Chocolat & compagnie, Douceurs enchantées, Recettes magiques

Brownie/fondant minimaliste au chocolat

J’en suis à une période de ma vie où j’oscille entre neuf et ancien. D’anciennes attaches continuent de me relier au passé par d’imperceptibles filins, mes pensées recyclent de vieux schémas que j’ai répété depuis l’enfance, avec plus ou moins d’inconscience. Et puis, il y a ces habitudes nouvelles, ce sens de la liberté qui émerge peu à peu, la conscience que je répète la symphonie de la mélancolie depuis des années, et l’envie de me délivrer de tout cela… Entremonde.

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Cet état a ceci d’effrayant que je suis à la confluence de dizaines de sentiers différents. Chacun représente un avenir, des choses que l’on a imaginées pour moi, ou auxquelles je rêve moi-même. Il y a ces voies qu’on aimerait me voir embrasser, et qui paraissent…logiques, raisonnables, dirai-je, quoique infiniment ternes. Et puis, il y a les autres, plus folles, plus imprévisibles, voies du cœur, voies de l’âme, vers lesquelles je me dirige, lentement, timidement, mais sûrement. Parfois, je glisse un pas sur un de ces nouveaux chemins, pour aussitôt bondir en arrière.

Douloureux Entremonde… Poésie de l’Entremonde, aussi, où tous les choix sont encore bourgeons. Il faudra voir ce que le Temps fera de ces jeunes pousses. Lesquelles s’épanouiront, lesquelles demeureront possibles jamais éclos.

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En attendant, parce que l’attente est parfois un peu douloureuse, je m’empiffre toujours autant de chocolat.

Après avoir eu ma période crème choco-cajou, brownie cru, barres au chanvre, truffes véganes, je crois que je viens de tomber dans les bras d’une nouvelle addiction. Tout a débuté à cause d’une photo, sur le compte d’une copine d’Instagram, d’une recette qui refusait de me quitter l’esprit, et d’une matinée en cuisine… Après un attentat à la banane bien mûre, un rapt de purée d’amande, et une rançon de chocolat, une sorte de fondant absolument indécent de gourmandise et de moelleux est né. J’ignore son nom, mais j’honore sa simplicité, sa texture, ses parfums. Et je ne peux que partager la recette avec vous, d’après @veganbb13

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Fondants véganes cacao-banane-amande :

Trois ingrédients, cinq minutes de confection, 15 ou 20 de cuisson… Voici ce que j’appelle une recette paresseuse. Mais néanmoins délicieuse…

  • 4 bananes bien mûres
  • 50g de cacao en poudre
  • 150g de purée d’amande complète, ou de purée de noisette
  • 1 pincée de sel marin, ou de sel rose de l’Himalaya (facultatif)
  • 1 pincée de vanille en poudre (facultatif)
  • 50g de noix de pécan/noisettes/macadamia grossièrement concassées (facultatif)

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Préchauffez le four à 180°C.

Écrasez les bananes avec la purée d’oléagineux de votre choix, ajoutez le cacao progressivement, puis la vanille et le sel.

Versez le mélange obtenu dans un petit moule carré.

Laissez cuire 15 ou 20 minutes, selon que vous souhaitiez un résultat plus ou moins fondant, plus ou moins pâteux.

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J’ai failli tout dévorer à la sortie du four : verdict, tiède, c’est un délice. D’après @veganbb13, après quelques heures de réfrigération, le tout prend une irrésistible consistance qui évoque un flanc bien dense. A vous de voir, selon vos préférences ! Le tout étant que vous…vous régaliez ♥

Tendrement vôtre,

Eve.

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Le meilleur brownie cru du monde

C’est une honte. Jamais encore je ne vous ai parlé de cette pâtisserie, alors qu’elle est si souvent à mes menus… je m’en régale au goûter, après une délicieuse balade ensoleillée en compagnie de mes aventurières citadines préférées (mes chiens ♥) ou au petit-déjeuner, avec, ou sans bon prétexte. Nul besoin de justification à la gourmandise, surtout quand elle est saine et healthy !

Le brownie cru, ce fut ma première plongée au cœur de la cuisine crue, et surtout, de la pâtisserie crue. L’aspect des gâteaux m’intriguait, en plus des ingrédients, naturels, bruts, et sains, qui les composaient. Plaisir devant pour moi s’allier à nutrition et santé, je me suis évidemment tournée vers cette façon de m’alimenter et de concevoir la pâtisserie !

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Tout particulièrement, le chocolat cru a comblé mes attentes de chocophile avertie (mais nous en reparlerons dans un autre article…dédié au chocolat et aux vertus incroyables du chocolat cru), et je n’ai plus tardé à confectionner ma première douceur : la promesse de la recette semblait aussi simple qu’attrayante : des noix, des dattes (moelleuses, type Mazafati, ou à faire tremper afin de les réhydrater), de l’huile de coco, de la poudre de cacao cru. That’s it. Évidemment, les gourmands ajouteront une pincée de vanille et une autre de fleur de sel. Ou bien un peu de noix de cajou… Et les créatifs foufous à qui il démange de ne pas respecter scrupuleusement une recette (comme moi), troqueront une partie des dattes contre des abricots séchés (chocolat-abricot, ce mélange ne devrait pas vous décevoir… sa douceur est sans égal !). Si vous êtes étudiant(e), sportif, femme enceinte ou en convalescence, je ne peux en outre que vous recommander d’ajouter de la poudre de mesquite (pour un goût de biscuit délicieux !), de caroube (qui évoque la cannelle), d’açaï (pour les antioxydants et le parfum léger de pruneau), de lucuma (vanille et sirop d’érable) ou de maca (noisette biscuitée). Des épices ? Pourquoi pas ? Le chocolat et le gingembre se marient et s’apprécient grandement…

