Douceurs enchantées, Recettes magiques

Muffins gourmands figue-amande-citron

Au pied du sapin, il y avait ce livre, Green, par Anya Kassoff, sobrement emballé dans un papier rouge, maintenu par un flot. Je l’ai extirpé de sa prison de rubans, je l’ai parcouru d’un regard gourmand, et je ne l’ai plus quitté. Inépuisable source d’inspiration, aussi bien culinaire que picturale, je l’ai souvent ouvert au hasard, pour me régaler d’une image, ou en quête d’un repas du soir alléchant et rapidement fait.

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Parmi toutes les superbes réalisations qui s’y trouvaient, une d’entre elle, des muffins garnis de figues fraîches entières, avait accroché mes yeux. J’y revenais sans cesse. Et pourtant, sur cette recette, pesait un agaçant interdit : il fallait utiliser de la poudre d’amande – un fruit auquel la moitié de ma famille était intolérant – ainsi que des figues fraîches – et les figues fraîches, même en saison, coûtent terriblement cher.

Je n’ai jamais oublié cette recette. J’attendais simplement le moment propice pour la réaliser, enfin – quand j’aurais trouvé des figues fraîches à un prix abordable. Le temps a passé, ma mère et moi avons pu recommencer à manger de petites quantités d’amandes sans être malades, et, un beau jour, mon magasin bio a proposé des figues à un prix record… Devant l’étal, je n’ai pas hésité un instant, ma marotte toujours à l’esprit, et j’ai consciencieusement rempli le sac en papier, sous le regard perplexe et amusé de mon père, rendu curieux par tant de mystères.

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Le lendemain, frigorifiée après avoir enduré averse sur averse et coup de vent à une fête médiévale, en quête de réconfort, je passais à l’acte : farine qui vole, aller-retour du garde-manger à la cuisine, parfum envoûtant de l’amande et de la vanille, mon père qui insiste pour faire la vaisselle, rien que pour lécher la pâte qui restait dans le saladier…

Quelques vingt minutes plus tard, ces délices interdits aux figues et aux amandes étaient au four, le froid n’était plus que le souvenir d’une aventure un peu folle, un peu chouette, et j’avais réalisé un rêve de recette.

Comme d’habitude, je n’ai pu m’empêcher de modifier la recette selon mon inspiration du moment. Vous trouverez donc une version fantaisiste de ces muffins à la figue, ici. En espérant qu’elle vous charme autant qu’elle nous a charmé… ♥

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Ingrédients :

Pour une dizaine de gros muffins :

  • 10 petites figures noires, bien mûres
  • 90g de farine de riz complet
  • 100g de poudre d’amande
  • 30g de farine de lupin
  • 30g de fécule de manioc
  • 250ml de lait de coco entier, nature
  • 40g de sirop de dattes
  • 80g de sucre de canne complet
  • 2 cuillères à soupe de purée d’amande blanche (ou de purée de noix de cajou)
  • 1 cuillère à café de poudre à lever
  • 1 pincée de sel marin
  • 1 pointe de couteau de vanille en poudre
  • 2 cuillères à soupe de jus de citron
  • Le zeste râpé et haché d’un citron
  • 1 cuillère à café d’eau de fleur d’oranger

Préchauffer le four à 180°C.

Mélanger les ingrédients secs ensemble.

Dans une jatte séparée, mélanger le sirop de datte avec le lait de coco, la purée d’amande, le jus de citron et l’eau de fleur d’oranger. Verser sur le mélange des poudres. Mélanger intimement.

Dans des moules garnis de caissette en papier, déposer une cuillère à soupe de pâte. Déposer une figue, pédoncule ôté, sur le fond du muffin.

Recouvrir la figue avec le restant de pâte.

Enfourner pour 20 à 25min de cuisson, jusqu’à ce que le dessus du gâteau soit doré.

