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Bol du printemps

Avec le printemps et les beaux jours qui reviennent, nos corps ont besoin de fraîcheur, d’aliments nutritifs pour s’éveiller de la stagnation de l’hiver. Sans parler de « détox », il est normal de consommer davantage de crudités, de verdure, pour lancer les processus de nettoyage du foie, de la vésicule biliaire, et nous alléger, tout en douceur. Si on suit les biorythmes de notre corps, prendre un ou deux kilos en hiver n’est pas dramatique et imite les réflexes de protection et de survie dont nos ancêtres usaient pour se protéger du froid.

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Au niveau des énergies, le printemps demeure la saison du nettoyage. Il est bon de consommer, en guise de petit rituel du matin, un jus de citron dans de l’eau tiède. Tout en réveillant le système digestif, cela active le travail du foie et des émonctoires. Or, un foie en bonne santé, c’est de la vitalité en plus ! Je ne sais plus trop dans quel livre j’avais lu cela, mais je me souviens que cela m’avait fait rire : un médecin racontait que, pour rien au monde, il ne voudrait faire le travail du foie. Vous imaginez ? Fonctionner 24h/24 et 7j/7, assumer plus d’une centaine de fonctions vitales pour l’organisme, gérer et digérer les hormones, produire le cholestérol, secréter la bile, contrôler en permanence la composition du sang… Cette glande à la fois endocrine et exocrine pèse plus de 1500g et ce n’est pas pour rien que son rôle est crucial dans la santé. Alors, autant soutenir son travail au printemps !

Pour nous purger des excès de l’hiver, rien de tel que de consommer les trésors que nous offre notre jardin ou la nature. Le pissenlit, avec ses charmantes fleurs jaunes, pétales étalés comme des soleils, vous dérange au milieu de votre pelouse ? Au lieu de l’arroser de désherbant, cueillez-le avec respect, poêlez ses fleurs avec vos oignons et vos jardinières de légumes, ajoutez ses feuilles à vos salades. Mieux que les petites gélules que l’on vous vend à prix d’or en parapharmacie ! N’hésitez pas non plus à consommer du radis noir, des artichauts, des légumes verts.

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Pour ma part, je n’aime rien tant que cuisiner à partir de mes petites récoltes sauvages. Tendres pousses d’orties (dont vous pouvez faire des potages, des tartes, des fondues…), ail des ours, toutes jeunes feuilles de tilleul, mâche sauvage, lamier pourpre, pousses d’aubépines, fleurs de primevère, de violette, et toute cette abondance de végétaux que nous croisons sur les chemins de promenade, mais que nous dédaignons, peuvent venir agrémenter nos repas. J’adore, le soir venu, me hasarder dans mon jardin. J’effleure les bourgeons, je hume les grappes de fleurs des cerisiers, je traque les reflets du couchant sur l’eau et à travers les feuillages. Je ne reviens jamais à la cuisine sans une généreuse brassée de plantes sauvages pour agrémenter mes repas.

Aujourd’hui, je vous propose justement de composer un bol que certains nommeront « détox », d’autres « bouffée de nature ». Je lui donne le doux nom de « bol de sorcière », mais libre à vous de choisir d’autres qualificatifs. L’essentiel étant…de vous faire du bien.

Alors… préparez-vous pour une promenade dans la campagne !

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Bol de sorcière du printemps :

Pour une personne

  • 50g de mâche, lavée
  • 1 endive
  • du kimchi ou de la choucroute crue
  • du caviar d’aubergines (fait maison, ou acheté)
  • 1 cuillère à soupe d’huile de colza
  • 1 cuillère à soupe de vinaigre de cidre ou vinaigre balsamique
  • 1 cuillère à café de vinaigre d’umebosis (un vinaigre japonais, préparé à partir de prunes ume, des petites prunes en saumure. Vous pouvez remplacer par une cuillère à café de moutarde à l’ancienne, ou tout simplement, passer cette étape, et saler normalement votre vinaigrette)

Pour les ingrédients sauvages

  • 1 petite poignée de jeunes pousses d’aubépine (l’arbre des poètes ! Il en pousse partout, dans les haies, dans vos jardins… Prenez garde à faire votre cueillette avec respect, sans arracher les bourgeons, et dans un endroit qui ne soit pas pollué par la route ou les pesticides), de feuilles de tilleul (cet arbre est omniprésent dans nos jardins et nos campagnes. Ses feuilles renferment des quantités intéressantes de vitamines et d’oligo-élément), de feuilles de pissenlit (même conseil : pour votre cueillette, choisissez un endroit qui n’est pas pollué, et prenez soin de ne pas dépeupler l’endroit de la plante choisie – même si pour chasser le pissenlit d’un endroit, je concède qu’il faut se lever tôt…)
  • 1 ombelle de fleurs d’ail des ours (facultatif)
  • 5 fleurs de primevère, pour décorer

Pour le pesto d’ail des ours :

  • 5 feuilles d’ail des ours
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 10g de noix de cajou ou d’amandes en poudre
  • 1 pincée de sel
  • quelques gouttes de jus de citron

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La préparation est on-ne-peut-plus simple.

Lavez soigneusement vos ingrédients sauvages (à l’eau vinaigrée, cela vaut mieux), et égouttez-les.

Lavez la mâche et l’endive.

Dans un bol (ou une assiette, mais je trouve la présentation plus jolie dans un bol), disposez la mâche, lavée et égouttée, avec l’endive, finement hachée. Nappez de vinaigrette.

Hachez les feuilles de pissenlit et mêlez-les aux jeunes pousses, dans le bol.

Préparez votre pesto : dans un mortier, concassez les noix de cajou avec l’huile d’olive, le sel, le jus de citron et ajoutez les feuilles d’ail des ours, finement hachées. Vous devez obtenir une pâte un peu granuleuse.

A NOTER : vous pouvez préparer une plus grande quantité de ce pesto dans un blender (ce sera peut-être plus simple), en sachant qu’il se conservera deux jours au réfrigérateur. (et pourra accompagner des pâtes, des tartines, des tartes salées…)

Nappez votre salade sauvage de pesto d’ail des ours. Décorez avec les fleurs de primevère et d’ail des ours.

Ajoutez dans votre bol le kimchi, ou la choucroute crue, le caviar d’aubergines, humez les senteurs de cette mélange aussi beau que bon pour les yeux et les corps…et dégustez ! En pleine conscience.

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Sachez ainsi que l’endive, avec son amertume caractéristique, est une plante excellente pour les fonctions hépatiques. La mâche renferme dans ses feuilles de précieuses vitamines et des oméga 3, de même que l’huile de colza. Toutes les plantes sauvages contiennent d’intéressants taux de protéines et d’acides aminés, en plus d’oligo-éléments et de toutes les vertus des jeunes plantes, hardies et gorgées de vitalité. L’ail des ours, avec son délicat parfum aillé, relève les plats, en plus de contenir des substances intéressantes pour la santé (soufre pour les cheveux, vitamine C, vitamines B).