Je me souviens du jour où j’ai testé la recette, un peu craintive du résultat. Effrayée par la quantité de dattes utilisée dans la recette, que j’avais consciencieusement baissée (200g pour 4 personnes ? Cela ne faisait pas un beaucoup de sucre ? Et l’index glycémique, alors ? Oui, je suis trop – beaucoup trop – en train de cérébraliser mon alimentation, haha ; mais la nutrition me fascine) Donc, j’avais baissé la quantité – et grand bien m’en a pris ! Plus tard, quand j’ai voulu respecter les proportions initiales, j’ai trouvé la recette trop sucrée à mon goût. Parfois, l’instinct est une chose précieuse !

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J’en ai souvent refait, avec divers oléagineux, des épices ou non, des dattes ou non, au sirop d’agave, à la noix de coco… La version que je vous proposerai aujourd’hui est raffinée et délicieuse, mais vous pourrez, comme toujours, personnaliser la recette à l’envi avec les suggestions plus bas. So…enjoy !

Brownie cru aux noisettes et noix concassées :

Pour 4 personnes :

  • 150g de noix de Grenoble (ou noix de pécan/noix de macadamia, ou un mélange)
  • 50g (deux poignées, environ, mais j’ai des petites mains) de noix de cajou natures, non grillées et non salées
  • 100g de purée de noisettes grillées (cette chose, c’est de la sorcellerie en pot ! Attention à ne pas tomber dedans… c’est l’incube du règne oléagineux en personne…)
  • 150g de dattes Mazafati (ou dattes Medjool/Deglet Nour, que vous aurez réhydratées dans de l’eau tiède pendant 15min à 30min)
  • 5 cuillères à soupe de cacao cru
  • une pointe de couteau de vanille en poudre
  • une généreuse pincée de sel

 Comment procéder ?

Commencez par mixer vos dattes en une pâte homogène et collante (si votre mixeur est peu puissant et rechigne à broyer de grandes quantités d’aliments, par exemple.) que vous réservez.

Concassez ensuite vos noix, noix de cajou/noisettes, ce-que-vous-voulez-comme-oléagineux-du-moment-que-c’est-bon.

Ensuite, ajoutez vos oléagineux concassés aux dattes dans le bol du mixeur, avec la purée de noisette, le cacao cru, le sel, la vanille et…mixez longuement !

S’il reste des morceaux d’oléagineux non mixés, c’est normal, entièrement normal. A savoir : vous pouvez également, si vous souhaitez une texture plus grossière, vous passer de cette étape au mixeur et tout mélanger à la cuillère dans un grand récipient ; il faudra peut-être y mettre les mains pour que le résultat soit convenable et homogène (non, non, je ne suis pas d’accord : ceci n’est pas un prétexte pour lécher vos doigts, tssst, petits malins !)

Finalement, versez le tout dans un plat carré de 20x20cm et réservez au réfrigérateur pour plusieurs heures avant de…déguster ! A température ambiante, la consistance est délicieusement fondante.

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Variantes : brownie chic et vert : éclats de pistache, thé matcha et huile essentielle de bergamote (3 gouttes) ; des graines de courge, des graines de chanvre… tout ce que votre placard contient est permis en termes de fantaisie, du moment que cela vus plaît et flatte votre palais !

♥ Pour un brownie oriental : une cuillère à soupe d’hydrolat de fleur d’oranger et moitié purée de sésame, moitié purée de noisettes.

☼ Pour un brownie d’hiver : raisins secs marinés dans du rhum en remplacement de la moitié des dattes, moitié purée d’amandes et moitié purée de noisettes, un peu de cannelle, un peu de gingembre, quelques tours de moulin de poivre, un peu de vanille…

♥ Brownie aux oranges confites : cacao cru, écorces d’oranges confites, 15 gouttes d’huile essentielle d’orange douce ou (10 d’orange et 5 de mandarine jaune).

☼ Brownie cru façon Banofee pie : ajouter à la pâte deux bananes très mûres écrasées et remplacer une partie de la purée de noisettes par de l’huile de noix de coco…

N’hésitez pas à me communiquer vos propres versions de cette indécente merveille ! Il doit en exister autant que de contenus de vos placards et de personnalités ! ♥

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Que votre après-midi soit douce.

Tendrement vôtre,

Eve.

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Fudges véganes : attention, danger d’addiction !

Une aube cristalline à l’horizon, et voilà mon humeur soudain légère ! Les nuages ont tendance à peser sur mon âme ; rire devient difficile ; je suis morose, tracassée d’un rien. Je suis aussi versatile que le temps en montagne. Il suffit d’un rayon de soleil pour que tout soit facile à nouveau. La magie de la lumière !

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Dans ces cas-là, si le soleil (ou mon adorable petit -grand, monsieur fait ses 8kg !- chat) vient me tirer du sommeil, je serai capable de bondir par-delà une montagne. Mais avant le grand saut, il faut prendre des forces, vous êtes d’accord ? C’est pourquoi j’ai joué dès huit heures à l’alchimiste dans la cuisine.

