger autre chose, tout simplement. Surtout lorsque l’on sait que notre colon est beaucoup (beaucoup…) plus long que celui d’un prédateur, dont la taille courte permet à la viande de ne pas stagner et pourrir dans les intestins. Notre dentition est tout sauf celle d’un carnivore (regardez un peu celle de votre chat ou chien et comparez avec la vôtre…), tandis que notre flore intestinale est plus adaptée à la digestion de végétaux que de produits carnés… Nous avons un appareil digestif qui se rapproche de celui d’un herbivore et frugivore. Et je rappelle que nous n’avons pas les bonnes bactéries destinées à digérer les produits laitiers à l’âge adulte, sauf quelques rares populations (essentiellement du Nord ou de l’Inde), grâce à une mutation génétique.

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  1. Et la B12, alors ? (dit votre interlocuteur, certain de vous coincer) On ne la trouve que dans les produits animaux, aucun élément du règne végétal n’en contient !

Haha ! C’est vrai. Mais ça ne l’a pas toujours été…

Qu’est-ce que la B12 ? Cette charmante vitamine du groupe B, répondant au petit nom de cobalamine, a une origine bactériologique. Que signifie ceci ? Que ce sont des bactéries, par la consommation de cobalt, qui permettent de la produire. Ces bactéries, présentes sur les sols et les herbes des prés, ont été décimées par l’usage massif dans l’agriculture des pesticides et autres intrants. Résultat ? Le bétail et les animaux, qui faisaient leurs réserves de B12 en broutant l’herbe, sont aujourd’hui en état de carence, s’ils ne reçoivent pas des suppléments de B12 fabriqués massivement en Chine. Les mêmes qu’on trouve dans les compléments de B12 pour véganes. Bref, la prétendue origine animale de la B12 est en réalité synthétique, chimique. Les omnivores sont eux-aussi réduits à consommer de la B12 par le biais de compléments – même indirectement.

La nature a tout pour nous nourrir. Sauf que l’homme a brisé son fragile équilibre…

  1. Les protéines végétales ne sont pas équivalentes et aussi complètes que les protéines animales.

Les protéines animales contiennent les neuf acides  aminés dits essentiels – que le corps ne sait pas produire. Quand vous mangez une portion de viande ou d’oeufs, d’accord, vous avez tous les acides aminés essentiels.

En revanche, il vous suffit d’associer du riz à des lentilles, du maïs à des haricots rouges, pour que vous retrouviez cette idéale combinaison. Sinon, mangez du quinoa, du sarrasin, ou même des plantes sauvages comme les orties, qui se distinguent par leur exceptionnelle richesse en protéines complètes ! Eh oui !

Mais, ce qu’on sait moins, c’est que pour bien assimiler ces neuf acides aminés essentiels, il faut respecter un ratio précis. Comprenez bien que si vous consommez trop de lysine, et pas assez de méthionine, par exemple, l’assimilation de la lysine ne se fera pas, car les deux-là sont assimilées ensemble (je schématise, la réalité étant beaucoup plus complexe…). Or, la viande de bœuf, pour reprendre cet exemple, est trop riche en méthionine, beaucoup plus qu’en d’autres acides aminés…ce qui empêche leur bonne assimilation.

  1. De toute façon, il est déjà mort, alors…

Oui, il est mort, peut-être. Mais est-ce que cela signifie qu’il faut réagir avec fatalisme, se résigner à ne pas changer la situation et continuer à consommer de la viande, en se cachant derrière des excuses comme celles-ci ? Je crois profondément que le consommateur, dans notre société, a le pouvoir de faire évoluer la situation. Ne dit-on pas que les offres s’adaptent au consommateur ? Oui, il est déjà  mort, et il faut le déplorer. Agir et se mobiliser pour changer la situation.

  1. Et le poisson, ce n’est pas vraiment un animal, si ?

Eh bien, si le poisson est un animal ! A ceux qui pensent que les végétariens (sauf les pesco-végétariens), consomment du poisson, c’est faux. Le poisson est un animal sensible, qui ressent la douleur et les méfaits du stress, mais que, sous prétexte d’une intelligence moindre, on continue à traiter comme une vulgaire marchandise. Il suffit de regarder la façon dont les fonds marins sont pillés et les poissons pêchés, sans respect, la plupart du temps…

  1. Moi, j’ai connu des végétariens qui souffraient de carences, étaient complètement déprimés, sujets à des malaises… DONC, toi aussi ?

