Chocolat & compagnie, Douceurs enchantées, Recettes magiques

Brownie/fondant minimaliste au chocolat

J’en suis à une période de ma vie où j’oscille entre neuf et ancien. D’anciennes attaches continuent de me relier au passé par d’imperceptibles filins, mes pensées recyclent de vieux schémas que j’ai répété depuis l’enfance, avec plus ou moins d’inconscience. Et puis, il y a ces habitudes nouvelles, ce sens de la liberté qui émerge peu à peu, la conscience que je répète la symphonie de la mélancolie depuis des années, et l’envie de me délivrer de tout cela… Entremonde.

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Cet état a ceci d’effrayant que je suis à la confluence de dizaines de sentiers différents. Chacun représente un avenir, des choses que l’on a imaginées pour moi, ou auxquelles je rêve moi-même. Il y a ces voies qu’on aimerait me voir embrasser, et qui paraissent…logiques, raisonnables, dirai-je, quoique infiniment ternes. Et puis, il y a les autres, plus folles, plus imprévisibles, voies du cœur, voies de l’âme, vers lesquelles je me dirige, lentement, timidement, mais sûrement. Parfois, je glisse un pas sur un de ces nouveaux chemins, pour aussitôt bondir en arrière.

Douloureux Entremonde… Poésie de l’Entremonde, aussi, où tous les choix sont encore bourgeons. Il faudra voir ce que le Temps fera de ces jeunes pousses. Lesquelles s’épanouiront, lesquelles demeureront possibles jamais éclos.

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En attendant, parce que l’attente est parfois un peu douloureuse, je m’empiffre toujours autant de chocolat.

Après avoir eu ma période crème choco-cajou, brownie cru, barres au chanvre, truffes véganes, je crois que je viens de tomber dans les bras d’une nouvelle addiction. Tout a débuté à cause d’une photo, sur le compte d’une copine d’Instagram, d’une recette qui refusait de me quitter l’esprit, et d’une matinée en cuisine… Après un attentat à la banane bien mûre, un rapt de purée d’amande, et une rançon de chocolat, une sorte de fondant absolument indécent de gourmandise et de moelleux est né. J’ignore son nom, mais j’honore sa simplicité, sa texture, ses parfums. Et je ne peux que partager la recette avec vous, d’après @veganbb13

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Fondants véganes cacao-banane-amande :

Trois ingrédients, cinq minutes de confection, 15 ou 20 de cuisson… Voici ce que j’appelle une recette paresseuse. Mais néanmoins délicieuse…

  • 4 bananes bien mûres
  • 50g de cacao en poudre
  • 150g de purée d’amande complète, ou de purée de noisette
  • 1 pincée de sel marin, ou de sel rose de l’Himalaya (facultatif)
  • 1 pincée de vanille en poudre (facultatif)
  • 50g de noix de pécan/noisettes/macadamia grossièrement concassées (facultatif)

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Préchauffez le four à 180°C.

Écrasez les bananes avec la purée d’oléagineux de votre choix, ajoutez le cacao progressivement, puis la vanille et le sel.

Versez le mélange obtenu dans un petit moule carré.

Laissez cuire 15 ou 20 minutes, selon que vous souhaitiez un résultat plus ou moins fondant, plus ou moins pâteux.

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J’ai failli tout dévorer à la sortie du four : verdict, tiède, c’est un délice. D’après @veganbb13, après quelques heures de réfrigération, le tout prend une irrésistible consistance qui évoque un flanc bien dense. A vous de voir, selon vos préférences ! Le tout étant que vous…vous régaliez ♥

Tendrement vôtre,

Eve.

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Contes & histoires, Douceurs enchantées, Projets de roman(s), Recettes magiques, Repas des elfes, Romans

Le pain des elfes – recette magique

L’excitation est un alcool précieux.

Jeudi 9 février, mon roman et le petit univers qui en découle fêtaient leurs un an. Cette journée a été aussitôt décrétée spéciale. Un lever poétique bien avant l’aube et une séance de Yoga, tandis que l’encens répandait dans la pièce ses vapeurs sacrées… Quelques rêves murmurés au nuage, les yeux brillants de certitude que le futur sera très beau, très brillant, et très doux. De plus en plus, je ressens l’envie que l’aventure de l’écriture se prolonge, se concrétise, prenne d’autres chemins, d’autres voies… J’espère que vous me suivrez dans cette nouvelle épopée, vous qui me lisez…

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Ce jour-là, je ne suis pas allée en cours – jusqu’au bout, je voulais rendre ce jeudi spécial. Mon ordinateur dans ma besace, chevauchant les rêves et les moindres rayons de soleil, j’ai hanté la BU et mon café favori, m’enfonçant dans les coussins de son ambiance moyenâgeuse et la musique sucrée déversée par les enceintes. Le thé Pomme d’Amour était parfumé à souhait ; le chocolat fondait sur la langue avec un goût plus délicat qu’à l’accoutumée. Tandis que les mots s’égrenaient les uns aux autres… Ce jour-là, j’ai terminé de corriger les cinquante dernières pages de mon manuscrit, retouché certaines scènes, été heureuse, puis triste, de quitter ceux qui sont devenus des amis, qui habitent mon esprit de leurs sourires et de leur courage. C’était un moment que je ne pouvais partager avec personne, je crois.

Pour fêter cette date symbolique, j’ai décidé de publier sur mon blog écriture (La Couleur de la Magie) quelques bonus divertissants du 9 au 15 février. Vous y trouverez notamment un horoscope fictif des personnages principaux, des fiches-personnages, des recettes… N’hésitez pas à aller les découvrir ou à vous plonger dans mon petit univers ! Les premiers chapitres du roman sont postés, ainsi qu’un synopsis. Je serai ravie de recueillir vos impressions, vos avis, vos pensées ♥

~ ♦ ~

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Pour ne pas rompre avec la poésie de mon univers, quelques recettes tirées de mon roman, ou inspirées par mes personnages, vont être postées sur Antidote Veggie. La première est un petit délice que je nomme « le pain des elfes », à la fois parce qu’il est fort riche en goût et en énergie, et à la fois parce que les ingrédients qui le composent évoquent la forêt et l’automne roussoyant – oui, mon imaginaire associe cannelle, noisettes et vanille à l’automne.