Ne craignez pas la quantité de « gras » qui peut paraître importante, dans cette recette. Ce ne sont que des lipides bons pour la santé, et pour la ligne. (pour être honnête, je n’adhère absolument pas au concept des graisses qui font grossir. Si vous craignez pour votre ligne, surveillez plutôt les glucides, lesquels, en augmentant la production d’insuline, entraînent un plus grand stockage des graisses sur le corps.)

J’espère que cette petite recette, déclinable à l’envi, vous plaira ♥

Tendrement vôtre,

Eve.

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Rêver avec des brioches épeautre-cannelle-noix de pécan

J’aimerais connaître la recette d’une potion, philtre ou breuvage subtil, qui me transporterait dans les mondes que je tisse de mots. J’aimerais courir sur les landes ou à la poursuite de feux follets aux côtés de ma sorcière, ma Jodie. J’aimerais promener la main sur les moellons et les pierres humides des murs du château de Kullinghan. J’aimerais plonger le nez dans les crins noirs et fournis de Xaos, galoper sur le dos d’Ailim, tâter les écailles des dragons.

Rien qu’une soirée, bercée par la voix des bardes et les joyeux trilles de la musique d’Otter. Rien qu’une après-midi, les yeux dans les yeux avec Jaufré de Rousselune…

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Je les connais, et cependant, je suis condamnée à ne jamais les voir qu’en imagination. Mes personnages… Des amis. Cruelle destinée de celui qui crée et dessine, qui enfante des mondes qui ne vivent que le temps d’un rêve… Rêve, réalité ; souvent, on oppose les deux. Mais les rêves ne sont-ils pas immortels ? Ne peuvent-ils pas se partager ? Lorsque je songe aux récits des mythologies antiques et celtiques, à ceux de Chrétiens de Troyes, des épopées qui ont survécu, je me prends à espérer – que mon petit monde vive un jour au-delà de moi. Du rêve d’un aède, Homère a fait l’Odyssée, dont tous, nous nous rappelons de l’aurore aux doigts de rose.

μος δ ριγνεια φνη οδοδκτυλος Ἠώς

(Emos d’èriyéneia phanè rhododaktulos Eos)

Loin de moi toute prétention littéraire. Je pense que ceux qui écrivent ne sont pas étrangers à ce sentiment : on aimerait que notre monde existe pour de vrai ! Je n’oserai jamais (jamais !) me comparer à Homère ni à aucun grand écrivain. Mais quelle meilleure façon de faire exister son empire de songes que de le partager ?

En attendant, je me console ; j’invente des recettes que je les imagine savourer, tous ensemble, Erell, un peu de gouaille au coin des lèvres, Jaufré regardant Nathaniel en chien de fusil, Jodie riant et secouant ses cheveux de jais, Karil réservant à Sovay les meilleurs morceaux…

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Petites brioches rustiques, petit-épeautre, pécan & cannelle

  • 150g de farine de petit épeautre complète
  • 150g de farine de kamut complète
  • 50g de farine de riz complet ou d’avoine
  • 100g d’huile de noix de coco fondue
  • 200ml de lait de noisettes/d’amande/de riz
  • 100g de noix de pécan concassées
  • 1 sachet de levure de boulanger
  • 1 cuillère à soupe de sucre complet
  • 1 cuillère à soupe de cannelle
  • 1 cuillère à café de mélange d’épices à pain d’épices
  • 1 généreuse pincée de sel

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Commencez par mélanger les farines ensemble avec les épices et le sel.

Pendant ce temps, tiédissez le lait avec le sucre et versez-y la levure. Laissez gonfler un moment.

Ajoutez l’huile, puis le lait et la levure au mélange de farine, et mélangez soigneusement, jusqu’à obtenir une belle boule de pâte non collante. Pétrissez soigneusement.

Formez ensuite de petites boules de pâte que vous laisserez lever sur une plaque, près d’une source de chaleur. Laissez lever au moins une heure.

Puis, à four chaud, enfournez 20min à 180°C.

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Régalez-vous ! Ces petites merveilles sont rustiques, assez compactes, peu levées, mais délicieuses en goût. J’adore le côté « roots » de la farine complète, qui se marie à merveille avec celui des épices. La croûte est croustillante, surtout sortie du four. Les petites brioches se dégusteront avec une purée de noisettes grillées, de la purée d’amande, un carré de chocolat ou bien, natures, telles quelles, toute chaudes encore – le parfum qui se dégage du four est une tentation en lui-même, oui-oui.

J’espère que vous apprécierez cette nouvelle plongée dans mon petit univers médiéval…

Tendrement vôtre,

Eve.

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Le pain des elfes – recette magique

L’excitation est un alcool précieux.

Jeudi 9 février, mon roman et le petit univers qui en découle fêtaient leurs un an. Cette journée a été aussitôt décrétée spéciale. Un lever poétique bien avant l’aube et une séance de Yoga, tandis que l’encens répandait dans la pièce ses vapeurs sacrées… Quelques rêves murmurés au nuage, les yeux brillants de certitude que le futur sera très beau, très brillant, et très doux. De plus en plus, je ressens l’envie que l’aventure de l’écriture se prolonge, se concrétise, prenne d’autres chemins, d’autres voies… J’espère que vous me suivrez dans cette nouvelle épopée, vous qui me lisez…

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Ce jour-là, je ne suis pas allée en cours – jusqu’au bout, je voulais rendre ce jeudi spécial. Mon ordinateur dans ma besace, chevauchant les rêves et les moindres rayons de soleil, j’ai hanté la BU et mon café favori, m’enfonçant dans les coussins de son ambiance moyenâgeuse et la musique sucrée déversée par les enceintes. Le thé Pomme d’Amour était parfumé à souhait ; le chocolat fondait sur la langue avec un goût plus délicat qu’à l’accoutumée. Tandis que les mots s’égrenaient les uns aux autres… Ce jour-là, j’ai terminé de corriger les cinquante dernières pages de mon manuscrit, retouché certaines scènes, été heureuse, puis triste, de quitter ceux qui sont devenus des amis, qui habitent mon esprit de leurs sourires et de leur courage. C’était un moment que je ne pouvais partager avec personne, je crois.

