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Un inconnu + une recette alsacienne

Est-ce que cela ne vous arrive jamais ? Vous croisez des gens, et, au fond de vous, vous savez qu’ils auront de l’importance pour vous. Vous les avez remarqués au milieu de la foule ; il doit bien y avoir une raison à cela…

Cela peut être un inconnu, aperçu au détour de l’allée d’un magasin ; quelqu’un, dans la rue. Vous ne savez pas vraiment ce qui a accroché votre regard, son apparence, les vêtements qu’il ou elle porte, ou encore la couleur de ses cheveux. Est-ce une expression, un parfum ? Sa personne toute entière ?

Plus tard, quand vous le/la recroisez, c’est comme une évidence.

C’était lui ou elle – un inconnu qui devait jouer un rôle dans votre vie. Et votre instinct vous en avait averti. Il aura suffi d’un sourire, d’un geste de bonté, d’un petit rien, qui a pourtant transformé votre humeur.

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Parfois, c’est au détour d’une conversation, un éclat de mots, une poignée de paroles saisies au vol dans la rue, dans le bus, dans une salle d’attente. Vous êtes embourbé dans le marasme de vos propres pensées ; et c’est ce mot, celui que vous attendiez, celui que vous cherchiez sans le trouver, soudain, qui vient vous sortir de cette mauvaise passe. On peut parler de pièce de puzzle : exactement celle qui manquait pour que vous compreniez le problème ou que vous le voyiez sous un autre angle, celui qui transformera l’obstacle en solution…

Alors, à tous ces inconnus qui ont contribué à notre existence, sans le savoir, à tous ces sourires qui ont sauvé notre journée, à toutes ces graines de sagesse cueillies au vent… Merci ♥

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Cette recette m’a été inspirée, non par un inconnu, mais par ma famille et par mes racines alsaciennes. J’ai grandi biberonnée aux flammenkuechen, aux gâteaux alsaciens, aux recettes qui fleurent bon la région des cigognes. Bien qu’on ne trouve pas une grande quantité de lardons et de crème dans ma cuisine (on se demande bien pourquoi, haha), j’aime à penser que quelques influences alsaciennes se glissent de temps à autre, par ci ou par là, dans les plats que je confectionne. Les feuilles de laurier, les salades de choucroute, les tartes fines de sarrasin, nappées de crème de soja et de fins lardons de tofu fumé, les potées de chou à la sauce soja, ou les petits biscuits aux amandes et à la cannelle…

Et, que voulez-vous : l’automne m’évoque irrésistiblement nos longues promenades dans la forêt alsacienne, les tourbillons de feuilles rousses, les histoires de sorcières et les tartelettes aux noix. Je reviens à mes origines, celles de mon cœur, celles de mon âme. Et je vous offre cette recette aux consonances alsaciennes, lorraines et…magiques ?

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Tarte flambée végétarienne, sarrasin – épinards – pesto :

Pour la pâte à tarte sans gluten :

  • 100g de farine de riz complet
  • 50g de farine de sarrasin
  • 30g de farine de lupin
  • 20g de farine de pois-chiche
  • Une pincée de sel
  • 3 cuillères à soupe d’huile de noix de coco désodorisée

Pour la garniture :

  • 150g de crème de soja lactofermentée (sa texture est plus onctueuse)
  • 100g de tofu lactofermenté au tamari
  • 1 cuillère à soupe de tamari
  • Noix de muscade râpée
  • Ail semoule
  • Poivre noir du moulin

Pour les légumes :

  • 200g de jeunes pousses d’épinard, de fanes de légumes, de laitue un peu défraîchie
  • 25g de jeunes feuilles d’ortie
  • 100g de pesto d’ail des ours (fait maison, ou acheté. Un pesto au basilic fera l’affaire aussi)
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’olive

Mélangez ensemble les farines avec le sel.

Ajoutez l’huile de noix de coco désodorisée quand elle est en pommade, puis 8 à 10 cuillères à soupe d’eau tiède. Vous devez obtenir une belle boule de pâte légèrement collante.

Abaissez la pâte entre deux feuilles de papier cuisson, et déposez-la sur une plaque de cuisson, en forme de rond.

Réservez.

Préchauffez le four à 180°C

Faites revenir les jeunes pousses d’épinards ou les fanes de légumes avec les pousses d’ortie pendant une dizaine de minutes.

Pendant ce temps, mixez tous les ingrédients de la garniture ensemble, puis étalez sur la pâte.