Je vous propose donc un voyage gustatif sur les terres de la magie, en compagnie de renards, d’elfes des bois (pas au sens Tolkenien du terme… mes elfes sont des créatures mi-arbres mi-fées) et de héros ratés.

Sellez votre monture ou votre dragon et…partez pour un galop au milieu des futaies dorées !

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Pain des Elfes :

  • 100g de noisettes décortiquées
  • 150g d’un mélange d’amande et de noix de cajou (non grillées, non salées)
  • 150g de dattes moelleuses (Mazafati ou bien des Medjool trempées pendant 15min dans de l’eau tiède, ou bien des Deglet Nour trempées 2h)
  • 50g de pistaches concassées, décortiquées, non-salées, non-grillées
  • 50g d’un miel qui vous plaît (miel de chêne, pour moi, pour rappeler la forêt…)
  • 1 cuillère à soupe de cannelle en poudre
  • une belle pincée de vanille
  • une généreuse pincée de sel

Commencez par réduire au mixeur les oléagineux (noisettes et amandes) en poudre grossière (il doit rester des morceaux). Réservez.

Mixez les dattes avec 1 cuillère à soupe de leur eau de trempage, avec le miel, le sel et les épices.

Ajoutez les éclats de pistache, la poudre grossière (vraiment très grossière…plus des petits morceaux que de la poudre, à vrai dire) au mélange dattes-miel-épices, puis malaxez le tout de façon à former une boule collante.

Avec la pâte obtenue, façonnez des galettes ou des petits pains en pressant dans votre paume. Déposez les gâteaux obtenus sur une assiette, délicatement, puis réservez au frais pendant une heure au minimum.

Vous pouvez déguster ♥

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Ces pains des elfes sont particulièrement appréciés par les voyageurs en hiver ou au printemps. En plus de redonner de l’énergie, leur goût est délicieux. Leur effet est un peu magique : la cannelle envoûte le palais, et son effet régulateur de la glycémie fera du bien à votre organisme ! Les dattes, fructose, vitamines B et oligo-éléments (potassium, calcium, fer) restituent vos forces et nourrissent vos muscles, les bons lipides (insaturés) des fruits secs nourrissent le cerveau et sont une source sûre d’énergie.

Si vous réalisez cette recette, n’hésitez pas à m’en faire part, aventuriers du goût que vous êtes !

Tendrement vôtre,

Eve.

Douceurs enchantées, Recettes magiques

Frisson de noisette et poire juteuse

Au risque de vous sembler étrange… J’adore les examens. Évidemment, je râle pour la forme, comme tout le monde. Avant, le mot examen me plongeait dans une transe d’angoisse furieuse. J’avais trop peur de mes propres incapacités ou de l’échec pour aimer ces longues heures, les fesses rivées à une chaise, à écrire dans un silence opaque. Maintenant, c’est différent. Engranger les connaissances, remplir la bibliothèque de son esprit est quelque chose que je trouve magique. Ensuite, rédiger la dissertation ou le commentaire est comme un jeu, où il faut replacer le plus possible de ce que l’on sait. (et puis, vous savez, moi, du moment qu’il faut écrire…) Est-ce que j’ai toujours peur de l’échec ? Si une part de moi s’en moque désormais, l’autre, petite et sombre, sent toujours battre son cœur au moment des résultats. Et si… ? Et si quoi ? Et si j’avais raté ? Eh bien, il faudrait faire mieux la prochaine fois et comprendre où j’avais été plus faible.

J’adore les périodes d’examens, aussi. Oh, certes, il faut réviser, parfois tard le soir (parce qu’on a fait du yoga et écrit tout le reste de la journée, n’est-ce pas ?), mais ce temps passé à la maison, à organiser ses journées comme on le souhaite, encens, petites tisanes, chats, musique douce, me convient à merveille. Je pourrais travailler tous les jours dans une pareille ambiance ! Et puis, plus vite on finit une épreuve, plus il nous reste du temps pour faire ce que l’on veut ensuite, non ? Vu que les cours sont suspendus. (n.d.a : je ne suis pas du tout un modèle à suivre. NON, finir des épreuves de 4h en 2h30, ce n’est pas bien.)

C’était après un partiel d’histoire médiévale. Quelques étirements et postures de yoga, le ciel triste et morne… Une soudaine envie de cuisiner se présente à moi. A croire que Le Roman de la Rose de Jean de Meung m’avait donné quelque inspiration…

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Farandole d’épices, de poudres de rubis et d’or, légumes brossés au son des Raga Yaman (est-ce que vous saviez que chaque Raga, un morceau de musique hindoustanie qui suit un schéma de composition particulier, se devait d’être écouté à un moment précis de la journée et dans une humeur précise ? J’adore ce concept !), des pas de danse esquissés dans la cuisine. Et une soudaine envie de préparer un délicieux goûter…

Quelques pages feuilletées plus tard, je me décide pour des tartelettes amandines tirées de l’excellent Pâtisserie crue, d’Ophélie Verron.

Mais, voilà. Eve est une vilaine fille qui adore changer les recettes au gré de ses humeurs…

Les tartelettes sont devenues petites crèmes au parfum prononcé de caramel, couronnées de poire, et déposées sur un biscuit à la mesquite.

Cela vous fait envie ?