DONC, non, pas moi aussi. Et la majeure partie des végétariens et végétaliens que je connais sont dans une forme éblouissante ! En revanche, nous aussi, nous sommes humains, et à nous aussi, il nous arrive d’être malade et surmené.

En revanche, je m’oppose fermement au dogme du végétarien maladif : un omnivore qui mange de manière déséquilibrée, beaucoup de plats préparés et de junk-food a plus de chance d’être malade et de souffrir de carences insidieuses qu’un végétarien, pour peu qu’il soit formé un minimum à la diététique.

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  1. Les végétariens embêtent le monde à ne pas manger la même chose que tout le monde, c’est contraire à tout principe de convivialité.

Savez-vous que ce principe de « convivialité » si cher à notre société est un héritage du christianisme ? Une vision purement apostolique des choses. Les apôtres devaient partager leur repas, le corps et le sang du Christ. Cette pratique est depuis entrée dans les mœurs à travers des repas où on partage la nourriture autour d’une même table. Or, vous seriez surpris de constater que ceux qui vous sortent ce genre de remarque ne sont pas souvent les plus fervents pratiquants (je précise que je n’ai rien du tout contre les chrétiens, bien au contraire…) !

Au contraire, une notion importante de la convivialité, est, je pense de partager. Partager ses opinions, sa manière de voir et d’envisager le monde, et faire connaître ce qui fait battre notre cœur. Pourquoi est-ce qu’un végétarien parmi ses amis omnivores devrait nécessairement vivre le repas comme un moment d’ostracisme ? Pourquoi ne pas en profiter pour faire goûter et découvrir de nouvelles saveurs, toujours avec bienveillance, un sourire et de la tolérance ? Au moins, on aura essayé, même si ça ne plaît pas, et c’est là l’essentiel…

  1. Les champignons ne font pas partie du règne végétal, donc un végétarien ne devrait pas en manger !

La question des champignons…

Je rappelle que les champignons, quoique n’étant pas des végétaux à part entière, sont des organismes unicellulaires ou pluricellulaires. Ils constituent un règne à part des algues et des plantes. Certains botanistes les rapprochent d’ailleurs plus du règne animal que du règne végétal (!).

En revanche, quoique leur manière de « s’alimenter », de se reproduire soit différente, il n’est pas prouvé qu’on fasse souffrir le champignon quand on le mange… Surtout que ce que l’on appelle « champignon » est en réalité une fructification temporaire et invisible, qu’on nomme le « sporophore » et que l’organisme qui le produit est en réalité souvent invisible à l’œil nu, qu’on appelle le macromycète, et qu’on ne consomme pas. Si je peux me permettre la comparaison, le champignon serait comme une sorte de fruit…

  1. Les insectes ne sont pas des animaux, pas vraiment, alors je ne vois pas pourquoi il ne faudrait pas en manger… C’est la protéine du futur…

Ce n’est pas parce que c’est petit, repoussant (pour certains), et inutile (toujours pour certains), que « ça » ne ressent rien.

Les insectes sont des animaux dont l’utilité au sein de la nature est reconnue. Qu’ils fécondent, transportent le pollen, dégradent les déchets et le bois mort, participe à la santé du biotope… Tous ont un rôle bien défini. Jean Claude-Ameisen, qui présente chaque samedi matin une émission sur France Inter, Sur les épaules de Darwin, a déjà expliqué que les mouches et les mouches à vinaigre éprouvent des sentiments maternels pour leurs petits, et que les abeilles ont développé une société très développée, ainsi qu’une importe hiérarchie. Toutes ces petites « bêtes » ont une forme d’intelligence bien à elle, qu’il ne nous revient pas de maîtriser, sous prétexte que nous sommes meilleurs, plus grands, « maîtres et possesseurs de la nature » (n’est-ce pas Descartes ?) L’homme doit-il encore et toujours se comporter comme un être prétendument supérieur, qui s’occupe de détruire son environnement, au lieu de le respecter ? On n’a pas besoin de manger des insectes pour avoir notre quantité journalière de protéines… On n’a pas besoin d’asservir de nouvelles espèces pour combler nos besoins, alors que la nature nous offre tout, là, sous la main. Encore faudrait-il arrêter de l’exploiter, apprendre à respecter ses trésors, et surtout, s’en contenter…