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A peine sortis du four, les muffins ont une consistance irrésistiblement moelleuse ; la figue a caramélisé et fond au milieu du gâteau…

 A accompagner d’un thé aux épices ou d’un rooibos à la vanille et de sorbet à la pêche ♥

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Brownie/fondant minimaliste au chocolat

J’en suis à une période de ma vie où j’oscille entre neuf et ancien. D’anciennes attaches continuent de me relier au passé par d’imperceptibles filins, mes pensées recyclent de vieux schémas que j’ai répété depuis l’enfance, avec plus ou moins d’inconscience. Et puis, il y a ces habitudes nouvelles, ce sens de la liberté qui émerge peu à peu, la conscience que je répète la symphonie de la mélancolie depuis des années, et l’envie de me délivrer de tout cela… Entremonde.

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Cet état a ceci d’effrayant que je suis à la confluence de dizaines de sentiers différents. Chacun représente un avenir, des choses que l’on a imaginées pour moi, ou auxquelles je rêve moi-même. Il y a ces voies qu’on aimerait me voir embrasser, et qui paraissent…logiques, raisonnables, dirai-je, quoique infiniment ternes. Et puis, il y a les autres, plus folles, plus imprévisibles, voies du cœur, voies de l’âme, vers lesquelles je me dirige, lentement, timidement, mais sûrement. Parfois, je glisse un pas sur un de ces nouveaux chemins, pour aussitôt bondir en arrière.

Douloureux Entremonde… Poésie de l’Entremonde, aussi, où tous les choix sont encore bourgeons. Il faudra voir ce que le Temps fera de ces jeunes pousses. Lesquelles s’épanouiront, lesquelles demeureront possibles jamais éclos.

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En attendant, parce que l’attente est parfois un peu douloureuse, je m’empiffre toujours autant de chocolat.

Après avoir eu ma période crème choco-cajou, brownie cru, barres au chanvre, truffes véganes, je crois que je viens de tomber dans les bras d’une nouvelle addiction. Tout a débuté à cause d’une photo, sur le compte d’une copine d’Instagram, d’une recette qui refusait de me quitter l’esprit, et d’une matinée en cuisine… Après un attentat à la banane bien mûre, un rapt de purée d’amande, et une rançon de chocolat, une sorte de fondant absolument indécent de gourmandise et de moelleux est né. J’ignore son nom, mais j’honore sa simplicité, sa texture, ses parfums. Et je ne peux que partager la recette avec vous, d’après @veganbb13

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Fondants véganes cacao-banane-amande :

Trois ingrédients, cinq minutes de confection, 15 ou 20 de cuisson… Voici ce que j’appelle une recette paresseuse. Mais néanmoins délicieuse…

  • 4 bananes bien mûres
  • 50g de cacao en poudre
  • 150g de purée d’amande complète, ou de purée de noisette
  • 1 pincée de sel marin, ou de sel rose de l’Himalaya (facultatif)
  • 1 pincée de vanille en poudre (facultatif)
  • 50g de noix de pécan/noisettes/macadamia grossièrement concassées (facultatif)

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Préchauffez le four à 180°C.

Écrasez les bananes avec la purée d’oléagineux de votre choix, ajoutez le cacao progressivement, puis la vanille et le sel.

Versez le mélange obtenu dans un petit moule carré.

Laissez cuire 15 ou 20 minutes, selon que vous souhaitiez un résultat plus ou moins fondant, plus ou moins pâteux.

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J’ai failli tout dévorer à la sortie du four : verdict, tiède, c’est un délice. D’après @veganbb13, après quelques heures de réfrigération, le tout prend une irrésistible consistance qui évoque un flanc bien dense. A vous de voir, selon vos préférences ! Le tout étant que vous…vous régaliez ♥

Tendrement vôtre,

Eve.

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Rêver avec des brioches épeautre-cannelle-noix de pécan

J’aimerais connaître la recette d’une potion, philtre ou breuvage subtil, qui me transporterait dans les mondes que je tisse de mots. J’aimerais courir sur les landes ou à la poursuite de feux follets aux côtés de ma sorcière, ma Jodie. J’aimerais promener la main sur les moellons et les pierres humides des murs du château de Kullinghan. J’aimerais plonger le nez dans les crins noirs et fournis de Xaos, galoper sur le dos d’Ailim, tâter les écailles des dragons.