C’est étrange, mais moi aussi…

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Desserts gourmands au caramel de noisette et poire juteuse :

Pour 4 coupelles :

Pour la base :

  • 100g de petits flocons d’avoine
  • 20g de mesquite du Pérou
  • 10g de poudre de baobab
  • 40g de noix de cajou entières, non-grillées
  • une généreuse pincée de sel
  • 50g d’huile de noix de coco
  • 2 cuillères à soupe de sirop d’érable

Pour le caramel noisette-cajou :

  • 75g de purée de noix de cajou fluide
  • 45g de purée de noisettes grillées
  • 3 belles cuillères à café de miel de framboisier (vous pouvez remplacer par 2 belles cuillères à soupe de sirop d’érable)
  • 70ml de lait végétal ou d’eau (personnellement, je préfère utiliser de l’eau. Je trouve le résultat trop sucré, avec du lait végétal. Mais il faut savoir que j’aime le très peu sucré… So, it’s up to you!)
  • une belle pincée de sel marin
  • une pointe de couteau de vanille en poudre
  • 2 belles poires, bien mûres
  • une pincée de cannelle (facultatif)

Pour la base.

Commencer par réduire en poudre les petits flocons d’avoine avec les noix de cajou. Réservez.

Dans un récipient, mélangez les poudres (avoine-cajou, mesquite, baobab, sel), puis ajoutez l’huile de noix de coco en pommade (c’est mieux), ou fondue, avec le sirop d’érable. Mélangez avec les doigts de façon à obtenir une pâte qui s’effrite un peu. Etalez-la dans le fond d’une coupelle ou d’un moule à tarte, ce qui sera encore plus joli.

Placez au frais pour 30 minutes au moins.

Pendant ce temps, préparez le caramel.

Dans un bol, mélangez la purée de noix de cajou, de noisette, avec le miel, le sel et la vanille. Ensuite, ajoutez progressivement l’eau ou le lait végétal de votre choix, de façon à obtenir une crème fluide.

Nappez vos tartelettes ou desserts de la crème obtenue et replacez au frais pour faire prendre à la crème un onctueux irrésistible.

Avant de servir, éplucher les deux poires (pardonnez-moi, je ne sais pas éplucher une poire correctement x)), coupez-les en deux et évidez-les des parties filandreuses. Couronnez chaque dessert d’une moitié de poire, et saupoudrez (ou pas), d’un voile de cannelle.

Délectez-vous de vos petits goûters en admirant la neige glisser du ventre gris des nuages, une tasse tiède de thé dans la main…

Passez une tendre journée d’hiver, pleine de lumière et de magie !

Eve.

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Douceurs enchantées, Recettes magiques

Comme un parfum de pain d’épice…

Je ne sais pas vous, mais j’ai toujours été incapable de voir le 31 décembre autrement que comme un jour banal. De même que le premier janvier. Le cycle continue. Nous changeons d’année, mais…peu m’en chaut.

Peut-être suis-je effectivement trop celte dans ma tête pour considérer cette fête comme cruciale. (Pour moi, la Nouvelle Année débute au 31 octobre. Pas pour être originale à tous prix, mais parce que je trouve cela plus cohérent… Il faut d’abord laisser mourir l’ancien avec l’automne pour qu’un printemps puisse effectivement intervenir. Plonger avec le soleil dans la nuit pour accueillir la nouvelle lumière…)

Je sais que pour de nombreuses personnes, c’est un nouveau cycle psychologique qui s’engage et c’est pourquoi je souhaite toujours de bon cœur la Nouvelle Année aux miens et à ceux qui comptent. Que ces mois à venir augurent du meilleur ! Ce que je reproche, c’est que la date ne soit pas forcément bien choisie, mais cela ne tient qu’à moi !

En effet, à minuit, une nouvelle journée débute, et puis c’est tout. Ces années ne sont que des conventions humaines ; un calendrier calqué sur la nature pour essayer de dompter et de s’approprier un minimum ses rythmes. Evidemment, il est des fêtes qui me paraissent logiques : moissons, printemps, solstices… Mais le Nouvel An, franchement ? Enfin, soyons positifs, me voilà comme une vieille ronchon qui proteste sur tout ce qui passe à sa portée !

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Parce que le givre sur les arbres donne de délicieuses envies de cocooning et de chaleur, parce que la blancheur scintille derrière la brume, que quelques fées y promènent leurs ailes délicates, j’ai eu envie un après-midi de cuisiner. Un de mes grands plaisirs, lorsque je suis seule chez moi, c’est d’enfourner un délice de gâteau aux épices. Toute la maison est alors embaumée par un fantôme d’odeur ; la cannelle flotte comme une présence tiède, dans laquelle je voudrais me blottir, oublier que dehors, le froid, la tristesse et la solitude existent encore. Les zestes d’orange, cette acidité sur la langue, puis le bonheur qu’on hume à même le flacon (d’huile essentielle). Vanille noire, vanille ronde et précieuse, princesse qu’on transforma jadis en fleur d’orchidée, et qui fleurit sur tout ce que tu ne connaîtras jamais, bonheurs terrestres, enfants qu’on sert dans ses bras, amant dont la seule vision chavire le cœur… Les légendes content les chagrins des pertes et des peurs que nous voudrions ne jamais connaître. Je m’interroge : l’âme humaine recèle-t-elle tant de cruauté ? Aime-t-elle à voir souffrir autrui – cet autrui qu’elle espère éloigné d’elle à jamais ? Ou aime-t-elle ressentir de la compassion pour la misère de cet autre fictif, pour lequel elle se passionne à travers histoires et fictions ?

Non, mangez du pain d’épice, mais ne laissez pas votre esprit vous égarer dans des impasses philosophiques. Il paraît que c’est mauvais pour le moral…

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Pain d’épice sans gluten et produits animaux, mais pas sans goût

Un pain d’épices sans miel est-il encore un pain d’épices ? On m’a déjà posé la question. Plutôt que de laisser d’autres tourbillons philosophiques me happer, je vous répondrais ainsi : puisque ma recette se présente sous forme de pain et contient (passionnément) des épices, m’en voudrez-vous encore de ne pas utiliser de miel ? Je ne vous interdis pas de le faire, du moment qu’il est bio et que vous avez une petite pensée pour les abeilles qui l’ont produit (et puis, du miel, j’en mange aussi, hihi !)