De quoi a-t-on besoin, avant d’accomplir un exploit, qu’il soit physique ou intellectuel ? De bon glucose pour nourrir nos petites cellules grises, évidemment. Mais aussi de lipides, car notre cerveau en raffole ! Saviez-vous que notre cerveau était tout simplement l’organe le plus gras de notre corps ? Privez-le d’omégas 3 et d’acides gras essentiels, et votre mémoire rechignera ! Que l’on soit étudiant, chercheur, professeur, femme enceinte, sportif…nous avons, contrairement aux idées reçues, besoin de graisses. Et elles ne font pas grossir, bien au contraire ! (le paradigme médical a changé depuis des années, mais il semble que les mentalités aient du mal à suivre…) Après, je vous le concède, il y a graisse et graisse.

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Dans ces gourmandises absolument décadentes, nous trouvons ainsi de l’huile de noix de coco, si délicieuse au palais, et pour notre petit organisme ! Elle renferme des acides gras à chaîne moyenne, qui sont indirectement bons pour la ligne (leur énergie se délivre dans le temps) et de l’acide laurique, un acide gras présent dans le lait maternel, et qui renforce nos capacités cognitives. En outre, elle fait une jolie peau, douce et lustrée. Alliée au beurre de noix de cajou, un délice empli de magnésium, calcium et cuivre en quantités intéressantes, vous aurez fait le plein de bons nutriments et de vitamine E ! Les dattes sucrent tout naturellement la friandise. Malgré leur indice glycémique élevé (à ne pas consommer trop souvent, donc), elles sont une bonne source de potassium, et, ici, la présence de lipides ralentit la libération des sucres dans le sang. Enfin, nous avons la poudre de cacao crue. Non seulement elle donne un parfum riche et succulent à mes pâtisseries, mais en outre, elle fera du bien à votre moral, en ces jours gris : du magnésium et du fer, de la théobromine pour donner un petit coup de fouet avant une épreuve (ou pas), du calcium… La vanille est là pour arrondir et ajouter de la douceur ; le sel, parce que c’est plus gourmand ainsi (et parce que le sel gris de l’Atlantique est une source intéressante de minéraux aussi.)

Enfin, je vous aurais presque fait passer une gourmandise pour un encas sain, non ? Eh bien, c’est le cas, alors…pas de complexes ! La nutrition, c’est un peu de la magie, vous savez.

En revanche, prenez garde. Une fois les ingrédients assemblés, vos doigts risquent de plonger tout seuls dans la pâte obtenue… Les effluves montent à votre nez, et vous êtes comme ensorcelés. Pour peu que vous soyez sensible aux bonnes choses, vous n’en ressortirez pas indemne !

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Mes fudges véganes sont le fruit d’une expérience et d’un assemblage d’ingrédients au pif. J’avais déjà testé la recette d’Ophélie, du blog Antigone XXI, mais, quoi ce fut un délice, la consistance, trop ferme et compacte avec les flocons d’avoine, manquait à mon avis de fondant.

Alors, exit les flocons d’avoine ! Un peu plus d’huile de coco, des dattes…et c’est une merveille qui vous fond dans la bouche. Elle peut se déguster juste sortie du réfrigérateur (texture légèrement croquante, puis moelleuse et fondante) ou à température ambiante (on dirait une ganache, une sorte de débauche chocolatée)

A mon avis, cette recette s’accommode très bien des ingrédients que vous avez au placard. L’huile de coco peut se remplacer par moitié par du beurre de cacao (mais attention ! La texture finale sera plus dure), le cacao, par de la mesquite et de la lucuma, le beurre de cajou par un mélange noisette-cajou, ou cacahuète-amande, noisette grillée, purée de pépin de courge-cajou si vous êtes un aventurier du goût… Des épices peuvent s’ajouter à la pâte : un soupçon de cannelle et de poivre de Sichuan ; un peu d’eau de fleur d’oranger ou de rose ; 10 gouttes d’huile essentielle d’orange ou 8 d’orange et deux de mandarine pour un parfum de Noël… Sentez-vous libres d’essayer, et faites-moi part de vos investigations culinaires.

Et surtout…régalez-vous, mes gloubinours ♥

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Décadence chocolatée : fudges véganes dangereusement addictifs :

Pour une vingataine de fudges, ou un petit plat carré de 20x20cm :

  • 20 dattes Mazafati (pour leur parfum naturel de caramel et leur moelleux ; vous pourrez utiliser en remplacement des Medjool, une quinzaine, ou des Deglet Nour, dans les 25 si elles sont petites, que vous aurez réhydratées dans de l’eau chaude pendant 15min)
  • 100g d’huile de noix de coco en pommade (ou 50g huile de coco et 50g beurre de cacao fondus pour un rendu final plus ferme ; je vous déconseille pur beurre de cacao ; la texture sera alors très ferme, voire dure)
  • 150g de beurre de noix de cajou (ou 80g cajou et 70g noisette (noisette grillée étant le meilleur des beurres d’oléagineux du monde ♥) ; 150g de beurre d’amande blanche ; 100g amande blanche et 50g noisette ; 150g noisette…)
  • 4 cuillères à soupe rases de poudre de cacao cru (si votre poudre est du simple cacao non sucré, ajoutez-en davantage)
  • 1 cuillère à soupe de Mesquite du Pérou (facultatif ; donne un goût biscuité et renforce le parfum de chocolat) ou de Maca (soyez prudent ; trop de maca rend le résultat un peu immangeable – à mon palais, du moins)
  • 1 généreuse pincée de sel
  • 1 pointe de couteau de vanille en poudre
  • Ingrédients facultatifs, selon que vous souhaitiez des : Fudges de Noël (cannelle, gingembre, 10 gouttes d’huile essentielle d’orange et 2 de mandarine rouge), Fudges pralinés (mesquite, cacao cru, noisettes), Fudges croquants (éclats de noix, de noix de pécan et de macadamia), Fudges chics (+ 1 cuillère à soupe de thé matcha et saupoudrés de pistaches concassées), Fudges bohèmes (éclat de pistaches et eau de fleur d’orange – PAS arôme fleur d’orange, mais bien un hydrolat pour la cuisine) ; des Fudges mystérieux (cacao cru, amande blanche et 5 gouttes d’huile essentielle de bergamote et 2 d’ylang-ylang)