Versez les légumes par-dessus, puis assaisonnez avec le pesto d’ail des ours.

Mettez au four pour une trentaine de minutes, jusqu’à ce que les bords de la pâte soient dorés et croustillants.

VARIANTE : la tarte avec sa garniture et quelques feuilles d’ail des ours et de roquette saupoudrées sur cette dernière se suffit aussi à elle-même ♥

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Vous pouvez accompagner ce plat d’une belle salade de roquette et de betterave aux noix, de carottes râpées ou d’une poêlée de petits navets ♥

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Tendrement vôtre,

Eve.

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Maman, j’aime pas les pâtes

Cette phrase, jusqu’à très récemment, ma mère a souvent dû me l’entendre prononcer, à son plus grand désespoir. On dit souvent que les goûts évoluent, tout au long de la vie ; et ce n’est pas moi qui viendrait prétendre le contraire… La petite fille qui aimait tant les pâtes a fini par en être dégoûtée, quand elle a eu quinze ans. Jusqu’à ses dix-neuf ans, elle n’en mangeait que rarement, et que plus ou moins sous la contrainte.

Mais ça, c’était avant de (re)découvrir les pâtes de maïs…

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De la texture en bouche, cet irrésistible petit goût de maïs, une belle couleur ensoleillée dans l’assiette… Rien à voir avec les pâtes de blé pâlichonnes qui avaient failli me désespérer pour de bon de tous les plats pâteux du monde !

Depuis, j’ai recommencé à apprivoiser les pâtes – de toute sorte – même si ma préférence va clairement à celles au maïs. Pour les accompagner et préparer un repas à la fois simple et complet, j’aime faire revenir des aubergines et des poivrons dans l’huile d’olive, avant de les enrober d’une petite sauce à la crème de soja et au vin blanc. Promis, c’est très, très bon…

On fait le pari que cette recette vous fera apprécier les pâtes ?

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Pâtes au maïs et leur sauce magique :

pour quatre gourmands :

  • 250g de pâtes de maïs artisanales

pour la sauce :

  • 3 aubergines
  • 2 poivrons rouges déjà cuits (il suffit de les mettre, entiers, au four, pour environ 30min. Une fois cuits, vous les sortez, les pelez et les épépinez, et ils sont prêts à être utilisés ♥)
  • 3 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • une brique de crème de soja (200ml)
  • 100ml de vin blanc sec
  • deux feuilles de laurier
  • 150g de tofu fumé aux graines (facultatif)
  • poivre du moulin
  • sel marin de Guérande

pour accompagner :

  • de jeunes pousses de roquette
  • un filet d’huile d’olive

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Dans une sauteuse, faites revenir les aubergines dans l’huile d’olive, coupées en petits dés. Ajoutez le sel, le poivre, le laurier et les poivrons rouge détaillés en lamelles, ainsi que le tofu, si vous décidez d’en utiliser. Laissez cuire pendant 10minutes environ, en mélangeant régulièrement.

Mouillez avec le vin blanc, puis la crème de soja. Laissez mijoter une vingtaine de minutes, sans oublier de mélanger de temps à autre.

Pendant ce temps, faites cuire les pâtes dans une grande quantité d’eau bouillante salée. Égouttez.

Au moment de dresser les assiettes, servez les pâtes avec un filet d’huile d’olive, quelques pousses de roquette et une généreuse portion de sauce.

Mangez ! ♥

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Les lasagnes : la cuisine de mon enfance

Petite fille, je raffolais de pâtes et de lasagnes. C’était le plat que je réclamais immanquablement à ma mère, à chaque occasion un peu spéciale, à chaque anniversaire. Sa seule pensée dessinait des étoiles dans mes yeux et convoquait une fête sur mes papilles.

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Lasagnes. J’imaginais déjà mes petits doigts racler le fond et les bords des casseroles des sauces que j’aimais tant, la « sauce blanche » et la « sauce rouge », comme la Reine Blanche et la Reine Rouge d’Alice au Pays des Merveilles, archétypes d’un conte, personnages de légende de mon bestiaire culinaire.

Les lasagnes de maman, je les aimais au thon, avec beaucoup d’oignons et de vin blanc, pas forcément gratinées. Il fallait que les pâtes aient caramélisé avec la tomate sur les bords du plat amoureusement passé au four, et que la béchamel soit bien épaisse. C’était comme un rituel, un parfum d’anniversaire et de laurier qui investissait la cuisine et me mettait le cœur en joie.