Pour 12 généreuses parts :

  • 100ml de lait de riz (ou d’amande)
  • 140ml de sirop d’agave clair
  • 100g d’huile de noix de coco désodorisée ou de margarine végétale
  • 300g de farine (200g de farine de sarrasin, 100g de farine de riz complet)
  • 50g de farine de tapioca (ou de manioc)
  • 1 demi-cuillère à café de gomme de guar
  • 1 œuf de lin (1 cuillère à soupe de graines de lin moulues, mise à tremper dans 3 cuillères à soupe d’eau – le résultat va former une consistance mucilagineuse : voilà votre œuf de lin !)
  • 100g de sucre de canne Muscovado, pour le bon goût de réglisse
  • 1 cuillère à soupe de vinaigre de cidre
  • 1 cuillère à soupe d’épices à pain d’épices (cannelle, gingembre, anis étoilé, poivre, muscade, cardamome)
  • 1 cuillère à café de cannelle en poudre
  • 1 sachet de poudre à lever sans phosphates
  • 15 gouttes d’huile essentielle d’orange douce
  • 1 généreuse pincée de sel

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Je me suis inspirée très librement de la recette proposée dans le Plantes & Santé de janvier 2017 pour cette recette de pain d’épice.

Comment procéder ?

Préchauffez le four à 180°C.

Commencez par mettre le lait, la margarine ou l’huile de noix de coco désodorisée et le sirop d’agave dans une petite casserole. Laissez chauffer, puis coupez à la première ébullition.

Dans un saladier, mélangez les farines avec la fécule de tapioca, le Muscovado, les épices, le sel et la poudre à lever.

Faites un puits, puis ajoutez votre œuf de lin, puis le mélange lait-margarine-sirop d’agave. Versez, puis mélangez soigneusement.

Au dernier moment, ajoutez le vinaigre de cidre. Puis enfournez à four bien chaud, pour environ 45min de cuisson (vérifiez la cuisson à l’aide de la pointe d’un couteau. C’est cuit quand la pointe ressort sèche).

Attendez cinq minutes avant de démouler…puis régalez-vous ! Avec un délicieux thé, en admirant le givre sur les branches, dehors…

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Tendrement vôtre,

Eve.

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Fudges véganes : attention, danger d’addiction !

Si le soleil (ou mon adorable petit -grand, monsieur fait ses 8kg !- chat) vient me tirer du sommeil, je serai capable de bondir par-delà une montagne. Mais avant le grand saut, il faut prendre des forces, vous êtes d’accord ? C’est pourquoi j’ai joué dès huit heures aux alchimistes dans la cuisine.

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De quoi a-t-on besoin, avant d’accomplir un exploit, qu’il soit physique ou intellectuel ? De bon glucose pour nourrir nos petites cellules grises, évidemment. Mais aussi de lipides, car notre cerveau en raffole ! Saviez-vous que notre cerveau était tout simplement l’organe le plus gras de notre corps ? Privez-le d’omégas 3 et d’acides gras essentiels, et votre mémoire rechignera ! Que l’on soit étudiant, chercheur, professeur, femme enceinte, sportif…nous avons, contrairement aux idées reçues, besoin de graisses. Et elles ne font pas grossir, bien au contraire ! (le paradigme médical a changé depuis des années, mais il semble que les mentalités aient du mal à suivre…) Après, je vous le concède, il y a graisse et graisse.

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Dans ces gourmandises absolument décadentes, nous trouvons ainsi de l’huile de noix de coco, si délicieuse au palais, et pour notre petit organisme ! Elle renferme des acides gras à chaîne moyenne, qui sont indirectement bons pour la ligne (leur énergie se délivre dans le temps) et de l’acide laurique, un acide gras présent dans le lait maternel, et qui renforce nos capacités cognitives. En outre, elle fait une jolie peau, douce et lustrée. Alliée au beurre de noix de cajou, un délice empli de magnésium, calcium et cuivre en quantités intéressantes, vous aurez fait le plein de bons nutriments et de vitamine E ! Les dattes sucrent tout naturellement la friandise. Malgré leur indice glycémique élevé (à ne pas consommer trop souvent, donc), elles sont une bonne source de potassium, et, ici, la présence de lipides ralentit la libération des sucres dans le sang. Enfin, nous avons la poudre de cacao crue. Non seulement elle donne un parfum riche et succulent à mes pâtisseries, mais en outre, elle fera du bien à votre moral, en ces jours gris : du magnésium et du fer, de la théobromine pour donner un petit coup de fouet avant une épreuve (ou pas), du calcium… La vanille est là pour arrondir et ajouter de la douceur ; le sel, parce que c’est plus gourmand ainsi (et parce que le sel gris de l’Atlantique est une source intéressante de minéraux aussi.)

Enfin, je vous aurais presque fait passer une gourmandise pour un encas sain, non ? Eh bien, c’est le cas, alors…pas de complexes ! La nutrition, c’est un peu de la magie, vous savez.

En revanche, prenez garde. Une fois les ingrédients assemblés, vos doigts risquent de plonger tout seuls dans la pâte obtenue… Les effluves montent à votre nez, et vous êtes comme ensorcelés. Pour peu que vous soyez sensible aux bonnes choses, vous n’en ressortirez pas indemne !

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Mes fudges véganes sont le fruit d’une expérience et d’un assemblage d’ingrédients au pif. J’avais déjà testé la recette d’Ophélie, du blog Antigone XXI, mais, quoi ce fut un délice, la consistance, trop ferme et compacte avec les flocons d’avoine, manquait à mon avis de fondant.