Pour fêter cette date symbolique, j’ai décidé de publier sur mon blog écriture (La Couleur de la Magie) quelques bonus divertissants du 9 au 15 février. Vous y trouverez notamment un horoscope fictif des personnages principaux, des fiches-personnages, des recettes… N’hésitez pas à aller les découvrir ou à vous plonger dans mon petit univers ! Les premiers chapitres du roman sont postés, ainsi qu’un synopsis. Je serai ravie de recueillir vos impressions, vos avis, vos pensées ♥

~ ♦ ~

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Pour ne pas rompre avec la poésie de mon univers, quelques recettes tirées de mon roman, ou inspirées par mes personnages, vont être postées sur Antidote Veggie. La première est un petit délice que je nomme « le pain des elfes », à la fois parce qu’il est fort riche en goût et en énergie, et à la fois parce que les ingrédients qui le composent évoquent la forêt et l’automne roussoyant – oui, mon imaginaire associe cannelle, noisettes et vanille à l’automne.

Je vous propose donc un voyage gustatif sur les terres de la magie, en compagnie de renards, d’elfes des bois (pas au sens Tolkenien du terme… mes elfes sont des créatures mi-arbres mi-fées) et de héros ratés.

Sellez votre monture ou votre dragon et…partez pour un galop au milieu des futaies dorées !

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Pain des Elfes :

  • 100g de noisettes décortiquées
  • 150g d’un mélange d’amande et de noix de cajou (non grillées, non salées)
  • 150g de dattes moelleuses (Mazafati ou bien des Medjool trempées pendant 15min dans de l’eau tiède, ou bien des Deglet Nour trempées 2h)
  • 50g de pistaches concassées, décortiquées, non-salées, non-grillées
  • 50g d’un miel qui vous plaît (miel de chêne, pour moi, pour rappeler la forêt…)
  • 1 cuillère à soupe de cannelle en poudre
  • une belle pincée de vanille
  • une généreuse pincée de sel

Commencez par réduire au mixeur les oléagineux (noisettes et amandes) en poudre grossière (il doit rester des morceaux). Réservez.

Mixez les dattes avec 1 cuillère à soupe de leur eau de trempage, avec le miel, le sel et les épices.

Ajoutez les éclats de pistache, la poudre grossière (vraiment très grossière…plus des petits morceaux que de la poudre, à vrai dire) au mélange dattes-miel-épices, puis malaxez le tout de façon à former une boule collante.

Avec la pâte obtenue, façonnez des galettes ou des petits pains en pressant dans votre paume. Déposez les gâteaux obtenus sur une assiette, délicatement, puis réservez au frais pendant une heure au minimum.

Vous pouvez déguster ♥

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Ces pains des elfes sont particulièrement appréciés par les voyageurs en hiver ou au printemps. En plus de redonner de l’énergie, leur goût est délicieux. Leur effet est un peu magique : la cannelle envoûte le palais, et son effet régulateur de la glycémie fera du bien à votre organisme ! Les dattes, fructose, vitamines B et oligo-éléments (potassium, calcium, fer) restituent vos forces et nourrissent vos muscles, les bons lipides (insaturés) des fruits secs nourrissent le cerveau et sont une source sûre d’énergie.

Si vous réalisez cette recette, n’hésitez pas à m’en faire part, aventuriers du goût que vous êtes !

Tendrement vôtre,

Eve.

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Imbolc ou Chandeleur – les crêpes n’attendent pas

Imbolc incarne l’esprit du printemps qui veille sur les bois et s’y promène. Oserez-vous partir à sa rencontre, ou resterez-vous dans votre cuisine, prêt à inviter le soleil sous forme de crêpes ? Il est bien connu qu’à la Chandeleur, nous cuisinons des crêpes. Pourquoi, au juste ? parce que leur forme ronde évoque l’astre solaire qui émerge de son tombeau hivernal et vient briller sur le monde.

Pour cela, je vous propose différentes recettes de crêpes, véganes ou pas, sans gluten ou pas, salées ou non, afin que vous puissiez trouver votre bonheur…et célébrer le retour de la lumière, en famille, avec ceux qui comptent pour vous !

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Crêpes mystiques d’améthyste :

  • 100g de farine de sarrasin
  • 100g de farine de maïs violet
  • 50g de fécule de tapioca (ou farine de manioc)
  • une généreuse pincée de sel

Note : ces crêpes se prêtent fort bien à toutes les fantaisies ! Vous pouvez les consommer salées, ou bien sucrées ; elles accompagnent fort bien purées de noisettes et chocolat. Si vous les aimez sucrées, ajoutez une cuillère à soupe de sucre à la pâte.

Crêpes topaze du soleil :

  • 150g de farine de pois-chiche
  • 100g de farine de maïs
  • 50g de fécule de tapioca ou farine de manioc
  • 1 cuillère à café rase de curcuma
  • coriandre moule
  • paprika
  • gingembre moulu
  • ail semoule
  • une pincée de cannelle
  • une généreuse pincée de sel

Note : d’inspiration indienne, ces crêpes sont plutôt épaisses, moelleuses, et se contentent d’un accompagnement sobre. Pourquoi pas une belle salade, et une salsa bien relevée, rafraîchissante à la mangue, conventionnelle, à la tomate et au piment ?

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Crêpes rustiques de Brocéliande :

  • 250g de farine de sarrasin fraîchement moulue (pour un irrésistible parfum de noisettes)
  • une généreuse pincée de sel
  • facultatif : orties en poudre et ail des ours en poudre

Note : leur belle couleur verte, leur goût à la fois riche, de noisette, en fait les partenaires idéales des mets salés ! Mais avec du chocolat (faites dans ce cas l’impasse sur les orties !), ces crêpes de caractère, iront très bien aussi. Elles sont excellentes avec de la cannelle, cuites dans de l’huile comme de petits beignets (sans les orties et l’ail des ours, haha).

Crêpes moelleuse d’avoine et d’Irlande :

  • 150g de farine d’avoine complète
  • 100g de farine de maïs, de blé ou de sarrasin
  • 50g de farine de tapioca ou de maïzena
  • une généreuse pincée de sel

Note : l’Irlande m’évoque toujours les collines rondes, les galops irrépressibles des chevaux, la musique qui danse avec le vent impétueux…et l’avoine. Céréale réchauffante et réconfortante par excellence, laissez-vous bercer par ces crêpes moelleuses, délicieuses aussi bien en salé qu’en sucré.

Crêpes aux pierres précieuses :

  • 150g de farine de maïs
  • 100g de farine de pois-chiche
  • 50g de farine de riz complet
  • une généreuse pincée de sel
  • environ 300g de légumes râpés en mélange (betterave, carotte, courgette, panais, etc.)

Note : toutes les occasions sont bonnes pour manger des légumes ! Ces crêpes complètes, à la fois riches en protéines, en couleurs et en goût, peuvent être garnies, ou bien cuites sous forme de « crêpettes » et dégustées avec une salade ou des légumes, ou en accompagnement d’un curry, par exemple.