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Le temps a passé, et ma folie des lasagnes aussi.

Pourtant, quand il fait gris, que l’air fleure bon l’automne et les feuilles tourbillonnantes, j’ai toujours comme une réminiscence de lasagnes. Et, alors, il faut que je mette la main à la pâte pour mettre au point ma propre version de cette recette qui a bercé mon enfance. Plus guère de thon pour la végétarienne que je suis, des pâtes au blé complet ou sans gluten, une recette que j’essaie de penser meilleure pour la santé en termes de nutriments et de vitamines. Avec des herbes du jardin de ma grand-mère, des tomates fraîches si possible…sans sacrifier le côté réconfortant de ce plat.

Voici mes lasagnes du jardin !

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Ingrédients :

  • 250g de pâtes à lasagne (au blé complet, à l’épeautre ou sans gluten)
  • 800g de coulis de tomates
  • 2 cuillères à soupe de tamari
  • Quelques tours de moulin à poivre
  • Un peu d’ail semoule
  • Une dizaine de feuilles d’origan du jardin

  • 8 tomates très mûres
  • 200g de tofu lactofermenté au pesto
  • 100g de tofu lactofermenté au tamari

  • 250ml de crème de soja
  • 200ml de vin blanc sec
  • 3 cuillères à soupe de sauce soja (tamari)
  • 2 cuillères à soupe rases de fécule de manioc

  • Poivre du moulin
  • 3 feuilles de laurier du jardin
  • Noix de muscade fraîchement râpée (environ un quart de la noix)
  • Thym et romarin du jardin
  • Quelques branches de marjolaine
  • Huile d’olive

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Préchauffer le four à 180°C.

Mélanger le coulis de tomate avec les ingrédients de la sauce rouge. Réserver.

Mélanger les ingrédients de la sauce blanche et réserver. Le mélange obtenu est très liquide : c’est normal ; en cuisant, les pâtes vont absorber l’essentiel du liquide.

Huiler généreusement un plat, puis disposer une première couche de pâtes à lasagnes.

Couper les tomates en très fines tranches. En disposer l’équivalent de deux et demi sur les pâtes à lasagnes. Emietter les deux tofus et saupoudrer sur les tomates. Verser un tiers de la sauce rouge et un tiers de la sauce blanche sur les pâtes. Couvrir de feuilles de lasagnes.

Répéter l’opération, jusqu’à épuisement des ingrédients.

Napper généreusement le plat d’huile d’olive, saupoudrer de thym, de romarin et de marjolaine (de votre jardin ♥)

Enfourner pour environ 40 minutes (tout en sachant que les lasagnes supportent très bien les longues cuissons à feu tout doux, pour devenir fondantes et douces et délicieuses ♥)

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Vous pourrez déguster ces lasagnes toutes seules, ou bien accompagnées d’une petite salade verte croquante. Faites-vous du bien !

Tendrement vôtre,

Eve.

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Bol du printemps

Avec le printemps et les beaux jours qui reviennent, nos corps ont besoin de fraîcheur, d’aliments nutritifs pour s’éveiller de la stagnation de l’hiver. Sans parler de « détox », il est normal de consommer davantage de crudités, de verdure, pour lancer les processus de nettoyage du foie, de la vésicule biliaire, et nous alléger, tout en douceur. Si on suit les biorythmes de notre corps, prendre un ou deux kilos en hiver n’est pas dramatique et imite les réflexes de protection et de survie dont nos ancêtres usaient pour se protéger du froid.

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Au niveau des énergies, le printemps demeure la saison du nettoyage. Il est bon de consommer, en guise de petit rituel du matin, un jus de citron dans de l’eau tiède. Tout en réveillant le système digestif, cela active le travail du foie et des émonctoires. Or, un foie en bonne santé, c’est de la vitalité en plus ! Je ne sais plus trop dans quel livre j’avais lu cela, mais je me souviens que cela m’avait fait rire : un médecin racontait que, pour rien au monde, il ne voudrait faire le travail du foie. Vous imaginez ? Fonctionner 24h/24 et 7j/7, assumer plus d’une centaine de fonctions vitales pour l’organisme, gérer et digérer les hormones, produire le cholestérol, secréter la bile, contrôler en permanence la composition du sang… Cette glande à la fois endocrine et exocrine pèse plus de 1500g et ce n’est pas pour rien que son rôle est crucial dans la santé. Alors, autant soutenir son travail au printemps !