Alors, exit les flocons d’avoine ! Un peu plus d’huile de coco, des dattes…et c’est une merveille qui vous fond dans la bouche. Elle peut se déguster juste sortie du réfrigérateur (texture légèrement croquante, puis moelleuse et fondante) ou à température ambiante (on dirait une ganache, une sorte de débauche chocolatée)

A mon avis, cette recette s’accommode très bien des ingrédients que vous avez au placard. L’huile de coco peut se remplacer par moitié par du beurre de cacao (mais attention ! La texture finale sera plus dure), le cacao, par de la mesquite et de la lucuma, le beurre de cajou par un mélange noisette-cajou, ou cacahuète-amande, noisette grillée, purée de pépin de courge-cajou si vous êtes un aventurier du goût… Des épices peuvent s’ajouter à la pâte : un soupçon de cannelle et de poivre de Sichuan ; un peu d’eau de fleur d’oranger ou de rose ; 10 gouttes d’huile essentielle d’orange ou 8 d’orange et deux de mandarine pour un parfum de Noël… Sentez-vous libres d’essayer, et faites-moi part de vos investigations culinaires.

Et surtout…régalez-vous, mes gloubinours ♥

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Décadence chocolatée : fudges véganes dangereusement addictifs :

Pour une vingataine de fudges, ou un petit plat carré de 20x20cm :

  • 20 dattes Mazafati (pour leur parfum naturel de caramel et leur moelleux ; vous pourrez utiliser en remplacement des Medjool, une quinzaine, ou des Deglet Nour, dans les 25 si elles sont petites, que vous aurez réhydratées dans de l’eau chaude pendant 15min)
  • 100g d’huile de noix de coco en pommade (ou 50g huile de coco et 50g beurre de cacao fondus pour un rendu final plus ferme ; je vous déconseille pur beurre de cacao ; la texture sera alors très ferme, voire dure)
  • 150g de beurre de noix de cajou (ou 80g cajou et 70g noisette (noisette grillée étant le meilleur des beurres d’oléagineux du monde ♥) ; 150g de beurre d’amande blanche ; 100g amande blanche et 50g noisette ; 150g noisette…)
  • 4 cuillères à soupe rases de poudre de cacao cru (si votre poudre est du simple cacao non sucré, ajoutez-en davantage)
  • 1 cuillère à soupe de Mesquite du Pérou (facultatif ; donne un goût biscuité et renforce le parfum de chocolat) ou de Maca (soyez prudent ; trop de maca rend le résultat un peu immangeable – à mon palais, du moins)
  • 1 généreuse pincée de sel
  • 1 pointe de couteau de vanille en poudre
  • Ingrédients facultatifs, selon que vous souhaitiez des : Fudges de Noël (cannelle, gingembre, 10 gouttes d’huile essentielle d’orange et 2 de mandarine rouge), Fudges pralinés (mesquite, cacao cru, noisettes), Fudges croquants (éclats de noix, de noix de pécan et de macadamia), Fudges chics (+ 1 cuillère à soupe de thé matcha et saupoudrés de pistaches concassées), Fudges bohèmes (éclat de pistaches et eau de fleur d’orange – PAS arôme fleur d’orange, mais bien un hydrolat pour la cuisine) ; des Fudges mystérieux (cacao cru, amande blanche et 5 gouttes d’huile essentielle de bergamote et 2 d’ylang-ylang)

D’autres propositions ? ♥

Comment procéder ?

Commencez par mettre les dattes dans le bol du mixeur, égouttées, ou avec deux cuillères à soupe d’eau pour faciliter le mixage, puis ajoutez : l’huile de noix de coco, le beurre de cajou (si possible, bien fluide, pas un fond de pot tout sec ! Si tel est le cas, ajoutez un tout petit peu plus d’huile de coco), la vanille, le cacao et le sel, ainsi que des les ingrédients supplémentaires, s’il y en a.

Puis…mixez !

Je précise : la pâte étant assez compacte, vous risquez de devoir racler les bords du mixeur, s’il n’est pas assez puissant, assez régulièrement.

Sinon, vous pouvez procéder ainsi : mixer les dattes avec l’huile de coco en pommade (!) et le beurre de cajou, puis ajouter les poudres (vanille, sel, cacao), à part, dans un saladier, à la cuillère (et vous risquez de devoir y mettre les mimines pour que le mélange soit bien homogène).

Ensuite, évitez de tout manger quand c’est encore dans le mixeur et étalez la pâte dans un petit plat carré, que vous mettrez au réfrigérateur pour une heure.

(mais oui, vous avez le droit de lécher la cuillère pour patienter !)

Une heure plus tard, sortez les friandises, découpez-les en carrés et mettez-les dans une boîte en fer, où elles devraient se conserver pendant une bonne semaine au réfrigérateur. (honnêtement, je ne suis pas certaine qu’elles tiennent une semaine. Vous savez, il y a tant de bonnes excuses pour manger des fudges… avant le sport… au goûter… avant un exam… parce que j’ai envie… trop de bonnes excuses, je vous dis !)

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Même mon chat en voudrait ! Ou du moins, il est le gardien de ma gourmandise… (les feuilles de figuier font de très belles assiettes, vous ne trouvez pas ?)

Tendrement vôtre,

Eve.

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Rituels & recettes de Samhain

Ici, on l’appelle Halloween, oubliant souvent que cette fête ne vient pas des Etats-Unis, mais bien de chez nous. Ses origines plongent dans les racines et l’humus odorant des vieilles forêts qui ont jadis recouvert l’Europe et la Gaule. Samhain. Provinces celtiques, frissonnement des frondaisons et druides récitant de vieilles incantations dans des sanctuaires aujourd’hui oubliés de tous… C’est ce côté que j’aime et retiens d’Halloween. Les pieds ancrés dans la terre et les yeux clos, j’aime à imaginer ce passé, à ressentir dans mes gênes un héritage lointain. Quand mes paupières s’entrouvrent, c’est la lumière somptueuse d’une après-midi orangée qui m’enveloppe. Les parfums des coings, un concentré d’enfance. Les feuilles mortes dans lesquelles on court et virevolte. Le bleu du ciel, insolent, contre la bauche colorée des forêts.