D’autres propositions ? ♥

Comment procéder ?

Commencez par mettre les dattes dans le bol du mixeur, égouttées, ou avec deux cuillères à soupe d’eau pour faciliter le mixage, puis ajoutez : l’huile de noix de coco, le beurre de cajou (si possible, bien fluide, pas un fond de pot tout sec ! Si tel est le cas, ajoutez un tout petit peu plus d’huile de coco), la vanille, le cacao et le sel, ainsi que des les ingrédients supplémentaires, s’il y en a.

Puis…mixez !

Je précise : la pâte étant assez compacte, vous risquez de devoir racler les bords du mixeur, s’il n’est pas assez puissant, assez régulièrement.

Sinon, vous pouvez procéder ainsi : mixer les dattes avec l’huile de coco en pommade (!) et le beurre de cajou, puis ajouter les poudres (vanille, sel, cacao), à part, dans un saladier, à la cuillère (et vous risquez de devoir y mettre les mimines pour que le mélange soit bien homogène).

Ensuite, évitez de tout manger quand c’est encore dans le mixeur et étalez la pâte dans un petit plat carré, que vous mettrez au réfrigérateur pour une heure.

(mais oui, vous avez le droit de lécher la cuillère pour patienter !)

Une heure plus tard, sortez les friandises, découpez-les en carrés et mettez-les dans une boîte en fer, où elles devraient se conserver pendant une bonne semaine au réfrigérateur. (honnêtement, je ne suis pas certaine qu’elles tiennent une semaine. Vous savez, il y a tant de bonnes excuses pour manger des fudges… avant le sport… au goûter… avant un exam… parce que j’ai envie… trop de bonnes excuses, je vous dis !)

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Même mon chat en voudrait ! Ou du moins, il est le gardien de ma gourmandise… (les feuilles de figuier font de très belles assiettes, vous ne trouvez pas ?)

Tendrement vôtre,

Eve.

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Amour d’automne (et de chocolat)

https://www.youtube.com/watch?v=P4T3tMkjRig

Je lui ai souri et j’ai fermé les paupières, enveloppée par sa présence et ses parfums entêtants.

Ce matin, il avait tout juste déposé ses valises que j’accourais, pieds nus, pour le retrouver.

Qu’importe la pluie qui m’avait tirée du sommeil ; qu’importe ce chant cristallin contre les vitres. Tout cela ne faisait que rehausser encore son charme… Ensemble, nos souffles à l’unisson, nous avons admiré les rubans de brume planer sur les champs. Le silence faisait partie de sa nature et nous le savourions comme un nectar.

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Douceur des chants d’oiseau, cette mélancolie qui perce l’aube grise et timide ; parfums de terre humide et feuilles écarlates. Main dans la main, nous nous promenions, un vague sourire sur les lèvres, admirant l’arrondi des coings mûrissant ou les baies noires des ronces.

Je n’avais qu’une envie : me blottir contre lui, dans ses parfums et dans sa générosité. Parler, de cette voix douce qui ressemble au murmure crépitant du feu, de ce qui compte vraiment pour lui, pour moi – pour nous.

Ces promenades où nos pas flânent sur l’humus et s’émerveillent du passage d’une mésange, bec rougi du sang des baies ; nos soirées, lové l’un contre l’autre ; ces potirons qui serpentent sur l’herbe verte, cultivés avec tendresse, et que l’alchimie de la cuisine transforme en philtre d’amour orange.

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Les plaids, si moelleux et leur caresse de laine sur la peau, quand Dame nuit s’en vient à pas de velours et étend sa cape sur le ciel. Ces lectures, voyages dans un fauteuil, mots susurrés d’âme à âme, qui allongent les soirées. Les rires et les courses sous les gouttes perlées, les flaques qui trempent vêtements et pantalons, et le bonheur de retrouver la chaleur de la cuisine. La tasse, si chaude, nichée dans les paumes. Les lèvres brunies par le cacao, ses saveurs épicées se prolongeant sur la langue. Les mains sont collées à la vitre ; la buée dessine cœurs et étoiles magiques sur les carreaux ; papa nous grondera plus tard, mais ce n’est pas grave. La nature frémit et soupire sous la main de la pluie.

Son parfum se fait plus présent encore et j’en hume toute la puissance, avec ce vague sourire sur les lèvres. Le sien. Celui qu’il ne manque jamais de m’arracher – de bon cœur.

Les écharpes, comme un talisman contre l’âpreté du vent, et ma main dans la sienne, qui réchauffe mes doigts gelés.

Les yeux émerveillés, les souffles calmes en volutes ; la forêt devient ce sanctuaire aux vitraux de pourpre et d’or, que l’on parcoure avec un sentiment de respect perdu.