Pour toutes les crêpes, commencez par mélanger les farines avec les épices et le sel, puis ajoutez progressivement de l’eau ou du lait végétal (j’aime utiliser de l’eau pour les crêpes au sarrasin, du lait d’avoine ou de riz pour les autres), jusqu’à obtenir une consistance de pâte à crêpe.

Huilez généreusement une poêle, et, quand elle est chaude, versez une louche de pâte à crêpe. Laissez-cuire jusqu’à ce que le dessus soit sec, retournez-la, puis répétez l’opération jusqu’à épuisement de la pâte. Il est possible (et recommandé !) d’huiler régulièrement la poêle pour éviter que les crêpes attachent.

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Des idées de garniture ?

  • fondue de poireaux ;
  • salade verte à l’umebosis et tofu lactofermenté ;
  • crudités, seitan et faux-mage ;
  • fromage de chèvre, noix, salade verte ;
  • tapenade d’olives ;
  • caviar d’algues et dés de tofu marinés au citron ;
  • carottes râpées et noix…

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  • chocolat fondu ;
  • purée de noisette ;
  • jus de citron et sucre ;
  • sucre complet ;
  • confiture ;
  • marmelade d’orange
  • soyez créatifs !!
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Mystérieux oca et délicieuse recette ♥

Initialement, cet article aurait dû être publié au printemps dernier… Malheureusement pour nous, les ocas trop vite engloutis, je n’avais pu trouver de moment pour faire quelques photos (et les photos actuelles ne me satisfont toujours pas) de la recette. Forcée d’attendre d’en retrouver, j’ai été exaucée vendredi dernier… L’hiver s’en vient à pas de velours, air scintillant et parfum de Noël, mais êtes-vous prêt à un petit voyage temporel vers les terres verdoyantes du printemps ? Promis, l’espace d’un article, vous vous retrouverez soudain en mars. Si bien que quand vous lèverez la tête de votre écran, vous serez soudain surpris de voir les arbres dépouillés de leurs feuillages, nus, et la nuit tomber…

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Un vendredi après-midi. Ma mère et moi faisions, comme à l’accoutumée, les courses ensemble. C’est bien plus commode de ravitailler la maison à deux, bien plus convivial (on se raconte nos journées :-)), et comme nous cuisinons toutes les deux à la maison, ça nous permet de ne pas nous marcher sur les pieds, par rapport aux recettes que nous prévoyons de confectionner.

J’errais du côté des légumes, cherchant ce qui ferait notre régal de la semaine. Des brocolis émeraude, véritables petites forêt. Une salade fraîche et croquante. De précoces asperges vertes d’Italie. Des pleurotes au goût de rose.

Ils étaient là, comme des doigts dodus et roses. Les ocas du Pérou.

J’ai d’abord cru qu’il s’agissait de curieux topinambours. Mais non, pas du tout, les Ocas du Pérou faisant partie de la famille des Oxalidacées (même famille botanique que le trèfle !). Ils sont originaires des plateaux andins, où ils font partie de l’alimentation traditionnelle et sont très appréciés pour leur teneur en vitamines et minéraux. Attention cependant à toutes les personnes qui ont la goutte : évitez d’en consommer ; les ocas sont très riches en acide oxalique, comme les épinards, les blettes et la rhubarbe.

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Pour la petite histoire, les ocas sont introduits en Angleterre en 1829. On pensait que leurs propriétés similaires à la pomme de terre pourraient endiguer les effets délétères de la famine en Irlande. Cependant, le rendement de l’oca est bien moindre à celui de la patate qu’on associe tant à l’Irlande ; et le tubercule met bien plus de temps à venir à maturité…

Je l’avoue, j’ai un peu de mal avec le goût terreux du topinambour. Surtout ceux de mon jardin. Ils sont vite leidig, comme dirait ma grand-mère alsacienne. Pourtant, ces ocas ont immédiatement trouvé grâce à mes papilles. Après une cuisson à la vapeur de vingt minutes, pour faire « connaissance » avec ce légume, ils révèlent un parfum délicat de pomme de terre, qui n’est pas sans rappeler la pomme cuite, avec un croquant très agréable. La légère acidité se révèle en fin de bouche.

L’idée de les écraser en purée avec une bonne huile d’olive fruitée, du sel rose de l’Himalaya, du poivre, un soupçon de pesto m’est aussitôt venue (parfois, j’ai des illuminations, en cuisine XD). Et quand la saison viendra, j’ajouterais bien à cette purée qui change, de fraîches pousses et fleurs d’ail des ours, ajoutées juste avant de servir. Miam…

Vous me suivez dans cette petite recette réconfortante des fraîches soirées de printemps ? Qu’on déguste pour reprendre des forces après une bonne après-midi à bécher dans l’odeur de la glaise, avec la nuit qui tombe et le chant précoce des merles… Je m’y vois déjà. Décidément, j’aime le printemps…

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Purée d’Oca au sel rose de l’Himalaya et pesto :

  • 800g d’ocas du Pérou roses (moins acides et tellement jolis !)
  • 3 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 3 cuillères à soupe de pesto au basilic ou à l’ail des ours végane (le mien est de la marque BioVerde, aux noix de cajou et à l’ail des ours ; mais si vous en avez un fait maison, ce sera encore mieux ! Avec les bonnes herbes du jardin, romarin, basilic, ciboulette…)
  • 4 cuillères à soupe de crème de soja ou d’avoine (facultatif)
  • une pincée de sel rose de l’Himalaya
  • poivre noir du moulin
  • noix de muscade râpée.
  • 8 belles feuilles d’ail des ours ou une botte de ciboulette…

C’est une recette, comme je vous l’ai dit, de fainéant, qu’on prépare après une après-midi au grand air !

On place les ocas dans une marguerite, pour une cuisson douce à la vapeur. Comptez vingt bonnes minutes à partir de l’ébullition (pendant lesquelles vous pouvez vous reposer les gambettes ou les mettre à profit pour prépare une jolie salade printanière, du tofu sauté…) pour la cuisson.

Quand vos ocas sont tendres (vérifiez la cuisson à l’aide d’un couteau), écrasez-les (vous pouvez garder la peau, elle est toute fine quand ils sont tendres et jeunes. Sinon, vous pouvez les éplucher avant cuisson, mais vous allez vous amusez…) avec le  pesto, l’huile d’olive, la crème (facultatif), le sel, les épices. Battez bien la purée obtenue. (j’aime pour ma part utiliser un presse purée plutôt qu’un mixeur plongeur, mais à chacun ses préférences)

Coupez finement l’ail des ours/la ciboulette.