  1. Le végétarisme fait maigrir.

Eh bien, excusez-moi, mais…non ! Être végétarien, ce n’est pas manger deux feuilles de salade sans vinaigrette. Être végétarien, ce n’est pas forcément manger super sain ; on peut aussi manger gras, de manière malsaine, tout dépend de la personne… Il existe aussi de la junk food végane et végétarienne ! Toute alimentation bien menée et équilibrée aide à entretenir et garder la ligne, en revanche. Que l’on soit végéta*ien, omnivore, flexitarien, pesco-végétarien, frugivore, etc, l’alimentation est un moyen quotidien de prendre soin de soi, de nourrir son âme, son corps, et son cœur. Mais…ne devenez pas végétarien si vous avez l’intention de maigrir.

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  1. Les femmes enceintes risquent la vie de leur enfant et du fœtus en développement.

Encore une fois, c’est davantage pour les femmes enceintes qui consomment des pizzas, du MCDo et des plats préparés industriels que je m’inquiéterai de risques de carences en B9, en fer…!

Un régime végétarien, bien mené, avec attention, apportera tous les nutriments essentiels au bébé, et à la future maman, que ce soit avant la conception, pendant la grossesse, puis l’allaitement. Pour autant, il est sain et intelligent de commencer à faire des bilans sanguins dès qu’on se préoccupe de concevoir un enfant, que l’on soit omni, végé ou autre régime, pour voir quelles sont les éventuelles carences à combler (dans nos sociétés stressées, on manque souvent de magnésium et vitamines B, ainsi que vitamine D, sous nos latitudes) et prendre (éventuellement) des compléments vitaminiques. Il n’est pas toujours aisé d’avoir une alimentation idéale quand on ne mange pas chez soi, le midi, par exemple…

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Beauté, Développement personnel, Réflexion

Comment avoir un sommeil de rêve ?

Les routines ont toujours été cruciales pour moi et mon équilibre. Pas routine dans le sens d’un quotidien monotone et gris, dans lequel on s’englue, évidemment… Mais dans le sens de rituels exécutés jour après jour, avec respect et bienveillance, comme des points d’ancrage dans une vie qui va parfois trop vite, pour se retrouver et se recentrer.

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(mon chat aussi a ses routines…)

Parfois, il est bon aussi, uniquement si l’on en éprouve le besoin, de varier cette routine (voir de l’oublier complètement…) Un soir, on peut très bien ne pas avoir envie de méditer, ou désirer prolonger un massage ou un soin beauté… Voire, être  si fatigué qu’on se contentera d’une tisane, et hop, dodo, après quelques respirations apaisantes ! Et c’est très bien ainsi 🙂 Le tout, reste de s’écouter, soi, ses envies, les circonstances, sans se laisser piéger par les dangers de l’habitude bêtement répétée jour après jour, sans savoir si cela nous fait plus de bien que de mal…

Cette routine-dodo, est un ensemble de petits gestes bien-être qui débute, en général, vers la même heure, c’est-à-dire, entre neuf heures et neuf heures et demi en semaine dans l’idéal (qui est un idéal différent pour chacun) Je commence en général par une douche, chaude ou tiède, avec mon gel douche à la vanille préféré, qui est l’occasion de laisser les tensions se diluer sous l’eau chaude.