Rien qu’une soirée, bercée par la voix des bardes et les joyeux trilles de la musique d’Otter. Rien qu’une après-midi, les yeux dans les yeux avec Jaufré de Rousselune…

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Je les connais, et cependant, je suis condamnée à ne jamais les voir qu’en imagination. Mes personnages… Des amis. Cruelle destinée de celui qui crée et dessine, qui enfante des mondes qui ne vivent que le temps d’un rêve… Rêve, réalité ; souvent, on oppose les deux. Mais les rêves ne sont-ils pas immortels ? Ne peuvent-ils pas se partager ? Lorsque je songe aux récits des mythologies antiques et celtiques, à ceux de Chrétiens de Troyes, des épopées qui ont survécu, je me prends à espérer – que mon petit monde vive un jour au-delà de moi. Du rêve d’un aède, Homère a fait l’Odyssée, dont tous, nous nous rappelons de l’aurore aux doigts de rose.

μος δ ριγνεια φνη οδοδκτυλος Ἠώς

(Emos d’èriyéneia phanè rhododaktulos Eos)

Loin de moi toute prétention littéraire. Je pense que ceux qui écrivent ne sont pas étrangers à ce sentiment : on aimerait que notre monde existe pour de vrai ! Je n’oserai jamais (jamais !) me comparer à Homère ni à aucun grand écrivain. Mais quelle meilleure façon de faire exister son empire de songes que de le partager ?

En attendant, je me console ; j’invente des recettes que je les imagine savourer, tous ensemble, Erell, un peu de gouaille au coin des lèvres, Jaufré regardant Nathaniel en chien de fusil, Jodie riant et secouant ses cheveux de jais, Karil réservant à Sovay les meilleurs morceaux…

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Petites brioches rustiques, petit-épeautre, pécan & cannelle

  • 150g de farine de petit épeautre complète
  • 150g de farine de kamut complète
  • 50g de farine de riz complet ou d’avoine
  • 100g d’huile de noix de coco fondue
  • 200ml de lait de noisettes/d’amande/de riz
  • 100g de noix de pécan concassées
  • 1 sachet de levure de boulanger
  • 1 cuillère à soupe de sucre complet
  • 1 cuillère à soupe de cannelle
  • 1 cuillère à café de mélange d’épices à pain d’épices
  • 1 généreuse pincée de sel

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Commencez par mélanger les farines ensemble avec les épices et le sel.

Pendant ce temps, tiédissez le lait avec le sucre et versez-y la levure. Laissez gonfler un moment.

Ajoutez l’huile, puis le lait et la levure au mélange de farine, et mélangez soigneusement, jusqu’à obtenir une belle boule de pâte non collante. Pétrissez soigneusement.

Formez ensuite de petites boules de pâte que vous laisserez lever sur une plaque, près d’une source de chaleur. Laissez lever au moins une heure.

Puis, à four chaud, enfournez 20min à 180°C.

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Régalez-vous ! Ces petites merveilles sont rustiques, assez compactes, peu levées, mais délicieuses en goût. J’adore le côté « roots » de la farine complète, qui se marie à merveille avec celui des épices. La croûte est croustillante, surtout sortie du four. Les petites brioches se dégusteront avec une purée de noisettes grillées, de la purée d’amande, un carré de chocolat ou bien, natures, telles quelles, toute chaudes encore – le parfum qui se dégage du four est une tentation en lui-même, oui-oui.

J’espère que vous apprécierez cette nouvelle plongée dans mon petit univers médiéval…

Tendrement vôtre,

Eve.

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Le pain des elfes – recette magique

L’excitation est un alcool précieux.

Jeudi 9 février, mon roman et le petit univers qui en découle fêtaient leurs un an. Cette journée a été aussitôt décrétée spéciale. Un lever poétique bien avant l’aube et une séance de Yoga, tandis que l’encens répandait dans la pièce ses vapeurs sacrées… Quelques rêves murmurés au nuage, les yeux brillants de certitude que le futur sera très beau, très brillant, et très doux. De plus en plus, je ressens l’envie que l’aventure de l’écriture se prolonge, se concrétise, prenne d’autres chemins, d’autres voies… J’espère que vous me suivrez dans cette nouvelle épopée, vous qui me lisez…