Nous sommes uns, murmure la brise. Le cœur de la terre bat ce tambour sacré, celui de la vie, auquel mon propre cœur fait écho. Si j’avais l’ouïe du renard roux qui folâtre dans les taillis, je percevrais les minuscules pulsations de vie des rongeurs et des oiseaux. Staccato de la musaraigne, andante du merle ou pianissimo de l’ours, déjà en quête de la chaude tanière où il hibernera.

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Les sentiers s’enfoncent au milieu des mousses facétieuses et des fougères graciles. La végétation frôle les jambes. Les doigts écartent les branches du passage. Les fées ont-elles dansé, cette nuit, sous la lune rousse ? Dans nos rêves, nous les avons rejointes, les pieds menus frappant le sol, les esprits ivres d’une musique qu’ils n’entendent pas.

Oui, je lui souris, et je ferme les yeux. Automne. Comment prendre dans les bras et étreindre tout ce que tu es ? Amant mystique des saisons, couleurs évanescentes, parfum d’enfance et bonbons d’Halloween.

Automne, je t’aime.

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(merci à Guilaine pour la photo, ainsi que celle de couverture ♥)

~ • ♥ • ~

Je n’oserai point vous demander si vous aimez le chocolat chaud. Je pense que oui ?

Depuis que j’ai goûté un chocolat maya à Paris, dans la merveilleuse boutique de Chocolatitude, je rêve d’épices et de cette langueur qui tapisse les papilles.

Bonheur.

C’était une après-midi de juin magique, passée à errer, le pas libre et la tête folle, au milieu du Marais. La presse nous environnait de partout, mais j’étais heureuse. Je souriais. Ma tante et mon oncle s’émerveillaient des robes (pour ma tante) dans les vitrines, ou de cette ritournelle volée à ces artistes de rue (pour mon oncle). Jazz et rockabilly, les talons battent la mesure sur le sol, et la démarche se calque sur les rythmes de la musique.

Fatigués d’avoir marché à travers Paris, nous avions déniché cet endroit adorable. Et ces chocolats, souvent véganes, que Laurence Alemanno, la créatrice, partait chercher au Guatémala elle-même. Ces boissons avaient une saveur de voyages, de terres rouges et chaudes, et de cabosses dorées…

Je crains de ne parvenir à reproduire cette recette exactement, mais j’essaierai – encore et encore. Me suivez-vous en cuisine ? L’appel de l’automne et du cocooning est trop fort pour y résister… N’est-ce pas ? :3

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Pour 4 tasses (et quatre gourmands qui ont besoin de réchauffer corps et âme à la tiédeur parfumée des épices) :

  • 1l d’eau filtrée ou minérale (ou 400ml d’eau minérale et 600ml de lait de noisettes/amandes/riz/cajou, mais le chocolat maya, selon la recette traditionnelle, se faisait à l’eau, mes chéris !)
  • 4 cuillères à soupe rases de cacao non sucré (cru, pour moi)
  • 8 carrés de chocolat noir à 70% de cacao (facultatif)
  • 2 bâtons de cannelle
  • 10 clous de girofle
  • 10 gousses de cardamome verte
  • 1 petit morceau de gingembre frais
  • 20 grains de poivre noir (ou poivre rose du Mexique)
  • 5 étoiles de badiane ou d’anis étoilé
  • une pincée de piment de Cayenne
  • 1 pincée de fleur de sel
  • 6 cuillères à soupe rases de miel de châtaigner (ou de fleur d’oranger, tellement doux) OU 6 cuillères à soupe rases de sucre de coco

Je préciserai que, oui, je consomme du miel, bien que je me considère comme végétalienne. Je ne pense pas que ce soit un crime, si on choisit son miel chez de petits producteurs, qui ont à cœur la santé et le bien-être de leurs abeilles. J’ajouterai en outre que les abeilles produisent en général trop de miel pour elles-seules, et que récolter le surplus (en leur en laissant bien assez pour vivre) ne va nuire à personne. Du moment que l’on fait du miel une consommation prudente et raisonnable… Mais sentez-vous surtout libre de le remplacer ; chacun son opinion, et c’est ce qui fait la merveilleuse diversité de l’humanité ! ♥

Faire chauffer l’eau (et/ou le lait) dans une petite casserole, avec toutes les épices. Laisser bouillir 5min, puis laisser infuser 10min supplémentaires.

Retirer les épices et filtrer.

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Ajouter le cacao au fouet, puis le miel et la fleur de sel. Fouetter vigoureusement. Ajouter les carrés de chocolat en fouettant bien.

Le résultat, selon le cacao utilisé, peut être assez amer. Soyez libres de rectifier la quantité de sucre ! J’aime le chocolat amer, personnellement. (et la recette maya mettait justement cette amertume en valeur)

N’est-ce pas le meilleur des goûters du monde, à savourer avec un bon livre ?

Que votre automne soit doux ♥

Tendrement vôtre,

Eve.

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Rencontre entre des fondants au chocolat & Thomas Hardy

Il est des livres comme des gens ; il y en a certains, on a beau vous dire qu’ils sont bien, gentils, vous restez là, avec vos méchants préjugés et vos fichues mauvaises premières impressions. L’esprit humain est ainsi. On aimerait se défaire du jugement, voir avec des yeux neufs, que cette pratique est si bien enraciné dans nos sociétés et dans nos esprits qu’on se retrouve, machinalement, presque, à catégoriser situations, êtres humains et expériences. Et livres.