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L’automne est une de ces petites morts dont la vie est semée. Un dernier flamboiement, avant l’extinction de l’hiver. Quand on croit que le désespoir s’est installé, les bourgeons se gonflent de sèves sur les branches nues, et la nature est prête à revivre.

Cette année, Samhain s’est présenté de manière bien étrange à nous. Le cycle s’achève dans la maladie et l’angoisse, mais espérons que cela présagera une renaissance d’autant plus douce et jolie…

Octobre était un mois quelque peu particulier, pour les Celtes, qui calquaient leur année sur un calendrier lunaire. Il existait ainsi un treizième mois, d’une durée anecdotique de trois jours ; ce mois prenait place à la fin d’octobre et achevait l’année sur les célébrations de Samhain. Cette période particulière offrait l’opportunité de faire un bilan de l’année écoulée, de décider de quelles vieilles énergies abandonner et de comment orienter sa vie. L’hiver permettait de méditer ces décisions et de prendre le repos nécessaire, avant d’épanouir ses projets au printemps prochain.

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On disait que les voiles entre monde des vivants et des morts s’amenuisaient, et que les deux réalités s’intriquaient… Période privilégiée pour se concilier de bonnes influences et prier les esprits, pour renouer avec la dimension de l’invisible… On ne chemine jamais vraiment seul. Il y a la famille et les amis, mais aussi tous ceux qui comptent mais auxquels on songe moins : compagnons animaux, gardiens intangibles. Ou simple impression d’être entouré… Je suis sûre que vous avez tous déjà eu cette sensation : que tel ou tel hasard n’aurait pu arriver sans une aide extérieure, un compagnon discret comme une ombre. Et vous savez quoi ? Le hasard n’existe pas.

Le 30 octobre, la forêt a accueilli nos pas. Une mousse vert jade s’affaissait sous nos semelles tandis que nous nous enfoncions au plus profond des bois. Champignons féériques, chanson de l’eau, tourbillons écarlates des feuilles et prêle aux proportions gigantesques qui s’incline à notre passage, reine des sous-bois. Là, au creux de la nature, nous avons chacun écrit sur une petite feuille ces vieilles habitudes de pensées, ces idées obsédantes, ces choses qui entravent notre évolution. La feuille a fini enfouie dans la terre. J’ai pensé très fort à tout ce que j’abandonnais là, en conscience, puis je me suis relevée, avec un merci pour cette nature qui prenait en son sein mes chagrins et mes joies. Quelque part, j’étais plus légère. Je sais que ce ne sera que le début du travail, mais je crois que la terre saura purifier ce que j’ai trop longtemps gardé en moi.

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Le 31 octobre, pour la nouvelle lune, ma maman était hospitalisée. Ce n’est pas la plus belle des façons de commencer un nouvel cycle, mais j’espère que cela lui donnera l’opportunité d’abandonner, elle-aussi, plusieurs fardeaux, et de guérir son esprit en même temps que son corps. Chaque jour, je pense à elle et lui envoie mille attentions. Je sais que cela marche ; je sais que la pensée est une force créatrice et qu’elle a un pouvoir, même minime, et aussi étrange que cela puisse vous paraître. Je ne pense pas que cette maladie soit tout entière négative… Elle a des enseignements à lui apporter ; à nous apporter, à tous, pour nous montrer que nous avions fait fausse route et que la voie de l’énervement et de l’agressivité ne gagne jamais.

Ce fut donc une bien étrange fête d’Halloween, ma tante et moi attablées dans la pénombre du salon autour d’un pumpkin spice latte et de mon jeu de runes, attendant des nouvelles, que papa rentre, et échangeant nos impressions.

Pourtant, j’ai la sensation d’entrer dans une nouvelle période de mon existence. Des problématiques anciennes qui se débloquent, des envies nouvelles, des projets qui se tissent et des amitiés merveilleuses qui se nouent… Tout n’est pas gagné, cependant.

Nous verrons où la vie me mènera. En attendant, je cultive patiemment le jardin de mes rêves : j’y sème de précieuses songeries, des fantasmes un peu fleur bleue et des aspirations profondes. Je prends soin de la vie de mes rêves et apprend à jeter un regard créateur sur mon quotidien. J’ai envie d’être l’artiste de ma vie. Et d’être libre, enfin libre : de mon corps, de mon esprit et de mes émotions. Plus d’être coincée dans l’exiguïté de schémas de pensées et d’obligations caduques. D’être moi. D’aider, d’aimer…

D’être.

Je vous inviterai donc, parce qu’il n’est pas trop tard, à quelques rituels de Samhain, pour aborder la nouvelle année celtique en toute sérénité. Profitez de la période de l’automne, puis de l’hiver, pour prodiguer du repos et de l’attention à votre corps. Chouchoutez-vous, chouchoutez ceux que vous aimez, vos compagnons animaux et vos amis ; enduisez amoureusement votre peau d’huiles nourrissantes et de parfums d’épices. Faites de longues promenades sous les gouttes de pluie scintillantes.