Pour nous purger des excès de l’hiver, rien de tel que de consommer les trésors que nous offre notre jardin ou la nature. Le pissenlit, avec ses charmantes fleurs jaunes, pétales étalés comme des soleils, vous dérange au milieu de votre pelouse ? Au lieu de l’arroser de désherbant, cueillez-le avec respect, poêlez ses fleurs avec vos oignons et vos jardinières de légumes, ajoutez ses feuilles à vos salades. Mieux que les petites gélules que l’on vous vend à prix d’or en parapharmacie ! N’hésitez pas non plus à consommer du radis noir, des artichauts, des légumes verts.

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Pour ma part, je n’aime rien tant que cuisiner à partir de mes petites récoltes sauvages. Tendres pousses d’orties (dont vous pouvez faire des potages, des tartes, des fondues…), ail des ours, toutes jeunes feuilles de tilleul, mâche sauvage, lamier pourpre, pousses d’aubépines, fleurs de primevère, de violette, et toute cette abondance de végétaux que nous croisons sur les chemins de promenade, mais que nous dédaignons, peuvent venir agrémenter nos repas. J’adore, le soir venu, me hasarder dans mon jardin. J’effleure les bourgeons, je hume les grappes de fleurs des cerisiers, je traque les reflets du couchant sur l’eau et à travers les feuillages. Je ne reviens jamais à la cuisine sans une généreuse brassée de plantes sauvages pour agrémenter mes repas.

Aujourd’hui, je vous propose justement de composer un bol que certains nommeront « détox », d’autres « bouffée de nature ». Je lui donne le doux nom de « bol de sorcière », mais libre à vous de choisir d’autres qualificatifs. L’essentiel étant…de vous faire du bien.

Alors… préparez-vous pour une promenade dans la campagne !

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Bol de sorcière du printemps :

Pour une personne

  • 50g de mâche, lavée
  • 1 endive
  • du kimchi ou de la choucroute crue
  • du caviar d’aubergines (fait maison, ou acheté)
  • 1 cuillère à soupe d’huile de colza
  • 1 cuillère à soupe de vinaigre de cidre ou vinaigre balsamique
  • 1 cuillère à café de vinaigre d’umebosis (un vinaigre japonais, préparé à partir de prunes ume, des petites prunes en saumure. Vous pouvez remplacer par une cuillère à café de moutarde à l’ancienne, ou tout simplement, passer cette étape, et saler normalement votre vinaigrette)

Pour les ingrédients sauvages

  • 1 petite poignée de jeunes pousses d’aubépine (l’arbre des poètes ! Il en pousse partout, dans les haies, dans vos jardins… Prenez garde à faire votre cueillette avec respect, sans arracher les bourgeons, et dans un endroit qui ne soit pas pollué par la route ou les pesticides), de feuilles de tilleul (cet arbre est omniprésent dans nos jardins et nos campagnes. Ses feuilles renferment des quantités intéressantes de vitamines et d’oligo-élément), de feuilles de pissenlit (même conseil : pour votre cueillette, choisissez un endroit qui n’est pas pollué, et prenez soin de ne pas dépeupler l’endroit de la plante choisie – même si pour chasser le pissenlit d’un endroit, je concède qu’il faut se lever tôt…)
  • 1 ombelle de fleurs d’ail des ours (facultatif)
  • 5 fleurs de primevère, pour décorer

Pour le pesto d’ail des ours :

  • 5 feuilles d’ail des ours
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 10g de noix de cajou ou d’amandes en poudre
  • 1 pincée de sel
  • quelques gouttes de jus de citron

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La préparation est on-ne-peut-plus simple.

Lavez soigneusement vos ingrédients sauvages (à l’eau vinaigrée, cela vaut mieux), et égouttez-les.

Lavez la mâche et l’endive.

Dans un bol (ou une assiette, mais je trouve la présentation plus jolie dans un bol), disposez la mâche, lavée et égouttée, avec l’endive, finement hachée. Nappez de vinaigrette.

Hachez les feuilles de pissenlit et mêlez-les aux jeunes pousses, dans le bol.

Préparez votre pesto : dans un mortier, concassez les noix de cajou avec l’huile d’olive, le sel, le jus de citron et ajoutez les feuilles d’ail des ours, finement hachées. Vous devez obtenir une pâte un peu granuleuse.