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Ce jour-là, je ne suis pas allée en cours – jusqu’au bout, je voulais rendre ce jeudi spécial. Mon ordinateur dans ma besace, chevauchant les rêves et les moindres rayons de soleil, j’ai hanté la BU et mon café favori, m’enfonçant dans les coussins de son ambiance moyenâgeuse et la musique sucrée déversée par les enceintes. Le thé Pomme d’Amour était parfumé à souhait ; le chocolat fondait sur la langue avec un goût plus délicat qu’à l’accoutumée. Tandis que les mots s’égrenaient les uns aux autres… Ce jour-là, j’ai terminé de corriger les cinquante dernières pages de mon manuscrit, retouché certaines scènes, été heureuse, puis triste, de quitter ceux qui sont devenus des amis, qui habitent mon esprit de leurs sourires et de leur courage. C’était un moment que je ne pouvais partager avec personne, je crois.

Pour fêter cette date symbolique, j’ai décidé de publier sur mon blog écriture (La Couleur de la Magie) quelques bonus divertissants du 9 au 15 février. Vous y trouverez notamment un horoscope fictif des personnages principaux, des fiches-personnages, des recettes… N’hésitez pas à aller les découvrir ou à vous plonger dans mon petit univers ! Les premiers chapitres du roman sont postés, ainsi qu’un synopsis. Je serai ravie de recueillir vos impressions, vos avis, vos pensées ♥

~ ♦ ~

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Pour ne pas rompre avec la poésie de mon univers, quelques recettes tirées de mon roman, ou inspirées par mes personnages, vont être postées sur Antidote Veggie. La première est un petit délice que je nomme « le pain des elfes », à la fois parce qu’il est fort riche en goût et en énergie, et à la fois parce que les ingrédients qui le composent évoquent la forêt et l’automne roussoyant – oui, mon imaginaire associe cannelle, noisettes et vanille à l’automne.

Je vous propose donc un voyage gustatif sur les terres de la magie, en compagnie de renards, d’elfes des bois (pas au sens Tolkenien du terme… mes elfes sont des créatures mi-arbres mi-fées) et de héros ratés.

Sellez votre monture ou votre dragon et…partez pour un galop au milieu des futaies dorées !

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Pain des Elfes :

  • 100g de noisettes décortiquées
  • 150g d’un mélange d’amande et de noix de cajou (non grillées, non salées)
  • 150g de dattes moelleuses (Mazafati ou bien des Medjool trempées pendant 15min dans de l’eau tiède, ou bien des Deglet Nour trempées 2h)
  • 50g de pistaches concassées, décortiquées, non-salées, non-grillées
  • 50g d’un miel qui vous plaît (miel de chêne, pour moi, pour rappeler la forêt…)
  • 1 cuillère à soupe de cannelle en poudre
  • une belle pincée de vanille
  • une généreuse pincée de sel

Commencez par réduire au mixeur les oléagineux (noisettes et amandes) en poudre grossière (il doit rester des morceaux). Réservez.

Mixez les dattes avec 1 cuillère à soupe de leur eau de trempage, avec le miel, le sel et les épices.

Ajoutez les éclats de pistache, la poudre grossière (vraiment très grossière…plus des petits morceaux que de la poudre, à vrai dire) au mélange dattes-miel-épices, puis malaxez le tout de façon à former une boule collante.

Avec la pâte obtenue, façonnez des galettes ou des petits pains en pressant dans votre paume. Déposez les gâteaux obtenus sur une assiette, délicatement, puis réservez au frais pendant une heure au minimum.

Vous pouvez déguster ♥

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Ces pains des elfes sont particulièrement appréciés par les voyageurs en hiver ou au printemps. En plus de redonner de l’énergie, leur goût est délicieux. Leur effet est un peu magique : la cannelle envoûte le palais, et son effet régulateur de la glycémie fera du bien à votre organisme ! Les dattes, fructose, vitamines B et oligo-éléments (potassium, calcium, fer) restituent vos forces et nourrissent vos muscles, les bons lipides (insaturés) des fruits secs nourrissent le cerveau et sont une source sûre d’énergie.

Si vous réalisez cette recette, n’hésitez pas à m’en faire part, aventuriers du goût que vous êtes !