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Le premier rituel sera simple : confiez à la terre vos soucis et ce qui vous encombre l’esprit. Enfouissez-les dans le terreau noir et laissez la magie de la transformation opérer… Ou, si vous vous sentez plus proche de l’élément feu, écrivez une lettre à ce qui vous embarrasse, vous pèse, puis brûlez-la. Dans votre jardin, sur une assiette, par-exemple, ou dans une coupelle métallique. Admirez la flamme qui transforme vos soucis en quelque chose d’inoffensif, qui nourrira la terre et le sol, puis dispersez les cendres au pied d’un arbre que vous aimez…

Puis prenez un temps, pieds fermement ancrés dans le sol, pour imaginer votre vie délestée de ces fardeaux, de ces rancunes, ces vieilles colères, ou ces habitudes obsolètes. Ces obsessions, ces schémas de pensées qui vous empêchent d’être vous et de progresser. Visualisez dans tous les détails. Imaginez-vous heureux, léger, la démarche enthousiaste, marcher vers votre nouvelle maison, ou vous épanouir dans ce nouveau travail. Imaginez que vous décorez toute votre maison après y avoir fait le tri. Imaginez que vous commencez enfin cette nouvelle activité ou que vous prenez ce temps pour vous… Ou imaginez simplement votre quotidien sans ces ruminations

incessantes à propos de ce corps que vous n’aimez pas, etc.

Imaginez-vous en action, épanoui dans le changement, puis laissez-faire la vie. Laissez ces nouvelles pensées germer en vous, jusqu’à s’épanouir dans vos actes du quotidien. Croyez-y de tout votre cœur, arrosez ces précieuses pensées chaque jour et cultivez une attitude ouverte de gratitude envers la vie. N’ayez crainte : soyez vous-mêmes. C’est la meilleure chose qui puisse vous arriver ♥

Peut-être qu’un oiseau s’est mis à chanter, au loin, une chanson un peu triste. Peut-être que vous rouvrez les yeux sur le jabot de feu du rouge-gorge venu chaparder quelques graines, ou que le soleil filtre à travers les feuillages dorés. Peut-être que l’immobilité vous a donné froid…

Alors, rentrez-vous réchauffer autour d’une belle tisane aux épices pour stimuler votre feu digestif et vous donner le pouvoir de concrétiser vos envies.

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Ou savourez un pumpkin latte en souriant à votre chat ou à votre tendre moitié. La vie est belle, non ?

Une tasse de chaï pour après-midi de grisaille :

Pour 2 gourmands (si votre chat ou votre moitié ne goûte pas les épices, vous avez le droit de tout boire, promis) :

  • 300ml de lait d’amande (ou de lait végétal)
  • 4 cuillères à soupe de crème de coco cuisine (ou lait de coco)
  • 2 cuillères à soupe de sirop d’érable (facultatif)
  • 1 bâton de cannelle
  • 1 petit morceau de gingembre
  • 10 grains de poivre noir
  • une pointe de couteau de vanille en poudre
  • 5 clous de girofle
  • 7 gousses de cardamome
  • 1 pointe de couteau de piment fumé (facultatif)
  • 2 étoiles de badiane

Versez le lait dans une petite casserole avec les épices et faire chauffer à feu doux. Laisser cuire 5min, puis laisser infuser 10min.

Filtrer. Ajouter la crème de coco puis le sirop d’érable et verser dans des tasses.

Déguster ♥

Pumpkin latte végane :

 Pour 4 gourmands :

  • 150g de potimarron cuit (j’ai fait cuire un potimarron entier au four la veille au soir, puis ai prélevé le lendemain la quantité de chair dont j’avais besoin. Le reste a fini en délicieuse purée !)
  • 50g de purée de noix de cajou
  • 4 cuillères à soupe de sirop d’érable
  • 500ml d’eau
  • 2 bâtons de cannelle
  • 1 petit morceau de gingembre
  • 15 grains de poivre noir
  • une pointe de couteau de vanille en poudre
  • 10 clous de girofle
  • 12 gousses de cardamome
  • 1 pointe de couteau de piment fumé (facultatif)
  • 4 étoiles de badiane

Dans une casserole, verser l’eau avec les épices, faire chauffer le tout jusqu’à ébullition. La maintenir 5min, puis laisser infuser de 10 à 15min.

Filtrer

Ajouter le potimarron, la purée de noix de cajou et le sirop d’érable, puis mixer le tout soigneusement.

Si vous voulez un mélange un peu plus épais, vous pouvez remettre sur le feu et laisser cuire 10min en remuant, pour éviter que le fond n’attache. Et servir de suite ! ♥

Les gourmands pourront rajouter un voile de cannelle, ou un peu de crème fouettée de noix de coco ou de chantilly de soja.

Ou savourer ce breuvage exquis tel quel, avec un petit carré de chocolat, peut-être ?

Douce Samhain, et, puisqu’elle est déjà passée, douce plongée au cœur des mois sombres de l’année. Ne perdez jamais de vue la lumière, car elle est en vous.

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Tendrement vôtre,

Eve.

Chocolat & compagnie, Contes & histoires, Douceurs enchantées, Elixirs de longue vie, Nature & balades, Où se régaler ? (restaurants & cafés), Recettes magiques

Amour d’automne (et de chocolat)

Je lui ai souri et j’ai fermé les paupières, enveloppée par sa présence et ses parfums entêtants.

Ce matin, il avait tout juste déposé ses valises que j’accourais, pieds nus, pour le retrouver.

Qu’importe la pluie qui m’avait tirée du sommeil ; qu’importe son chant cristallin contre les vitres. Tout cela ne faisait encore que rehausser son charme… Ensemble, nos souffles à l’unisson, nous avons admiré les rubans de brume planer sur les champs. Le silence faisait partie de sa nature et nous le savourions comme un nectar.

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Douceur des chants d’oiseau, cette mélancolie qui perce l’aube grise et timide ; parfums de terre humide et feuilles écarlates. Main dans la main, nous nous promenions, un vague sourire sur les lèvres, admirant l’arrondi des coings mûrissant ou les baies noires des ronces.

Je n’avais qu’une envie : me blottir contre lui, dans ses parfums et dans sa générosité. Parler, de cette voix douce qui ressemble au murmure crépitant du feu, de ce qui compte vraiment pour lui, pour moi – pour nous.