A NOTER : vous pouvez préparer une plus grande quantité de ce pesto dans un blender (ce sera peut-être plus simple), en sachant qu’il se conservera deux jours au réfrigérateur. (et pourra accompagner des pâtes, des tartines, des tartes salées…)

Nappez votre salade sauvage de pesto d’ail des ours. Décorez avec les fleurs de primevère et d’ail des ours.

Ajoutez dans votre bol le kimchi, ou la choucroute crue, le caviar d’aubergines, humez les senteurs de cette mélange aussi beau que bon pour les yeux et les corps…et dégustez ! En pleine conscience.

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Sachez ainsi que l’endive, avec son amertume caractéristique, est une plante excellente pour les fonctions hépatiques. La mâche renferme dans ses feuilles de précieuses vitamines et des oméga 3, de même que l’huile de colza. Toutes les plantes sauvages contiennent d’intéressants taux de protéines et d’acides aminés, en plus d’oligo-éléments et de toutes les vertus des jeunes plantes, hardies et gorgées de vitalité. L’ail des ours, avec son délicat parfum aillé, relève les plats, en plus de contenir des substances intéressantes pour la santé (soufre pour les cheveux, vitamine C, vitamines B).

Ne craignez pas la quantité de « gras » qui peut paraître importante, dans cette recette. Ce ne sont que des lipides bons pour la santé, et pour la ligne. (pour être honnête, je n’adhère absolument pas au concept des graisses qui font grossir. Si vous craignez pour votre ligne, surveillez plutôt les glucides, lesquels, en augmentant la production d’insuline, entraînent un plus grand stockage des graisses sur le corps.)

J’espère que cette petite recette, déclinable à l’envi, vous plaira ♥

Tendrement vôtre,

Eve.

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Imbolc ou Chandeleur – les crêpes n’attendent pas

Imbolc incarne l’esprit du printemps qui veille sur les bois et s’y promène. Oserez-vous partir à sa rencontre, ou resterez-vous dans votre cuisine, prêt à inviter le soleil sous forme de crêpes ? Il est bien connu qu’à la Chandeleur, nous cuisinons des crêpes. Pourquoi, au juste ? parce que leur forme ronde évoque l’astre solaire qui émerge de son tombeau hivernal et vient briller sur le monde.

Pour cela, je vous propose différentes recettes de crêpes, véganes ou pas, sans gluten ou pas, salées ou non, afin que vous puissiez trouver votre bonheur…et célébrer le retour de la lumière, en famille, avec ceux qui comptent pour vous !

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Crêpes mystiques d’améthyste :

  • 100g de farine de sarrasin
  • 100g de farine de maïs violet
  • 50g de fécule de tapioca (ou farine de manioc)
  • une généreuse pincée de sel

Note : ces crêpes se prêtent fort bien à toutes les fantaisies ! Vous pouvez les consommer salées, ou bien sucrées ; elles accompagnent fort bien purées de noisettes et chocolat. Si vous les aimez sucrées, ajoutez une cuillère à soupe de sucre à la pâte.

Crêpes topaze du soleil :

  • 150g de farine de pois-chiche
  • 100g de farine de maïs
  • 50g de fécule de tapioca ou farine de manioc
  • 1 cuillère à café rase de curcuma
  • coriandre moule
  • paprika
  • gingembre moulu
  • ail semoule
  • une pincée de cannelle
  • une généreuse pincée de sel

Note : d’inspiration indienne, ces crêpes sont plutôt épaisses, moelleuses, et se contentent d’un accompagnement sobre. Pourquoi pas une belle salade, et une salsa bien relevée, rafraîchissante à la mangue, conventionnelle, à la tomate et au piment ?

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Crêpes rustiques de Brocéliande :

  • 250g de farine de sarrasin fraîchement moulue (pour un irrésistible parfum de noisettes)
  • une généreuse pincée de sel
  • facultatif : orties en poudre et ail des ours en poudre

Note : leur belle couleur verte, leur goût à la fois riche, de noisette, en fait les partenaires idéales des mets salés ! Mais avec du chocolat (faites dans ce cas l’impasse sur les orties !), ces crêpes de caractère, iront très bien aussi. Elles sont excellentes avec de la cannelle, cuites dans de l’huile comme de petits beignets (sans les orties et l’ail des ours, haha).