Servez la purée bien chaude avec votre salade/tofu sauté ou les deux à la fois (on a très faim après avoir passé un moment au jardin, en général), du pain frotté avec de l’ail et parsemez des herbes fraîches. Ou bien, en version réconfortante, avec des brocolis tout jeunes en salade et vinaigrette d’umebosis. Dégustez !

(mais cette recette douce et chaude est aussi parfaite pour les soirées d’hiver, une douce lecture à portée de main… Ici, le dernier numéro de Simple Things.)

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Tendrement vôtre,

Eve.

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Votre petit-déjeuner : un antidote à la mauvaise humeur

De ma vie, je crois que je n’ai jamais manqué le petit-déjeuner. Même malade, il a toujours fallu que je mange quelque chose : porridge, tartines ; sucré, salé, fruits… Toutes sortes d’envies se sont succédées au cours de ma petite vie. Enfant, je ne jurais que par le salé : des crêpes au jambon et au ketchup, les jours de fête ; ou, mon repas préféré, du fromage de chèvre frais, fondu et grillé sur du pain, avec un filet d’huile d’olive…

A l’adolescence, mes parents ont découvert la crème Budwig, et m’en ont fait profiter : cependant, je détestais le goût de ce mélange, celui des graines fraîchement moulues (sarrasin, graines de lin), mélangées avec du yaourt entier et de la banane. Ma maman avait ainsi mis au point une version savoureuse, quoiqu’assez sucrée, juste pour moi qui détestait la version originale : toujours sarrasin et graines de lin fraîchement moulues du matin, avec du miel, du cacao et de la banane, de l’huile de lin et de colza, et, finalement, des fruits frais de saison à côté.

Il y a ensuite eu le porridge, les tartines de Chocolinette et de tartinade chocolatée bio, et enfin, depuis peu, le sésame noir sur du pain intégral, avec des fruits frais.

Quitter le lit, par des petits matins endormis, pour savoir que le froid de l’hiver sur les jambes et les pieds nus sera compensé par un savoureux petit-déjeuner, un repas préparé avec amour, est une perspective délicieuse. Se faufiler jusqu’à la cuisine, manger une pomme, une poire ou se délecter d’un smoothie devant une fenêtre. Ce sont des moments de pause, de retrouvailles avec soi. Ce n’est pas toujours le cas, cependant. Pour certains, matin rime avec se presser, se bouger et on néglige bien souvent le petit-déjeuner. La caresse des draps est chaude sur la peau et on replongerait bien dans ses rêves tout doux, au lieu de descendre, de tituber dans ses pantoufles, et de trouver le chemin de la salle de bain.

Alors que prendre du temps est tellement mieux, tellement plus doux que de se précipiter pour avaler à toute allure des céréales, sorties du paquet, sur un verre de lait ou de jus froid…

Ainsi vais-je vous proposer un florilège de mes petits déjeuners favoris, avec l’organisation autour pour laisser le temps de déguster et d’apprécier la vie. Ce n’est pas parce qu’on travaille ou qu’on va à la fac, qu’on n’a pas le droit de vivre et de profiter de sa journée… Telle est ma philosophie, du moins…

Prêts ? ♥

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Tartines noires et fruits frais.

Un de mes favoris, parce que je le trouve délicieusement réconfortant, en été, comme en hiver, tout en étant facile à digérer. Il tient bien au corps pour toute la matinée et apporte à l’organisme les nutriments dont il a besoin pour affronter une journée de stress et de travail…

Le sésame, par exemple, est un trésor, pour ceux qui cherchent à booster leurs apports en calcium et en magnésium (amis végétariens, bonsoir !). Avez-vous déjà goûté du sésame noir ? Son goût plus fin, sa saveur typée, me le font préférer au sésame blanc et au simple tahin – que je trouve, étonnamment, bien plus amer. En outre, comme tous les aliments de couleur noire, il est riche en antioxydants et en oligo-éléments, comme il conserve son enveloppe externe et n’a pas été raffiné. Je vous propose de le manger sur des tartines de pain intégral ou de petit-épeautre, légèrement grillées, avec des fruits frais.

Personnellement, je le préfère nature, plutôt que sucré (que ce soit avec de la mélasse, de la confiture ou du miel), mais libre à vous d’ajouter quelques lamelles d’abricots séchés ou de dattes sur vos tartines ♥

  • 2 belles tartines de pain complet ou intégral, légèrement grillées ;
  • 1 à 2 cuillères à soupe (rases) de sésame noir (je dis ces mesures un peu au pif, parce que je ne mesure évidemment pas du tout la quantité… Je tartine juste généreusement mon pain)
  • des fruits frais de saison (en hiver, le duo pomme-poire, un kaki bien blet ; au printemps : poires et fruits rouges ; en été : pêches, abricots, prunes ; en automne : figues, prunes, pommes et poires, raisin…)
  • une boisson chaude, parce qu’il est toujours bon de réveiller l’organisme et de stimuler la digestion avec du thé, du rooibos ou un chaï, surtout en hiver. Cependant, prenez garde :, boire du thé en mangeant inhibe l’absorption du fer.

Il va sans dire que si vous n’aimez pas le sésame, il est tout à fait possible de le remplacer par de la purée de cajou ou de noisettes, ou d’amandes…

Smoothie bowl

Un de mes petits favoris en été ou au printemps, lorsqu’il fait chaud ou que j’ai davantage de temps pour créer ♥

Cette recette est tout à fait personnelle, parce que je ne peux pas manger de banane, surtout pas crues (sans doute la crème Budwig me faisait-elle mal au ventre parce que j’étais intolérante aux bananes, tout simplement), mais sentez-vous libre d’en ajouter une ou deux, ou de remplacer certains fruits par de la banane.

Au-dessus de mon smoothie, que j’aime épais comme une compote, et manger à la cuillère, je saupoudre un généreux topping de mon invention.

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 Le smoothie :

  • une belle mange sauvage, bien mûre (ou bien une mangue Atolfo, une des plus savoureuses, à mon goût), soit environ 200g de fruits
  • des fruits de saison (poire, fruits rouges, pêche sans la peau, nectarine, abricot…)
  • une ou deux dattes Mazafati (facultatif, si jamais vos fruits sont peu sucrés, par exemple)
  • une demi cuillère à café de cannelle ou un peu de vanille en poudre

Pour le topping : un granola maison, improvisé à partir des ingrédients suivants :

  • 30g de noix de cajou
  • 15g de fèves de cacao cru
  • 1 cuillère à café d’huile de coco en pommade
  • 1 cuillère à soupe de germe de blé
  • 4 abricots secs ou de la pâte d’abricots secs

Passer tous les ingrédients du topping au blender et réserver.

Passer tous les ingrédients du smoothie au blender et verser dans un bol. Saupoudrez avec le topping…et déguster ♥

Saupoudrer de pollen, éventuellement.