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Loin de la foule déchaînée (Far From the Madding Crowd) était de ceux-ci, de ces pauvres livres trop catégorisés…

Malgré une couverture que je trouvais follement romantique et un résumé qui m’avait l’air tout à fait intéressant, je ne sais pas…il ne me faisait pas envie. Vague écho du Tess d’Urberville que nous avions visionné en classe de littérature anglaise, en Première, et qui m’avait traumatisé ? A mon avis, c’est la fin de Tess (dans tous les sens du terme…) qui m’a choquée. Le sang qui dégouline du plafond… Je revois encore cette scène.

Finalement, je l’ai quand même ouvert, mon Far from the Madding Crowd. Et, évidemment, je l’ai tout sauf regretté. Il faudrait vraiment que j’arrête avec mes a priori infondés à chaque fois que j’ouvre un livre…

Dès les premières pages, j’étais emportée un siècle et demi plus tôt, dans l’Angleterre et le Wessex de Thomas Hardy du milieu du XIXème siècle. Les personnages sont immédiatement attachants. La manière dont ils sont décrits nous fait accéder à leur psyché ; malgré nous, on partage avec eux leurs passions et leurs déboires. On se prend à les aimer, à les détester, à les plaindre, à les détester à nouveau, puis à les aimer à nouveau, touché en plein cœur par leurs infortunes.

Loin de la foule déchaînée : Photo Matthias Schoenaerts

L’écriture de Hardy est irrésistiblement moderne, de même que le combat de Bathsheba Everdene (par tous les dieux, que j’aime ce prénom !), l’héroïne de cette histoire. Jeune femme insoumise d’une grande beauté, elle hérite de la riche ferme de son oncle, qu’elle s’entête à vouloir diriger seule, en dépits des critiques de ses ouvriers et de ses voisins. Point de mari pour Bathsheba, qui ne veut pas d’un mariage de raison ! Ce sera le coup de foudre, ou ce ne sera point. Mais sa beauté et sa vanité, malheureusement, attirent sur elle les regards de trois courtisans, bientôt captifs de ses expressions et de sa joliesse. Gabriel Oak, un berger, est le premier à se déclarer. Vient ensuite Boldwood, le richissime fermier qui jette, malgré son cœur de glace, son dévolu sur elle. Puis, enfin, le Sergent Troy, un homme au charme redoutable, qui ne se gêne pas pour engrosser une des servantes de Miss Everdene…

La campagne du Wessex se déroule au fil des saisons sous la plume de Hardy, tandis que l’histoire, parfois aux airs de tragédie, entremêle les destinées des personnages, de manière parfois rocambolesque, mais jamais ennuyeuse.

J’ai adoré suivre la vie de la ferme, les péripéties de Gabriel Oak et de ses moutons, ainsi que son ascension sociale, lente, mais sûre. J’ai adoré suivre le parcours de Bathsheba, de sa grande fierté naïve, à cette maturité qu’elle n’acquière pas sans difficulté…

Quand j’ai refermé le livre, c’était avec un petit sourire au lèvre, et avec la sensation d’avoir vécu avec des amis, ou des gens proches, des aventures extraordinaires. Voilà ce que j’aime quand je referme un livre…

 Je n’ai plus qu’une obsession : voir le film, dont je vous ai mis de sublimes images ! Carey Mulligan a l’air éblouissante. Sans compter Matthias Schoenaerts, dans la version de Thomas Vinterberg de 2015 !

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D’ailleurs, je suis sûre que ces petits fondants chocolatés que j’ai confectionnés ont contribué à faire de ma lecture un vrai moment de bonheur. J’ai trouvé la recette dans le livre de Marie Laforêt, Healthy Vegan, attirée que j’étais par des fondants au chocolat sans gluten. Evidemment, comme à l’accoutumée, j’ai trafiqué la recette…et ça a donné quelque chose de très moelleux, très parfumé, et trop addictif pour mon propre bien. Je ne résiste pas à l’envie de partager cela avec vous…

Comme ça, quand lirez/verrez Far from the Madding Crowd, vous vous régalerez aussi  les papilles !

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Fondants au chocolat et leur poêlée de cerises :

Pour les fondants : (environ 10 fondants – des petits fondants – ou 5 gros fondants)

  • 200g de chocolat à pâtisser à 70% de cacao + 10 carrés
  • 3 cuillères à soupe bombées d’huile de noix de coco
  • 2 cuillères à soupe de confiture de cerises noires
  • 2 cuillères à soupe bombées (un peu) de fécule de maïs ou d’arrow root
  • 6 cuillères à soupe bombées de farine de riz
  • 50ml de jus de cerises (en l’occurrence, j’avais utilisé le jus de cuisson de mes cerises poêlées, mais vous pouvez aussi prendre du jus en bouteille !)
  • 3 cuillères à soupe de sucre complet
  • un sachet de poudre à lever sans gluten
  • une pincée de sel
  • une généreuse pincée de piment fumé ou de piment de Cayenne
  • vanille en poudre

Préchauffer le four à 180°C

Faire fondre le chocolat au bain-marie. Réserver les 10 carrés.

Mélanger l’huile de coco ramollie avec la confiture de cerises noires, le sucre et le jus de cerises. Bien battre le mélange.

Dans un saladier, mélanger la farine avec le sel, la poudre à lever, la vanille, le piment et la fécule. Réserver.