Tendrement vôtre,

Eve.

Douceurs enchantées, Les dîners du chat, Recettes magiques, Repas des elfes

Imbolc ou Chandeleur – les crêpes n’attendent pas

Imbolc incarne l’esprit du printemps qui veille sur les bois et s’y promène. Oserez-vous partir à sa rencontre, ou resterez-vous dans votre cuisine, prêt à inviter le soleil sous forme de crêpes ? Il est bien connu qu’à la Chandeleur, nous cuisinons des crêpes. Pourquoi, au juste ? parce que leur forme ronde évoque l’astre solaire qui émerge de son tombeau hivernal et vient briller sur le monde.

Pour cela, je vous propose différentes recettes de crêpes, véganes ou pas, sans gluten ou pas, salées ou non, afin que vous puissiez trouver votre bonheur…et célébrer le retour de la lumière, en famille, avec ceux qui comptent pour vous !

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Crêpes mystiques d’améthyste :

  • 100g de farine de sarrasin
  • 100g de farine de maïs violet
  • 50g de fécule de tapioca (ou farine de manioc)
  • une généreuse pincée de sel

Note : ces crêpes se prêtent fort bien à toutes les fantaisies ! Vous pouvez les consommer salées, ou bien sucrées ; elles accompagnent fort bien purées de noisettes et chocolat. Si vous les aimez sucrées, ajoutez une cuillère à soupe de sucre à la pâte.

Crêpes topaze du soleil :

  • 150g de farine de pois-chiche
  • 100g de farine de maïs
  • 50g de fécule de tapioca ou farine de manioc
  • 1 cuillère à café rase de curcuma
  • coriandre moule
  • paprika
  • gingembre moulu
  • ail semoule
  • une pincée de cannelle
  • une généreuse pincée de sel

Note : d’inspiration indienne, ces crêpes sont plutôt épaisses, moelleuses, et se contentent d’un accompagnement sobre. Pourquoi pas une belle salade, et une salsa bien relevée, rafraîchissante à la mangue, conventionnelle, à la tomate et au piment ?

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Crêpes rustiques de Brocéliande :

  • 250g de farine de sarrasin fraîchement moulue (pour un irrésistible parfum de noisettes)
  • une généreuse pincée de sel
  • facultatif : orties en poudre et ail des ours en poudre

Note : leur belle couleur verte, leur goût à la fois riche, de noisette, en fait les partenaires idéales des mets salés ! Mais avec du chocolat (faites dans ce cas l’impasse sur les orties !), ces crêpes de caractère, iront très bien aussi. Elles sont excellentes avec de la cannelle, cuites dans de l’huile comme de petits beignets (sans les orties et l’ail des ours, haha).

Crêpes moelleuse d’avoine et d’Irlande :

  • 150g de farine d’avoine complète
  • 100g de farine de maïs, de blé ou de sarrasin
  • 50g de farine de tapioca ou de maïzena
  • une généreuse pincée de sel

Note : l’Irlande m’évoque toujours les collines rondes, les galops irrépressibles des chevaux, la musique qui danse avec le vent impétueux…et l’avoine. Céréale réchauffante et réconfortante par excellence, laissez-vous bercer par ces crêpes moelleuses, délicieuses aussi bien en salé qu’en sucré.

Crêpes aux pierres précieuses :

  • 150g de farine de maïs
  • 100g de farine de pois-chiche
  • 50g de farine de riz complet
  • une généreuse pincée de sel
  • environ 300g de légumes râpés en mélange (betterave, carotte, courgette, panais, etc.)

Note : toutes les occasions sont bonnes pour manger des légumes ! Ces crêpes complètes, à la fois riches en protéines, en couleurs et en goût, peuvent être garnies, ou bien cuites sous forme de « crêpettes » et dégustées avec une salade ou des légumes, ou en accompagnement d’un curry, par exemple.

Pour toutes les crêpes, commencez par mélanger les farines avec les épices et le sel, puis ajoutez progressivement de l’eau ou du lait végétal (j’aime utiliser de l’eau pour les crêpes au sarrasin, du lait d’avoine ou de riz pour les autres), jusqu’à obtenir une consistance de pâte à crêpe.