Cette recette s’accommode très bien d’un honeybush ou d’un thé vert aux fleurs de cerisier.

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Porridge :

Si j’en raffolais il y a quelques années, je mange beaucoup moins de porridges sucrés maintenant. Je le préfère en version salée (oui, je suis un bec salé). L’avoine dans des crêpes moelleuses ou des petits pains, par exemple, est-ce que vous imaginez ce rêve ?

Mais je vous donne cette recette qui m’a longtemps régalée et qui est comme une petite flamme chaude dans le ventre, une protection face au froid de l’hiver…

  • 3 belles cuillères à soupe de flocons d’avoine (petits) ; il est possible de trouver des flocons d’avoine sans gluten ;
  • 200 à 250ml de lait de riz (mon petit chouchou ; mais le lait d’amande, de noisette, de chanvre ou de cajou, ou…tous les laits que vous aimez, sont une possibilité. Notez simplement qu’il faudra adapter la quantité de sucrant au lait choisi ♥)
  • 1 cuillère à soupe de sirop d’érable (facultatif ; personnellement, je le préfère nature)
  • 1 cuillère à soupe d’abricots secs coupés en morceaux ou de raisins secs
  • une pointe de couteau de vanille, quelques gousses de cardamome ou un bâton de cannelle
  • des fruits de saison, que vous pouvez manger natures, ou bien juste passés à la poêle avec un peu d’huile de noix de coco, ou compotés, selon votre sensibilité intestinale et vos envies

Mettez les flocons d’avoine avec le lait, les épices et le sucrant (facultatif) dans une petite casserole et placez le mélange sur feu doux. Comme dans un chaudron pour une potion magique, c’est avec amour que votre porridge sera meilleur ; alors, n’oubliez pas ces pauvres flocons sur le feu ! 10 minutes suffisent en général à donner la consistance idéale. Vous pouvez ajouter un peu plus de lait si vous l’aimez liquide.

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Je vous encourage à personnaliser votre porridge de toutes les façons possibles ! Avec une grosse cuillère à soupe de purée de noisette, d’amande ou de cajou ; avec du chocolat mis à fondre sur le dessus, avec du beurre de coco ; avec des poudres de superaliments ; avec de la compote… Je vous conseille de manger vos fruits un peu à distance du porridge : meilleur pour la digestion. Mais il y a des fois où on ne peut pas. Et ce n’est pas grave !

Mais comment s’organiser ?

Je vous avais déjà parlé de mes routines du soir ? Eh bien, le matin, j’ai depuis peu adopté une petite routine confortable aussi, qui m’aide à être sereine, heureuse et bienveillante pour la journée à venir.

Je la conseille tout particulièrement aux gens anxieux ou qui ruminent beaucoup ; aux gens qui éprouvent beaucoup de stress dans leur journée de travail, et, pour finir, à tous ceux qui râlent de manquer de temps pour faire du Yoga ou de la méditation, pris par un quotidien trop riche. Comme j’ai souvent cours à 8h30 et que je dois partir de chez moi vers 7h40, je me lève à 6h pour avoir le temps de tout faire sans précipitation.

Donc… ceci n’est évidemment qu’un exemple, mais j’espère que vous pourrez le calquer sur vos habitudes personnelles ou vos envies.

Le premier geste, quand je me lève, est d’ouvrir mon volet, de lire une citation, puis d’aller aux toilettes. (chose qui peut paraître triviale, mais qui a son importance pour se débarrasser des toxines de la nuit !)

N’oubliez pas de BOIRE un à deux verres d’eau, tiède en été ; un bon geste peut aussi être de boire un citron pressé tiède aux changements de saison, par cure de 2 à 3 semaines.

Je pratique également gandouche, un petit geste d’hygiène tiré de l’Ayurveda : il s’agit de prendre une cuillère à soupe d’huile dans la bouche, sans l’avaler, et de l’y garder pendant 10 minutes. Avec la langue, on passe l’huile d’une joue à l’autre, on fait mine de ses brosser les dents avec la langue… puis on crache ! Si l’huile a un aspect laiteux, avec des saletés dedans, c’est normal : vous avez éliminé les toxines qui se trouvaient dans votre bouche et sur la langue. N’oubliez pas que la bouche est le premier endroit par lequel les aliments transitent, et le début du cycle digestif ! Si vous ne parvenez pas à garder l’huile plus de quelques minutes dans la bouche, c’est normal au début. La première fois, j’avais tenu à peine 2 minutes…

Ensuite, yoga time ! Pas de réseaux sociaux ni de téléphone, le matin. Allons à l’essentiel. Le matin, on a souvent des petites raideurs, et c’est normal au sortir du lit. Donc je vous conseille de vous échauffer par des postures de l’arbre, de la demi-lune, de l’enfant et du fœtus. Privilégiez des postures toniques ou plus apaisantes, selon votre état d’esprit. Quelques salutations au soleil sont toujours une bonne idée, je pense.

Ensuite, je m’octroie toujours quelques minutes de méditation : soit en Savasana, soit en lotus, cela dépend. Au moins 10 minutes à laisser passer les pensées et se concentrer sur son souffle.

Ensuite, je me débarbouille le visage, je me brosse les cheveux, fais mes soins d’hygiène matinale puis je m’habille.

Vient ensuite le moment du petit-déjeuner, qui est une vraie pause douceur, avec mes chiens et mes chats autour de moi, souvent seule, parfois en compagnie de mes parents et de ma sœur, mais toujours avec un livre !

Et lorsque vient l’heure de gagner les bancs de la fac, je suis prête !

(je vous conseille aussi de garder cette routine en vacances ou le week-end, pour préserver les bonnes habitudes ♥)

Et vous, avez-vous des petites routines matinales ?

Beauté, Réflexion, Recettes magiques, Repas des elfes

13 idées reçues sur le végétarisme

Depuis que je suis devenue végétarienne, j’entends beaucoup de choses – plus ou moins pertinentes, d’ailleurs. Et surtout, des clichés. Qui reviennent. Que je m’étonne à entendre de la part de personnes proches, de personnes chères, de ma famille, d’amis, souvent pas dans le but de blesser, d’ailleurs… même si ça peut être mal reçu. On a l’impression qu’il faut à tout prix nous piéger parce que nous faisons mal. Et cela me désole de voir que les végétariens sont toujours aussi sujets à des préjugés et des stéréotypes.

Voici donc un florilège de ces « idées reçues », « paradoxes » et bêtises courantes sur le végétarisme, auquel je réponds de mon mieux ^^ Que vous soyez omnivore ou végétarien, prenez le temps de lire, cela peut vous donner des idées/arguments à utiliser 🙂

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  1. Les animaux ne sont pas les seuls à souffrir quand on les mange, les végétaux aussi !