Ajouter le chocolat fondu au mélange huile de coco-sucre-cerises, puis verser la farine dessus.

Bien mélanger.

Garnir des petits ramequins ou des moules à muffins de caissettes en papier. Y verser la pâte ; remplir les moules jusqu’au trois quarts, puis enfoncer un carré de chocolat noir dans la pâte de chaque fondant.

Enfourner pour 15 minutes environ. Ne pas laisser cuire plus longtemps que 20min (si pas chaleur tournante), sinon vos fondants…deviendront tout secs ! Il faut qu’ils restent moelleux ! Servir tiède.

Pour la poêlée de cerises :

  • 300g de cerises dénoyautées, congelées ou fraîches
  • 2 cuillères à soupe d’huile de noix de coco
  • 1 cuillère à soupe de sucre de coco (facultatif) à ajouter en fin de cuisson
  • un bâton de cannelle
  • une pincée de vanille
  • un trait de whisky (facultatif)

Faire chauffer l’huile dans une poêle.

Quand elle est chaude, y verser les cerises et le bâton de cannelle. Faire revenir à feu vif, puis ajouter la vanille et le whisky en fin de cuisson.

Couper le feu et servir avec les fondants !

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Chocolat & compagnie, Douceurs enchantées, Recettes magiques

Les tartelettes de juillet

Juillet est arrivé sur ses ailes de zéphyr, répandant un délicieux parfum de chaleur sur les jardins. Comment cela, la chaleur n’a pas de parfum ? Mais si, voyons

Sortez donc, que ce soit sur votre terrasse, sur votre balcon ou, pieds nus, dans votre jardin. Sortez donc et humez. De tout votre être, respirez cet air, les fragrances lourdes des tilleuls, celles des fruits trop mûrs, mêlées au festival des menthes, des lavandes et des fleurs épanouies… Tendez l’oreille, percevez les couleurs de ce mois estival, les rires dorés, les voix mauves, les cris argentés des enfants, et ces criaillements couleur d’ébène, que répandent les martinets dans un ciel azuré

Juillet est tout en nuances et en délicatesse. Ne restez pas devant votre écran pour l’apprivoiser. Sortez, vivez, vibrez. Regardez les lumières filtrer à travers les feuilles, le petit matin mordoré et les voiles roses des crépuscules. La brume légère qui plane sur la rivière. La nuit aux mille petits bruits, criquets, grillons et chant des étoiles. Regardez. Et alors, dans votre cœur, il vous restera un peu de l’essence de juillet pour affronter l’hiver…

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L’été est un petit être qui me soupire tout bas des recettes à l’oreille.

Des salades rafraîchissantes, des orgies de fruits frais, dont on se délecte les pieds dans l’herbe, un livre sur les genoux, et ces légumes… ces courgettes dont je raffole ; des aubergines moelleuses ; toutes ces salades croquantes ; des fèves fraîches avec un trait d’huile d’olive ; servies avec ce bon pain dont la mie est une douceur à elle toute seule.

Et puis, il y a des soirs où j’ai envie d’accommoder la simplicité. Des après-midis languides où les mots m’ont trop défilé devant les yeux, et où je ne peux que prendre le chemin de la cuisine, des idées plein la tête.

Alors, j’ouvre les placards et assemble les ingrédients, toujours au hasard de mes envies – jamais par inadvertance.

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Des mulberries. De la noix de coco. Des dattes. Un peu d’amandes – pourquoi pas ?

Et puis, ces noix de cajou, ces petits lunes ambrées. Du chocolat – parce que la gourmandise n’a pas de prix.

Et voilà un goûter que l’on dégustera à l’ombre des roses, dans le jardin. A écouter murmurer et paresser le temps, ce grand enfant…

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Tartelettes crues, pâte mulberries-coco et ganache cajou-chocolat :

Pour 6 petites tartelettes crues (n’hésitez pas à doubler les proportions si vous êtes des petits gourmands !)

Pour la pâte :

  • 100g de mulberries (vous savez, ces fruits séchés, des mûres blanches au parfum irrésistible de miel !)
  • 50g de dattes tendres (Medjool, Mazafati ou Deglet Nour réhydratées 10min dans de l’eau chaude)
  • 75g de noix de coco râpée
  • 50g d’amandes ou de noisettes en poudre
  • 75g d’huile de coco fondue
  • une belle pincée de sel
  • une généreuse pincée de vanille (facultatif)

Pour la ganache choco-gourmande :

  • 100g de purée de noix de cajou (ou 60g cajou et 40g noisettes, ou amande blanche, ou 30g amande blanche et 10g pistaches… Soyez libres et créatifs ♥)
  • 1 cuillère à soupe de graines de chia moulue (une cuillère rase)
  • 4 cuillères à soupe du sucrant liquide de votre choix (sirop d’agave, miel, sève de kitul, sirop de fleur de coco, sirop de riz, sirop de dattes, sirop d’érable…) ou 50g de dattes mixées
  • 3 cuillères à soupe de cacao (cru, de préférence), en poudre (rases ou légèrement bombées, selon que vous soyez plus ou moins cacao-addict)
  • une pincée de vanille en poudre
  • de 20 à 30cl de lait végétal (soja-vanille, noisette, amande, épeautre, avoine, riz, coco…)
  • une cuillère à café de lucuma en poudre (facultatif)

 –  Sachez que préparer une ganache au chocolat n’est absolument pas une option figée ! Selon les goûts de vos invités (ou les vôtres), il est tout à fait possible : de faire une ganache cajou-pistache-fleur d’oranger ; cajou-citron ; cajou-amandes-orange ; …

Comment procéder ?