Crêpes moelleuse d’avoine et d’Irlande :

  • 150g de farine d’avoine complète
  • 100g de farine de maïs, de blé ou de sarrasin
  • 50g de farine de tapioca ou de maïzena
  • une généreuse pincée de sel

Note : l’Irlande m’évoque toujours les collines rondes, les galops irrépressibles des chevaux, la musique qui danse avec le vent impétueux…et l’avoine. Céréale réchauffante et réconfortante par excellence, laissez-vous bercer par ces crêpes moelleuses, délicieuses aussi bien en salé qu’en sucré.

Crêpes aux pierres précieuses :

  • 150g de farine de maïs
  • 100g de farine de pois-chiche
  • 50g de farine de riz complet
  • une généreuse pincée de sel
  • environ 300g de légumes râpés en mélange (betterave, carotte, courgette, panais, etc.)

Note : toutes les occasions sont bonnes pour manger des légumes ! Ces crêpes complètes, à la fois riches en protéines, en couleurs et en goût, peuvent être garnies, ou bien cuites sous forme de « crêpettes » et dégustées avec une salade ou des légumes, ou en accompagnement d’un curry, par exemple.

Pour toutes les crêpes, commencez par mélanger les farines avec les épices et le sel, puis ajoutez progressivement de l’eau ou du lait végétal (j’aime utiliser de l’eau pour les crêpes au sarrasin, du lait d’avoine ou de riz pour les autres), jusqu’à obtenir une consistance de pâte à crêpe.

Huilez généreusement une poêle, et, quand elle est chaude, versez une louche de pâte à crêpe. Laissez-cuire jusqu’à ce que le dessus soit sec, retournez-la, puis répétez l’opération jusqu’à épuisement de la pâte. Il est possible (et recommandé !) d’huiler régulièrement la poêle pour éviter que les crêpes attachent.

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Des idées de garniture ?

  • fondue de poireaux ;
  • salade verte à l’umebosis et tofu lactofermenté ;
  • crudités, seitan et faux-mage ;
  • fromage de chèvre, noix, salade verte ;
  • tapenade d’olives ;
  • caviar d’algues et dés de tofu marinés au citron ;
  • carottes râpées et noix…

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  • chocolat fondu ;
  • purée de noisette ;
  • jus de citron et sucre ;
  • sucre complet ;
  • confiture ;
  • marmelade d’orange
  • soyez créatifs !!
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Mystérieux oca et délicieuse recette ♥

Initialement, cet article aurait dû être publié au printemps dernier… Malheureusement pour nous, les ocas trop vite engloutis, je n’avais pu trouver de moment pour faire quelques photos (et les photos actuelles ne me satisfont toujours pas) de la recette. Forcée d’attendre d’en retrouver, j’ai été exaucée vendredi dernier… L’hiver s’en vient à pas de velours, air scintillant et parfum de Noël, mais êtes-vous prêt à un petit voyage temporel vers les terres verdoyantes du printemps ? Promis, l’espace d’un article, vous vous retrouverez soudain en mars. Si bien que quand vous lèverez la tête de votre écran, vous serez soudain surpris de voir les arbres dépouillés de leurs feuillages, nus, et la nuit tomber…

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Un vendredi après-midi. Ma mère et moi faisions, comme à l’accoutumée, les courses ensemble. C’est bien plus commode de ravitailler la maison à deux, bien plus convivial (on se raconte nos journées :-)), et comme nous cuisinons toutes les deux à la maison, ça nous permet de ne pas nous marcher sur les pieds, par rapport aux recettes que nous prévoyons de confectionner.

J’errais du côté des légumes, cherchant ce qui ferait notre régal de la semaine. Des brocolis émeraude, véritables petites forêt. Une salade fraîche et croquante. De précoces asperges vertes d’Italie. Des pleurotes au goût de rose.

Ils étaient là, comme des doigts dodus et roses. Les ocas du Pérou.

J’ai d’abord cru qu’il s’agissait de curieux topinambours. Mais non, pas du tout, les Ocas du Pérou faisant partie de la famille des Oxalidacées (même famille botanique que le trèfle !). Ils sont originaires des plateaux andins, où ils font partie de l’alimentation traditionnelle et sont très appréciés pour leur teneur en vitamines et minéraux. Attention cependant à toutes les personnes qui ont la goutte : évitez d’en consommer ; les ocas sont très riches en acide oxalique, comme les épinards, les blettes et la rhubarbe.