Que voulez-vous répondre à ça ? La question typique du « cri de la carotte » qui vous prend toujours au dépourvu.

Si on part de ce principe, autant se tuer tout de suite, car notre seule existence génère la mort de centaines d’organismes microscopiques que nous ne pouvons voir ! Faut-il se comporter comme ces Brahmanes d’Inde qui balaient systématiquement devant eux avant de faire le moindre pas, pour être certain de ne pas tuer quelque être que ce fut ? Partant de ce constat…nous ne pouvons vivre qu’en minimisant la souffrance et les troubles des autres êtres de la planète. Vivre en harmonie et en contribuant à préserver cette harmonie en la créant autour de soi. Le végétarisme est une solution toute trouvée, car elle permet d’épargner la vie de centaines d’animaux chaque année ! Tout en ne cautionnant pas des conditions d’élevage scandaleuses d’inhumanité…

De plus, j’ajouterai qu’une plante, si elle respire, si elle est vivante…ne possède pas de système nerveux central lui permettant de ressentir la souffrance avec la même acuité d’un animal, qui croyez-moi, se sent mourir, sinon il ne serait pas aussi stressé avant d’arriver à l’abattoir… Manger des végétaux, n’est donc pas une nouvelle façon subtile de torturer la nature… Nous ne sommes pas (encore), pour peu que ça arrive un jour, aussi évolués que ce peuple mystérieux qu’on trouve dans La nuit des temps de Barjavel, et auquel il répugne de manger plantes, animaux, fleurs…car ils ne se nourrissent que d’énergie.

  1. Oui, mais manger des animaux est naturel et fait partie du cycle de la vie ! Manger, être mangé, c’est ainsi qu’est conçue toute la chaîne alimentaire...

Alors, oui, je suis d’accord, mais ça, ne croyez-vous pas que c’était valable il y a des siècles et des siècles ? L’être humain ne peut-il pas évoluer en conscience, se rendre compte que, pour sa santé et celle de la planète, il peut manger seulement des végétaux ? Il n’est pas resté coincé au stade du chasseur-cueilleur et la sécurité alimentaire dans nos pays est largement assurée ! Nous avons le choix…alors…pourquoi pas ? Les animaux n’ont pas besoin d’être mangés par nous pour que la chaîne alimentaire soit complètement bouclée, les populations sont naturellement régulées par les prédateurs qui se trouvent dans la nature… (c’était du moins le cas, avant que l’humain n’intervienne dans les milieux naturels et ne les chamboulent complètement)

  1. Nous sommes omnivores, nous mangeons de la chair animale, des légumes, des fruits, des céréales, des produits laitiers.

Evoluer, c’est s’adapter à son milieu. Au cours de l’évolution, il nous a été nécessaire, pour survivre, de manger de tout. Mais qui dit omnivore, dit aussi et surtout qu’on peut manger de la viande, tout à fait…mais qu’on peut aussi manger autre chose, tout simplement. Surtout lorsque l’on sait que notre colon est beaucoup (beaucoup…) plus long que celui d’un prédateur, dont la taille courte permet à la viande de ne pas stagner et pourrir dans les intestins. Notre dentition est tout sauf celle d’un carnivore (regardez un peu celle de votre chat ou chien et comparez avec la vôtre…), tandis que notre flore intestinale est plus adaptée à la digestion de végétaux que de produits carnés… Nous avons un appareil digestif qui se rapproche de celui d’un herbivore et frugivore. Et je rappelle que nous n’avons pas les bonnes bactéries destinées à digérer les produits laitiers à l’âge adulte, sauf quelques rares populations (essentiellement du Nord ou de l’Inde), grâce à une mutation génétique.

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  1. Et la B12, alors ? (dit votre interlocuteur, certain de vous coincer) On ne la trouve que dans les produits animaux, aucun élément du règne végétal n’en contient !

Haha ! C’est vrai. Mais ça ne l’a pas toujours été…

Qu’est-ce que la B12 ? Cette charmante vitamine du groupe B, répondant au petit nom de cobalamine, a une origine bactériologique. Que signifie ceci ? Que ce sont des bactéries, par la consommation de cobalt, qui permettent de la produire. Ces bactéries, présentes sur les sols et les herbes des prés, ont été décimées par l’usage massif dans l’agriculture des pesticides et autres intrants. Résultat ? Le bétail et les animaux, qui faisaient leurs réserves de B12 en broutant l’herbe, sont aujourd’hui en état de carence, s’ils ne reçoivent pas des suppléments de B12 fabriqués massivement en Chine. Les mêmes qu’on trouve dans les compléments de B12 pour véganes. Bref, la prétendue origine animale de la B12 est en réalité synthétique, chimique. Les omnivores sont eux-aussi réduits à consommer de la B12 par le biais de compléments – même indirectement.

La nature a tout pour nous nourrir. Sauf que l’homme a brisé son fragile équilibre…

  1. Les protéines végétales ne sont pas équivalentes et aussi complètes que les protéines animales.

Les protéines animales contiennent les neuf acides  aminés dits essentiels – que le corps ne sait pas produire. Quand vous mangez une portion de viande ou d’oeufs, d’accord, vous avez tous les acides aminés essentiels.

En revanche, il vous suffit d’associer du riz à des lentilles, du maïs à des haricots rouges, pour que vous retrouviez cette idéale combinaison. Sinon, mangez du quinoa, du sarrasin, ou même des plantes sauvages comme les orties, qui se distinguent par leur exceptionnelle richesse en protéines complètes ! Eh oui !

Mais, ce qu’on sait moins, c’est que pour bien assimiler ces neuf acides aminés essentiels, il faut respecter un ratio précis. Comprenez bien que si vous consommez trop de lysine, et pas assez de méthionine, par exemple, l’assimilation de la lysine ne se fera pas, car les deux-là sont assimilées ensemble (je schématise, la réalité étant beaucoup plus complexe…). Or, la viande de bœuf, pour reprendre cet exemple, est trop riche en méthionine, beaucoup plus qu’en d’autres acides aminés…ce qui empêche leur bonne assimilation.

  1. De toute façon, il est déjà mort, alors…

Oui, il est mort, peut-être. Mais est-ce que cela signifie qu’il faut réagir avec fatalisme, se résigner à ne pas changer la situation et continuer à consommer de la viande, en se cachant derrière des excuses comme celles-ci ? Je crois profondément que le consommateur, dans notre société, a le pouvoir de faire évoluer la situation. Ne dit-on pas que les offres s’adaptent au consommateur ? Oui, il est déjà  mort, et il faut le déplorer. Agir et se mobiliser pour changer la situation.