Ensuite, je m’occupe du visage : j’ai une peau à tendance sèche, que je lave au savon de Marseille tous les deux ou trois jours, pour ne pas l’agresser, un peu comme pour les cheveux qui graissent davantage quand on les décape au shampoing, pour le cuir chevelu, et les pointes sèches ; les autres soirs, je passe un coton imbibé d’hydrolat de lavande (parfaite pour les peaux  à problème), ou de fleurs d’oranger bigarade, dont le parfum m’apaise. Cela permet de faire un petit massage du visage, une détente parfumée, qui nettoie l’épiderme des pollutions et poussières de la journée… Je le masse aussi avec du gel d’aloe vera. En général, je ne me maquille pas ; mais si j’ai mis du fard à paupière ou du blush (rare XD), je me démaquille à l’huile de coco, astuce découverte chez Mély. Si je n’ai pas trop la flemme, je prends deux minutes pour me brosser les cheveux. Evidemment, je me brosse les dents, cela va sans dire 😉

Cela fait, je dis bonne nuit à tout le monde, y compris à mes chats et chiens (ça peut paraître idiot, mais c’est important pour moi, d’aller voir chacun, d’avoir un petit geste de douceur…), et j’amène une tisane à mes parents qui sont devant la télé. Je savoure la mienne (j’adore celles de la marque Romon Nature, ou le Doux Rêve des Jardins de Gaïa. Sinon, en été, ce sont des larges brassées de mélisse fraîche du jardin, de romarin et de jolies fleurs de tilleul que je laisse infuser…avec quelques fantaisies de lavande, de pétales de rose et de fleurs…)

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Puis je monte dans ma chambre, que j’aère 10 minutes, quelque soit la saison. Pendant ce temps, couverte d’un châle, je me prépare à un petit massage à l’huile de sésame et aux plantes ayurvédiques des jambes. Cela prend à peine trois minutes et délasse incroyablement. En plus de sentir divinement bon… Les huiles Herbamix sont une merveille !

Enfin, assise en tailleur sur mon lit, je m’accorde quelques minutes de méditation de pleine conscience : les pensées ralentissent, la respiration s’approfondit et le corps devient lourd, pesant, mais incroyablement prêt à s’endormir… En cas d’examen ou d’heure de conduire programmée au lendemain, c’est salutaire…

Finalement, je me glisse entre mes draps, frais, et lis quelques pages. Au besoin, j’inspire quelques bouffées d’huile essentielle de mandarine verte, qui calme, apaise, régénère. On la conseille aux jeunes enfants qui mettent du temps à s’endormir. En général, je mets moins d’une dizaine de minutes à plonger, car les paupières sont lourdes de rêves à venir…

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Cette routine prend de 45 minutes à une heure – si on rêvasse, ce qui est, j’ai envie de dire, tout à fait permis le soir, pour décompresser. Parfois plus si je ressens le besoin de méditer plus longuement, si j’ai envie de lire un peu plus. Cela dépend aussi du degré de fatigue et de l’heure à laquelle je me lève le lendemain (bien avant sept heures, en général).

J’ai conscience que cette routine prend du temps et qu’elle n’est pas accessible à tout le monde… Disons que c’est la version « de luxe », qu’on peut réserver au week-end et aux vacances. Pour ma part, j’essaie de conserver cette routine au quotidien. Cela m’apaise, me permet de bien dormir et d’avoir un sommeil de qualité. Et donc d’être en forme pour la journée !

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Une version édulcorée mais néanmoins efficace que je vous propose :

une douche chaude (10 à 15 minutes) assortie d’un petit soin du visage à l’eau florale de lavande (peau grasse), thé vert (peau sensible), rose (peau mature), camomille romaine (peau sèche), et d’un brossage des cheveux, le tout prenant moins de 5 minutes.

une tisane (5 minute), sirotée en regardant dehors ou en se recentrant avec quelques respirations profondes

– cinq minutes de méditation de pleine conscience, où on laisse passer les pensées, comme des nuages, de  même pour les émotions ; où l’on respire, profondément, sent avec acuité son corps, douloureux, fatigué ou dans un état de bien-être…

lecture jusqu’à ce qu’on s’endorme ! Ou rien si l’on sent que les yeux papillonnent.

Le tout prenant environ 30 à 35 minutes. Je vous assure que ce temps pris pour soi, est un baume pour l’âme. Et quand on va bien, quand on dort bien, surtout, on est efficace, et bien plus agréable avec  les autres. Les relations sociales en sont améliorée et, au lieu de devenir un petit moment grognon, le matin devient le plaisir d’admirer l’aube d’une nouvelle journée…

Et vous, vous avez des petites routines, comme celle-ci ?

Chaque jour, avoir quelques gestes pour soi…

Take care, everybody !

 Tendrement vôtre,

Eve.