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Pour la petite histoire, les ocas sont introduits en Angleterre en 1829. On pensait que leurs propriétés similaires à la pomme de terre pourraient endiguer les effets délétères de la famine en Irlande. Cependant, le rendement de l’oca est bien moindre à celui de la patate qu’on associe tant à l’Irlande ; et le tubercule met bien plus de temps à venir à maturité…

Je l’avoue, j’ai un peu de mal avec le goût terreux du topinambour. Surtout ceux de mon jardin. Ils sont vite leidig, comme dirait ma grand-mère alsacienne. Pourtant, ces ocas ont immédiatement trouvé grâce à mes papilles. Après une cuisson à la vapeur de vingt minutes, pour faire « connaissance » avec ce légume, ils révèlent un parfum délicat de pomme de terre, qui n’est pas sans rappeler la pomme cuite, avec un croquant très agréable. La légère acidité se révèle en fin de bouche.

L’idée de les écraser en purée avec une bonne huile d’olive fruitée, du sel rose de l’Himalaya, du poivre, un soupçon de pesto m’est aussitôt venue (parfois, j’ai des illuminations, en cuisine XD). Et quand la saison viendra, j’ajouterais bien à cette purée qui change, de fraîches pousses et fleurs d’ail des ours, ajoutées juste avant de servir. Miam…

Vous me suivez dans cette petite recette réconfortante des fraîches soirées de printemps ? Qu’on déguste pour reprendre des forces après une bonne après-midi à bécher dans l’odeur de la glaise, avec la nuit qui tombe et le chant précoce des merles… Je m’y vois déjà. Décidément, j’aime le printemps…

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Purée d’Oca au sel rose de l’Himalaya et pesto :

  • 800g d’ocas du Pérou roses (moins acides et tellement jolis !)
  • 3 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 3 cuillères à soupe de pesto au basilic ou à l’ail des ours végane (le mien est de la marque BioVerde, aux noix de cajou et à l’ail des ours ; mais si vous en avez un fait maison, ce sera encore mieux ! Avec les bonnes herbes du jardin, romarin, basilic, ciboulette…)
  • 4 cuillères à soupe de crème de soja ou d’avoine (facultatif)
  • une pincée de sel rose de l’Himalaya
  • poivre noir du moulin
  • noix de muscade râpée.
  • 8 belles feuilles d’ail des ours ou une botte de ciboulette…

C’est une recette, comme je vous l’ai dit, de fainéant, qu’on prépare après une après-midi au grand air !

On place les ocas dans une marguerite, pour une cuisson douce à la vapeur. Comptez vingt bonnes minutes à partir de l’ébullition (pendant lesquelles vous pouvez vous reposer les gambettes ou les mettre à profit pour prépare une jolie salade printanière, du tofu sauté…) pour la cuisson.

Quand vos ocas sont tendres (vérifiez la cuisson à l’aide d’un couteau), écrasez-les (vous pouvez garder la peau, elle est toute fine quand ils sont tendres et jeunes. Sinon, vous pouvez les éplucher avant cuisson, mais vous allez vous amusez…) avec le  pesto, l’huile d’olive, la crème (facultatif), le sel, les épices. Battez bien la purée obtenue. (j’aime pour ma part utiliser un presse purée plutôt qu’un mixeur plongeur, mais à chacun ses préférences)

Coupez finement l’ail des ours/la ciboulette.

Servez la purée bien chaude avec votre salade/tofu sauté ou les deux à la fois (on a très faim après avoir passé un moment au jardin, en général), du pain frotté avec de l’ail et parsemez des herbes fraîches. Ou bien, en version réconfortante, avec des brocolis tout jeunes en salade et vinaigrette d’umebosis. Dégustez !

(mais cette recette douce et chaude est aussi parfaite pour les soirées d’hiver, une douce lecture à portée de main… Ici, le dernier numéro de Simple Things.)

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Tendrement vôtre,

Eve.

Les dîners du chat, Recettes magiques, Repas des elfes

Des aubergines à l’ombre du tilleul

 Le tilleul déverse des pluies de fleurs odorantes sur mes épaules. A se demander s’il veut me chasser ou bénir mon ordinateur et lui offrir un baptême bien singulier…

Malgré tout, chaque jour, je reviens, le portable entre les mains, pour m’installer sous son ombre généreuse. Les abeilles bourdonnent, et une douce fragrance, de celles qui inspirent les rêves, flotte autour de moi. Vacances.