  1. Et le poisson, ce n’est pas vraiment un animal, si ?

Eh bien, si le poisson est un animal ! A ceux qui pensent que les végétariens (sauf les pesco-végétariens), consomment du poisson, c’est faux. Le poisson est un animal sensible, qui ressent la douleur et les méfaits du stress, mais que, sous prétexte d’une intelligence moindre, on continue à traiter comme une vulgaire marchandise. Il suffit de regarder la façon dont les fonds marins sont pillés et les poissons pêchés, sans respect, la plupart du temps…

  1. Moi, j’ai connu des végétariens qui souffraient de carences, étaient complètement déprimés, sujets à des malaises… DONC, toi aussi ?

DONC, non, pas moi aussi. Et la majeure partie des végétariens et végétaliens que je connais sont dans une forme éblouissante ! En revanche, nous aussi, nous sommes humains, et à nous aussi, il nous arrive d’être malade et surmené.

En revanche, je m’oppose fermement au dogme du végétarien maladif : un omnivore qui mange de manière déséquilibrée, beaucoup de plats préparés et de junk-food a plus de chance d’être malade et de souffrir de carences insidieuses qu’un végétarien, pour peu qu’il soit formé un minimum à la diététique.

Biryani végétariens, des bougies, de l'encens et des symboles religieux à célébrer Diwali sur la table Banque d'images - 45388769

  1. Les végétariens embêtent le monde à ne pas manger la même chose que tout le monde, c’est contraire à tout principe de convivialité.

Savez-vous que ce principe de « convivialité » si cher à notre société est un héritage du christianisme ? Une vision purement apostolique des choses. Les apôtres devaient partager leur repas, le corps et le sang du Christ. Cette pratique est depuis entrée dans les mœurs à travers des repas où on partage la nourriture autour d’une même table. Or, vous seriez surpris de constater que ceux qui vous sortent ce genre de remarque ne sont pas souvent les plus fervents pratiquants (je précise que je n’ai rien du tout contre les chrétiens, bien au contraire…) !

Au contraire, une notion importante de la convivialité, est, je pense de partager. Partager ses opinions, sa manière de voir et d’envisager le monde, et faire connaître ce qui fait battre notre cœur. Pourquoi est-ce qu’un végétarien parmi ses amis omnivores devrait nécessairement vivre le repas comme un moment d’ostracisme ? Pourquoi ne pas en profiter pour faire goûter et découvrir de nouvelles saveurs, toujours avec bienveillance, un sourire et de la tolérance ? Au moins, on aura essayé, même si ça ne plaît pas, et c’est là l’essentiel…

  1. Les champignons ne font pas partie du règne végétal, donc un végétarien ne devrait pas en manger !

La question des champignons…

Je rappelle que les champignons, quoique n’étant pas des végétaux à part entière, sont des organismes unicellulaires ou pluricellulaires. Ils constituent un règne à part des algues et des plantes. Certains botanistes les rapprochent d’ailleurs plus du règne animal que du règne végétal (!).

En revanche, quoique leur manière de « s’alimenter », de se reproduire soit différente, il n’est pas prouvé qu’on fasse souffrir le champignon quand on le mange… Surtout que ce que l’on appelle « champignon » est en réalité une fructification temporaire et invisible, qu’on nomme le « sporophore » et que l’organisme qui le produit est en réalité souvent invisible à l’œil nu, qu’on appelle le macromycète, et qu’on ne consomme pas. Si je peux me permettre la comparaison, le champignon serait comme une sorte de fruit…

  1. Les insectes ne sont pas des animaux, pas vraiment, alors je ne vois pas pourquoi il ne faudrait pas en manger… C’est la protéine du futur…

Ce n’est pas parce que c’est petit, repoussant (pour certains), et inutile (toujours pour certains), que « ça » ne ressent rien.

Les insectes sont des animaux dont l’utilité au sein de la nature est reconnue. Qu’ils fécondent, transportent le pollen, dégradent les déchets et le bois mort, participe à la santé du biotope… Tous ont un rôle bien défini. Jean Claude-Ameisen, qui présente chaque samedi matin une émission sur France Inter, Sur les épaules de Darwin, a déjà expliqué que les mouches et les mouches à vinaigre éprouvent des sentiments maternels pour leurs petits, et que les abeilles ont développé une société très développée, ainsi qu’une importe hiérarchie. Toutes ces petites « bêtes » ont une forme d’intelligence bien à elle, qu’il ne nous revient pas de maîtriser, sous prétexte que nous sommes meilleurs, plus grands, « maîtres et possesseurs de la nature » (n’est-ce pas Descartes ?) L’homme doit-il encore et toujours se comporter comme un être prétendument supérieur, qui s’occupe de détruire son environnement, au lieu de le respecter ? On n’a pas besoin de manger des insectes pour avoir notre quantité journalière de protéines… On n’a pas besoin d’asservir de nouvelles espèces pour combler nos besoins, alors que la nature nous offre tout, là, sous la main. Encore faudrait-il arrêter de l’exploiter, apprendre à respecter ses trésors, et surtout, s’en contenter…

  1. Le végétarisme fait maigrir.

Eh bien, excusez-moi, mais…non ! Être végétarien, ce n’est pas manger deux feuilles de salade sans vinaigrette. Être végétarien, ce n’est pas forcément manger super sain ; on peut aussi manger gras, de manière malsaine, tout dépend de la personne… Il existe aussi de la junk food végane et végétarienne ! Toute alimentation bien menée et équilibrée aide à entretenir et garder la ligne, en revanche. Que l’on soit végéta*ien, omnivore, flexitarien, pesco-végétarien, frugivore, etc, l’alimentation est un moyen quotidien de prendre soin de soi, de nourrir son âme, son corps, et son cœur. Mais…ne devenez pas végétarien si vous avez l’intention de maigrir.

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  1. Les femmes enceintes risquent la vie de leur enfant et du fœtus en développement.

Encore une fois, c’est davantage pour les femmes enceintes qui consomment des pizzas, du MCDo et des plats préparés industriels que je m’inquiéterai de risques de carences en B9, en fer…!

Un régime végétarien, bien mené, avec attention, apportera tous les nutriments essentiels au bébé, et à la future maman, que ce soit avant la conception, pendant la grossesse, puis l’allaitement. Pour autant, il est sain et intelligent de commencer à faire des bilans sanguins dès qu’on se préoccupe de concevoir un enfant, que l’on soit omni, végé ou autre régime, pour voir quelles sont les éventuelles carences à combler (dans nos sociétés stressées, on manque souvent de magnésium et vitamines B, ainsi que vitamine D, sous nos latitudes) et prendre (éventuellement) des compléments vitaminiques. Il n’est pas toujours aisé d’avoir une alimentation idéale quand on ne mange pas chez soi, le midi, par exemple…

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