Commencez par mixer les dattes et les mulberries de la pâte.

Ensuite, mixez votre pâte dattes-mulberries avec la noix de coco râpée, les amandes, l’huile de coco, le sel, la vanille. Le tout doit former une belle boule de pâte légèrement collante.

Etalez cette pâte dans des petits moules à tartelettes en silicones ( !) -> astuce pour le démoulage. Sinon, vous risquez fort de devoir servir telles quelles vos tartelettes, dans vos moules en céramique.

Réservez pour 30min au réfrigérateur.

Pendant ce temps, préparez la ganache en mélangeant tous les ingrédients avec de 20 à 30cl de lait de riz, d’avoine ou de lait de soja vanille. Tout dépend de la consistance désirée, à vrai dire. Sachant que les graines de chia vont épaissir et donner de la tenue à votre mixture. A vous de voir ! Ici, on l’aime assez épaisse, avec un peu moins de 20cl. Il faut aussi adapter la quantité de liquide à la « sécheresse » de votre purée d’oléagineux.

Pour faciliter la préparation, je vous conseille de mixer ensemble tous les ingrédients de la ganache, avant de l’étaler dans vos petites tartelettes ! Et de remettre au réfrigérateur jusqu’à ce qu’il soit temps de servir…

A vous de voir si vous préférez manger frais ou à température ambiante !

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Ces tartelettes s’accommodent fort bien d’une chantilly de crème de coco ou d’une petite salade de fruits frais à la mélisse et citronnelle (abricots, nectarines, cerises, par exemple). Avec une tasse de thé fruitée ou glacée, au soleil sur la terrasse ou pour se réconforter du départ de l’astre solaire, dans son salon. A vous de voir. Régalez-vous, c’est tout ce qui compte !

Affectueusement vôtre,

Eve.

Chocolat & compagnie, Douceurs enchantées, Recettes magiques

Le gâteau secret au chocolat et au chanvre

(et je précise que ce chanvre, cultivé, n’a rien à voir avec celui qu’on planque dans les Space Cake, haha)

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Les gâteaux crus… Une fois qu’on a mis le nez dedans…eh bien c’est difficile de ne plus y succomber !

Ma toute première expérience, c’était avec un très très savoureux brownie cru dont il faudra bien que je vous parle un jour ou l’autre, parce que c’est une merveille.

Mais celui-là, dont je vais vous parler dans cet article… Mon dieu, on n’en ressort pas indemne. Surtout quand on sait qu’il est composé de peu d’ingrédients, facile à faire et à déguster (haha) et qu’il ne contient que des choses très bonnes pour la santé (et que j’ai beaucoup de mal à avaler autrement que planqué en gâteau avec une tonne de chocolat, si vous voulez savoir).

C’était une expérimentation totale qui s’est transformée en succès !

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Bon, assez de baratins et place à la recette ?

Je ne vous dirai qu’une chose : si vous êtes comme moi et que le goût du chanvre vous rebute, que vous ne savez plus comment en consommer sans être dégoûté(e)… Vous avez trouvé THE solution : un gâteau cru au cacao, graines de chanvre décortiquées (pleines de bonnes protéines, les huit acides aminés essentiels et des acide-gras oméga 3… Végétariens de tous les pays, unissez-vous et réclamez du chanvre !), vanille et huile de coco. Avec des dattes. Mazafati (en théorie, cette seule mention est censée vous faire baver. Euh, pas autant non plus, vous allez tremper votre clavier…). Et du sel rose de l’Himalaya.

Miam ?

Gâteau cru au chanvre, chocolat & vanille

  • 125g de graines de chanvre décortiquées (j’insiste. Pas les entières, surtout !! La texture ne serait pas terrible du tout…)
  • 25g de noix de coco râpée
  • entre 10 et 13 belles dattes Mazafati (selon leur taille et vos préférences gustatives : plus ou moins sucré ?)
  • 80g d’huile de coco (pour une texture un poil plus ferme, vous pouvez faire 30g de beurre de cacao et 50g d’huile de coco)
  • 30g de cacao cru (les fondus de cacao peuvent aller jusqu’à 40g)
  • une pincée de sel rose de l’Himalaya
  • une pointe de couteau de vanille en poudre
  • facultatif : une cuillère à soupe de mesquite ou d’açaï.

Commencez par mixer vos dattes (si vous prenez des Deglet Nour, pensez à les réhydrater une heure avant).

Réservez.

Mixez votre chanvre (ou si votre mixeur est puissant, vous pouvez mixer dattes et chanvre en même temps, cela vous fera gagner du temps !)

Faites fondre l’huile de coco (et le beurre de cacao – facultatif) au bain-marie ou dans une petite casserole.

Mélangez tous les ingrédients dans le bol du mixeur et…mixez ! Jusqu’à obtenir une pâte homogène, crémeuse et assez épaisse. Que vous étalerez dans un petit moule à manqué ou un petit moule carré.

Mettez au frais pour 2 heures minimum.

Sortez 10min (le gâteau sera tellement plus fondant…et yummy !) avant de consommer.

Vous pouvez le couper en carrés ou bien en parts, selon votre appétit et la manière dont vous avez envie de le présenter. Voilà !

Et surtout, régalez-vous bien ! 

Have a nice evening, guys !

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