A travers les branches garnies de bouquets couleur crème, et des feuilles délicates, le ciel, d’un bleu céruléen, dépourvu du moindre nuage. Parfois, pour le simple plaisir d’en admirer la couleur, je lève les yeux. Chaque saison métamorphose le ciel. Pâle en hiver, il prend des teintes chaudes de myosotis la belle saison venue.

La chaleur invite à plonger dans une torpeur délicieuse. Une chaleur comme un cocon, qui glisse sur la peau avec les parfums de l’été.

Ma mère se plaint de ne jamais me voir : levée avant tout le monde, je pars pendant de longues heures promener les chiens ou faire du yoga, avant de m’esquiver dans ma chambre ou sous mon cher tilleul. La plume en main, les mots qui dansent au bord des lèvres. Le pire, c’est que j’adore ça. Vivre un peu en décalage, perdue dans mon petit-monde. Rassurez-vous, je ne suis pas devenue complètement ermite… On partage toujours ensemble des moments de balades, de cinéma, de courses, de jeux et de piscines. Et encore des balades.

A force d’écrire des scènes de festin et de réfléchir à la nourriture de mes personnages, j’imagine pas mal de recettes, aussi.

En général, l’été, fruits et légumes sont si abondants et goûteux qu’ils se passent d’accommodements compliqués. Et vous savez quoi ? Les recettes les plus simples sont aussi les meilleures… Celles qu’on réalise avec une grosse pincée d’amour et d’herbes du jardin… De toute façon, je ne sais pas vous, mais quand il fait beau, ce sont des abricots dodus et des figues vertes savoureuses que je dévore, avec beaucoup de noix. Et du chocolat (cru). Et du pain.

La petite recette sans prétention que je vous propose est de celles-ci ! Simple, réconfortante, mais savoureuse. Parfaite pour un petit repas après la piscine. Ou en accompagnement d’une salade un peu élaborée. Vous pouvez même la présenter dans des petits plats individuels pour une présentation « qui en jette ». Le tout, c’est que ça vous plaise…

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Pour cette recette, j’avais utilisé de grosses aubergines ovales de Sicile, avec des pommes de terre nouvelles à la peau toute tendre. Ah, et : ne lésinez pas sur la quantité d’herbes…

Un joli gratin aubergines-pommes de terre estival

  • 3 aubergines de belle taille (en tout, 800g d’aubergines, environ)
  • 2 oignons nouveaux (trois s’ils sont très petits)
  • 500g de pommes de terre nouvelles, type Nicolas ou Charlotte
  • un bouquet d’herbes du jardin (pimprenelle, persil, marjolaine, orties…)
  • de la bonne huile d’olive
  • une cuillère à soupe de sauce soja
  • deux feuilles de laurier
  • poivre fraîchement moulu
  • muscade fraîchement râpée
  • ail semoule
  • sel rose de l’Himalaya ou sel marin.

 (je préfère ne pas fixer de quantités pour le sel et les aromates. A vous d’assaisonner selon vos goûts à vous !)

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Commencez par  tapisser d’huile d’olive le fond de votre plat (un grand plat ovale pour moi, mais vous pouvez aussi utiliser quatre plats individuels).

Détaillez en tranches très fines vos aubergines.

Faites de même avec vos pommes de terre, après les avoir lavées et brossées. Vous n’êtes pas obligé de les éplucher ! La peau est super riche en potassium (même si certains chercheurs disent que la peau est riche en un alcaloïde qui peut favoriser le syndrome des intestins poreux, je n’ai jamais constaté d’effets délétères sur moi).

Lavez vos herbes et hachez-les finement. Hachez les oignons en rondelles très fines.

Maintenant, commencez par tapisser le fond du plat avec des rondelles d’aubergines. Saupoudrez d’herbes, déposez les feuilles de laurier, salez, poivrez, muscadez.

Poursuivez avec une couche de pommes de terre que vous assaisonnerez.

Continuez ainsi jusqu’à épuisement des ingrédients. Ensuite, mouillez avec la sauce soja, arrosez d’huile d’olive, et ajoutez environ 75ml d’eau.

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(version plat individuel, voilà ce que ça donne)

Finalement, vous pouvez enfourner pour 45 minutes à 180°C, chaleur tournante.

C’est prêt quand  vos légumes sont fondants ♥

Régalez-vous en famille, en admirant le soleil se coucher ou les pieds dans l’herbe… C’est fait pour !

Portez-vous bien !

Eve ♥