Huilez généreusement une poêle, et, quand elle est chaude, versez une louche de pâte à crêpe. Laissez-cuire jusqu’à ce que le dessus soit sec, retournez-la, puis répétez l’opération jusqu’à épuisement de la pâte. Il est possible (et recommandé !) d’huiler régulièrement la poêle pour éviter que les crêpes attachent.

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Des idées de garniture ?

  • fondue de poireaux ;
  • salade verte à l’umebosis et tofu lactofermenté ;
  • crudités, seitan et faux-mage ;
  • fromage de chèvre, noix, salade verte ;
  • tapenade d’olives ;
  • caviar d’algues et dés de tofu marinés au citron ;
  • carottes râpées et noix…

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  • chocolat fondu ;
  • purée de noisette ;
  • jus de citron et sucre ;
  • sucre complet ;
  • confiture ;
  • marmelade d’orange
  • soyez créatifs !!
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Frisson de noisette et poire juteuse

Au risque de vous sembler étrange… J’adore les examens. Évidemment, je râle pour la forme, comme tout le monde. Avant, le mot examen me plongeait dans une transe d’angoisse furieuse. J’avais trop peur de mes propres incapacités ou de l’échec pour aimer ces longues heures, les fesses rivées à une chaise, à écrire dans un silence opaque. Maintenant, c’est différent. Engranger les connaissances, remplir la bibliothèque de son esprit est quelque chose que je trouve magique. Ensuite, rédiger la dissertation ou le commentaire est comme un jeu, où il faut replacer le plus possible de ce que l’on sait. (et puis, vous savez, moi, du moment qu’il faut écrire…) Est-ce que j’ai toujours peur de l’échec ? Si une part de moi s’en moque désormais, l’autre, petite et sombre, sent toujours battre son cœur au moment des résultats. Et si… ? Et si quoi ? Et si j’avais raté ? Eh bien, il faudrait faire mieux la prochaine fois et comprendre où j’avais été plus faible.

J’adore les périodes d’examens, aussi. Oh, certes, il faut réviser, parfois tard le soir (parce qu’on a fait du yoga et écrit tout le reste de la journée, n’est-ce pas ?), mais ce temps passé à la maison, à organiser ses journées comme on le souhaite, encens, petites tisanes, chats, musique douce, me convient à merveille. Je pourrais travailler tous les jours dans une pareille ambiance ! Et puis, plus vite on finit une épreuve, plus il nous reste du temps pour faire ce que l’on veut ensuite, non ? Vu que les cours sont suspendus. (n.d.a : je ne suis pas du tout un modèle à suivre. NON, finir des épreuves de 4h en 2h30, ce n’est pas bien.)

C’était après un partiel d’histoire médiévale. Quelques étirements et postures de yoga, le ciel triste et morne… Une soudaine envie de cuisiner se présente à moi. A croire que Le Roman de la Rose de Jean de Meung m’avait donné quelque inspiration…

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Farandole d’épices, de poudres de rubis et d’or, légumes brossés au son des Raga Yaman (est-ce que vous saviez que chaque Raga, un morceau de musique hindoustanie qui suit un schéma de composition particulier, se devait d’être écouté à un moment précis de la journée et dans une humeur précise ? J’adore ce concept !), des pas de danse esquissés dans la cuisine. Et une soudaine envie de préparer un délicieux goûter…

Quelques pages feuilletées plus tard, je me décide pour des tartelettes amandines tirées de l’excellent Pâtisserie crue, d’Ophélie Verron.

Mais, voilà. Eve est une vilaine fille qui adore changer les recettes au gré de ses humeurs…

Les tartelettes sont devenues petites crèmes au parfum prononcé de caramel, couronnées de poire, et déposées sur un biscuit à la mesquite.

Cela vous fait envie ?