Ces promenades où nos pas flânent sur l’humus et s’émerveillent du passage d’une mésange, bec rougi du sang des baies ; nos soirées, lové l’un contre l’autre ; ces potirons qui serpentent sur l’herbe verte, cultivés avec tendresse, et que l’alchimie de la cuisine transforme en philtre d’amour orange.

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Les plaids, si moelleux et leur caresse de laine sur la peau, quand Dame nuit s’en vient à pas de velours et étend sa cape sur le ciel. Ces lectures, voyages dans un fauteuil, mots susurrés d’âme à âme, qui allongent les soirées. Les rires et les courses sous les gouttes perlées, les flaques qui trempent vêtements et pantalons, et le bonheur de retrouver la chaleur de la cuisine. La tasse, si chaude, nichée dans les paumes. Les lèvres brunies par le cacao, ses saveurs épicées se prolongeant sur la langue. Les mains sont collées à la vitre ; la buée dessine cœurs et étoiles magiques sur les carreaux ; papa nous grondera plus tard, mais ce n’est pas grave. La nature frémit et soupire sous la main de la pluie.

Son parfum se fait plus présent encore et j’en hume toute la puissance, avec ce vague sourire sur les lèvres. Le sien. Celui qu’il ne manque jamais de m’arracher – de bon cœur.

Les écharpes, comme un talisman contre l’âpreté du vent, et ma main dans la sienne, qui réchauffe mes doigts gelés.

Les yeux émerveillés, les souffles calmes en volutes ; la forêt devient ce sanctuaire aux vitraux de pourpre et d’or, que l’on parcoure avec un sentiment de respect perdu.

Nous sommes uns, murmure la brise. Le cœur de la terre bat ce tambour sacré, celui de la vie, auquel mon propre cœur fait écho. Si j’avais l’ouïe du renard roux qui folâtre dans les taillis, je percevrais les minuscules pulsations de vie des rongeurs et des oiseaux. Staccato de la musaraigne, andante du merle ou pianissimo de l’ours, déjà en quête de la chaude tanière où il hibernera.

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Les sentiers s’enfoncent au milieu des mousses facétieuses et des fougères graciles. La végétation frôle les jambes. Les doigts écartent les branches du passage. Les fées ont-elles dansé, cette nuit, sous la lune rousse ? Dans nos rêves, nous les avons rejointes, les pieds menus frappant le sol, les esprits ivres d’une musique qu’ils n’entendent pas.

Oui, je lui souris, et je ferme les yeux. Automne. Comment prendre dans les bras et étreindre tout ce que tu es ? Amant mystique des saisons, couleurs évanescentes, parfum d’enfance et bonbons d’Halloween.

Automne, je t’aime.

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(merci à Guilaine pour la photo ♥)

~ • ♥ • ~

Je n’oserai point vous demander si vous aimez le chocolat chaud. Je pense que oui ?

Depuis que j’ai goûté un chocolat maya à Paris, dans la merveilleuse boutique de Chocolatitude, je rêve d’épices et de cette langueur qui tapisse les papilles.

Bonheur.

C’était une après-midi de juin magique, passée à errer, le pas libre et la tête folle, au milieu du Marais. La presse nous environnait de partout, mais j’étais heureuse. Je souriais. Ma tante et mon oncle s’émerveillaient des robes (pour ma tante) dans les vitrines, ou de cette ritournelle volée à ces artistes de rue (pour mon oncle). Jazz et rockabilly, les talons battent la mesure sur le sol, et la démarche se calque sur les rythmes de la musique.

Fatigués d’avoir marché à travers Paris, nous avions déniché cet endroit adorable. Et ces chocolats, souvent véganes, que Laurence Alemanno, la créatrice, partait chercher au Guatémala elle-même. Ces boissons avaient une saveur de voyages, de terres rouges et chaudes, et de cabosses dorées…

Je crains de ne parvenir à reproduire cette recette exactement, mais j’essaierai – encore et encore. Me suivez-vous en cuisine ? L’appel de l’automne et du cocooning est trop fort pour y résister… N’est-ce pas ? :3

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Pour 4 tasses (et quatre gourmands qui ont besoin de réchauffer corps et âme à la tiédeur parfumée des épices) :

  • 1l d’eau filtrée ou minérale (ou 400ml d’eau minérale et 600ml de lait de noisettes/amandes/riz/cajou, mais le chocolat maya, selon la recette traditionnelle, se faisait à l’eau, mes chéris !)
  • 4 cuillères à soupe rases de cacao non sucré (cru, pour moi)
  • 6 cuillères à soupe de sucre de noix de coco (ou sucre complet)
  • 8 carrés de chocolat noir à 70% de cacao (facultatif)

Les épices :

  • 2 bâtons de cannelle
  • 10 clous de girofle
  • 10 gousses de cardamome verte
  • 1 petit morceau de gingembre frais
  • 20 grains de poivre noir (ou poivre rose du Mexique)
  • 5 étoiles de badiane ou d’anis étoilé
  • une pincée de piment de Cayenne
  • 1 pincée de fleur de sel


Faire chauffer l’eau (et/ou le lait) dans une petite casserole, avec toutes les épices. Laisser bouillir 5min, puis laisser infuser 10min supplémentaires.

Retirer les épices et filtrer.

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Ajouter le cacao au fouet, puis le sucre et la fleur de sel. Fouetter vigoureusement. Ajouter les carrés de chocolat en fouettant bien.

Le résultat, selon le cacao utilisé, peut être assez amer. Soyez libres de rectifier la quantité de sucre ! J’aime le chocolat amer, personnellement. (et la recette maya mettait justement cette amertume en valeur)

N’est-ce pas le meilleur des goûters du monde, à savourer avec un bon livre ?

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Que votre automne soit doux ♥

Tendrement vôtre,

Eve.