C’est étrange, mais moi aussi…

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Desserts gourmands au caramel de noisette et poire juteuse :

Pour 4 coupelles :

Pour la base :

  • 100g de petits flocons d’avoine
  • 20g de mesquite du Pérou
  • 10g de poudre de baobab
  • 40g de noix de cajou entières, non-grillées
  • une généreuse pincée de sel
  • 50g d’huile de noix de coco
  • 2 cuillères à soupe de sirop d’érable

Pour le caramel noisette-cajou :

  • 75g de purée de noix de cajou fluide
  • 45g de purée de noisettes grillées
  • 3 belles cuillères à café de miel de framboisier (vous pouvez remplacer par 2 belles cuillères à soupe de sirop d’érable)
  • 70ml de lait végétal ou d’eau (personnellement, je préfère utiliser de l’eau. Je trouve le résultat trop sucré, avec du lait végétal. Mais il faut savoir que j’aime le très peu sucré… So, it’s up to you!)
  • une belle pincée de sel marin
  • une pointe de couteau de vanille en poudre
  • 2 belles poires, bien mûres
  • une pincée de cannelle (facultatif)

Pour la base.

Commencer par réduire en poudre les petits flocons d’avoine avec les noix de cajou. Réservez.

Dans un récipient, mélangez les poudres (avoine-cajou, mesquite, baobab, sel), puis ajoutez l’huile de noix de coco en pommade (c’est mieux), ou fondue, avec le sirop d’érable. Mélangez avec les doigts de façon à obtenir une pâte qui s’effrite un peu. Etalez-la dans le fond d’une coupelle ou d’un moule à tarte, ce qui sera encore plus joli.

Placez au frais pour 30 minutes au moins.

Pendant ce temps, préparez le caramel.

Dans un bol, mélangez la purée de noix de cajou, de noisette, avec le miel, le sel et la vanille. Ensuite, ajoutez progressivement l’eau ou le lait végétal de votre choix, de façon à obtenir une crème fluide.

Nappez vos tartelettes ou desserts de la crème obtenue et replacez au frais pour faire prendre à la crème un onctueux irrésistible.

Avant de servir, éplucher les deux poires (pardonnez-moi, je ne sais pas éplucher une poire correctement x)), coupez-les en deux et évidez-les des parties filandreuses. Couronnez chaque dessert d’une moitié de poire, et saupoudrez (ou pas), d’un voile de cannelle.

Délectez-vous de vos petits goûters en admirant la neige glisser du ventre gris des nuages, une tasse tiède de thé dans la main…

Passez une tendre journée d’hiver, pleine de lumière et de magie !

Eve.

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Douceurs enchantées, Recettes magiques

Comme un parfum de pain d’épice…

Je ne sais pas vous, mais j’ai toujours été incapable de voir le 31 décembre autrement que comme un jour banal. De même que le premier janvier. Le cycle continue. Nous changeons d’année, mais…peu m’en chaut.

Peut-être suis-je effectivement trop celte dans ma tête pour considérer cette fête comme cruciale. (Pour moi, la Nouvelle Année débute au 31 octobre. Pas pour être originale à tous prix, mais parce que je trouve cela plus cohérent… Il faut d’abord laisser mourir l’ancien avec l’automne pour qu’un printemps puisse effectivement intervenir. Plonger avec le soleil dans la nuit pour accueillir la nouvelle lumière…)

Je sais que pour de nombreuses personnes, c’est un nouveau cycle psychologique qui s’engage et c’est pourquoi je souhaite toujours de bon cœur la Nouvelle Année aux miens et à ceux qui comptent. Que ces mois à venir augurent du meilleur ! Ce que je reproche, c’est que la date ne soit pas forcément bien choisie, mais cela ne tient qu’à moi !

En effet, à minuit, une nouvelle journée débute, et puis c’est tout. Ces années ne sont que des conventions humaines ; un calendrier calqué sur la nature pour essayer de dompter et de s’approprier un minimum ses rythmes. Evidemment, il est des fêtes qui me paraissent logiques : moissons, printemps, solstices… Mais le Nouvel An, franchement ? Enfin, soyons positifs, me voilà comme une vieille ronchon qui proteste sur tout ce qui passe à sa portée !

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Parce que le givre sur les arbres donne de délicieuses envies de cocooning et de chaleur, parce que la blancheur scintille derrière la brume, que quelques fées y promènent leurs ailes délicates, j’ai eu envie un après-midi de cuisiner. Un de mes grands plaisirs, lorsque je suis seule chez moi, c’est d’enfourner un délice de gâteau aux épices. Toute la maison est alors embaumée par un fantôme d’odeur ; la cannelle flotte comme une présence tiède, dans laquelle je voudrais me blottir, oublier que dehors, le froid, la tristesse et la solitude existent encore. Les zestes d’orange, cette acidité sur la langue, puis le bonheur qu’on hume à même le flacon (d’huile essentielle). Vanille noire, vanille ronde et précieuse, princesse qu’on transforma jadis en fleur d’orchidée, et qui fleurit sur tout ce que tu ne connaîtras jamais, bonheurs terrestres, enfants qu’on sert dans ses bras, amant dont la seule vision chavire le cœur… Les légendes content les chagrins des pertes et des peurs que nous voudrions ne jamais connaître. Je m’interroge : l’âme humaine recèle-t-elle tant de cruauté ? Aime-t-elle à voir souffrir autrui – cet autrui qu’elle espère éloigné d’elle à jamais ? Ou aime-t-elle ressentir de la compassion pour la misère de cet autre fictif, pour lequel elle se passionne à travers histoires et fictions ?

Non, mangez du pain d’épice, mais ne laissez pas votre esprit vous égarer dans des impasses philosophiques. Il paraît que c’est mauvais pour le moral…

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Pain d’épice sans gluten et produits animaux, mais pas sans goût

Un pain d’épices sans miel est-il encore un pain d’épices ? On m’a déjà posé la question. Plutôt que de laisser d’autres tourbillons philosophiques me happer, je vous répondrais ainsi : puisque ma recette se présente sous forme de pain et contient (passionnément) des épices, m’en voudrez-vous encore de ne pas utiliser de miel ? Je ne vous interdis pas de le faire, du moment qu’il est bio et que vous avez une petite pensée pour les abeilles qui l’ont produit (et puis, du miel, j’en mange aussi, hihi !)

Pour 12 généreuses parts :

  • 100ml de lait de riz (ou d’amande)
  • 140ml de sirop d’agave clair
  • 100g d’huile de noix de coco désodorisée ou de margarine végétale
  • 300g de farine (200g de farine de sarrasin, 100g de farine de riz complet)
  • 50g de farine de tapioca (ou de manioc)
  • 1 demi-cuillère à café de gomme de guar
  • 1 œuf de lin (1 cuillère à soupe de graines de lin moulues, mise à tremper dans 3 cuillères à soupe d’eau – le résultat va former une consistance mucilagineuse : voilà votre œuf de lin !)
  • 100g de sucre de canne Muscovado, pour le bon goût de réglisse
  • 1 cuillère à soupe de vinaigre de cidre
  • 1 cuillère à soupe d’épices à pain d’épices (cannelle, gingembre, anis étoilé, poivre, muscade, cardamome)
  • 1 cuillère à café de cannelle en poudre
  • 1 sachet de poudre à lever sans phosphates
  • 15 gouttes d’huile essentielle d’orange douce
  • 1 généreuse pincée de sel

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Je me suis inspirée très librement de la recette proposée dans le Plantes & Santé de janvier 2017 pour cette recette de pain d’épice.

Comment procéder ?

Préchauffez le four à 180°C.

Commencez par mettre le lait, la margarine ou l’huile de noix de coco désodorisée et le sirop d’agave dans une petite casserole. Laissez chauffer, puis coupez à la première ébullition.

Dans un saladier, mélangez les farines avec la fécule de tapioca, le Muscovado, les épices, le sel et la poudre à lever.

Faites un puits, puis ajoutez votre œuf de lin, puis le mélange lait-margarine-sirop d’agave. Versez, puis mélangez soigneusement.

Au dernier moment, ajoutez le vinaigre de cidre. Puis enfournez à four bien chaud, pour environ 45min de cuisson (vérifiez la cuisson à l’aide de la pointe d’un couteau. C’est cuit quand la pointe ressort sèche).

Attendez cinq minutes avant de démouler…puis régalez-vous ! Avec un délicieux thé, en admirant le givre sur les branches, dehors…

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Tendrement vôtre,

Eve.